Article de Vivien Hoch sur BVoltaire

Après la relaxe des Femen, me revient en mémoire la forte citation de Michel Audiard : « La justice c’est comme la Vierge Marie : si elle ne se manifeste pas de temps en temps, le doute s’installe ».

J’étais là, le jour où ces harpies ont fait irruption, vociférantes et agressives, dans Notre-Dame. J’étais là, également, lorsqu’il a fallu les « prier » cordialement de sortir avec les dizaines de journalistes qui les suivaient à la culotte. Là, également, quand il a fallu soutenir mes amis surveillants qui avaient été mis en examen pour « violence en réunion », et même pour « attouchement sexuel » (sic), alors qu’ils ont simplement fait leur boulot.

La cathédrale Notre-Dame avait porté plainte pour des dégradations, ce que ses avocats n’ont pas réussi à prouver. Mais ce n’est pas seulement pour une dégradation de cloche (si superbes soient-elles !) qu’il faut attaquer les Femen : c’est pour leur dégradation profonde de tout ce qui est beau (églises), de ce qui est vivant (apologie de l’IVG), de ce qui est femme (contribuent-elles positivement à l’image de la femme ?), de ce qui est français (Notre-Dame, symbole de la France qui réussit) et de ce qui est sacré (la foi). Ce qu’elles ont fait à Notre-Dame de Paris, c’est un véritable attentat symbolique envers la France et l’Église, mêlé à un déversement public du racisme le plus rance, d’injures antichrétiennes et de violences en réunion méthodiquement organisées.

Pourquoi sont-elles ainsi surprotégées ? Tout simplement parce qu’elles représentent la quintessence du « progrès » ; elles représentent l’écume de tout ce que cette société a d’haineux ; elles sont l’incarnation, en chair, en os et seins nus, de la nouvelle religion de Peillon, Taubira et de Vallaud-Belkacem : la religion de la République décadente et « genrée ».

Avant de perdre définitivement tout espoir, attendez toutefois le procès de l’AGRIF, représentée par Maître Jérôme Triomphe, qui a porté plainte pour injures publiques envers un groupe de personne en raison de son appartenance à une religion déterminée, qui relève de la loi antiraciste, et qui promet un procès autrement plus coriace que celui qu’elles viennent de gagner.

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