Sur Boulevard Voltaire 

Comme Lionel Jospin en 2004, « je vois s’esquisser une nouvelle tentation bien-pensante, voire une crainte de l’imputation homophobe qui pourrait empêcher de mener honnêtement la discussion [sur le mariage homosexuel et l’adoption] ».

Comme Vincent Peillon, le 4 janvier, je refuse que la question de l’homosexualité et de la sexualité en général soit débattue et imposée dans nos écoles, au risque que nos enfants en sachent bientôt davantage sur la contraception, le mariage homosexuel, l’homophobie, le trans-genre et le cannabis que sur les règles de conjugaison.

Comme le grand Rabbin de France, je pense que la question ne doit pas se poser en termes de revendication, d’égalité et de tout ce qui va avec (discrimination, phobie, stigmatisation), mais en terme de sexualité, de filiation et de psychologie infantile.

Comme Benoit XVI, j’estime que « le mariage et la famille » doivent être« garantis » de « toute équivoque possible quant à leur vérité », parce qu’une civilisation brille (ou s’assombrit) du fait de la présence ou de l’absence de repères stables.

Un des grands arguments des afficionados du « mariage pour tous », c’est l’argument ab negatio : si tu n’es pas pour, tu es homophobe. Vieille technique de la bien-pensance que de poser le débat selon ses propres termes pour se scandaliser de l’adversaire…

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