De Vivien Hoch, sur Les 4 Vérités 

L’initiative suisse baptisée « Ecopop » est extrêmement intéressante pour nous, français. En quoi consiste cette initiative Suisse ? Il s’agit tout simplement de proposer à la votation, le 30 novembre prochain, une réduction drastique des flux migratoires. Ecopop propose une immigration nette annuelle ne dépassant pas 0,2% de la population permanente en Suisse. Il s’agit, aussi, de mettre un terme à « la machine à détruire, à surconsommer et à bétonner » afin qu’elle ne continue pas « à plein régime ». Par là, deux thèmes fondamentaux sont abordés ; l’immigration et l’environnement.

– D’une part parce que nous nous considérons comme bien plus affectés par les remous de l’immigration massive qu’en Suisse (à tel point qu’on utilise désormais le concept de « grand remplacement ») ;

– d’autre part parce que ce concept fait référence à l’expression « écologie humaine » (qui est de S.S Jean-Paul II), qui est devenue un slogan et un mouvement à part entière à la suite des grandes manifestations contre la loi Taubira, qui a institué le Mariage pour tous.

Je sais que cette initiative fait débat. Et même plus que débat. Un journaliste, sur le site de réinformation Les Observateurs, a pu affirmer qu’en 30 ans de suivit de la vie politique, il « n’a jamais vu un tel déchainement de la part du pouvoir contre une intitiave ». L’ensemble de la classe dominante, en Suisse, se mobilise comme jamais. L’ensemble des partis politiques, des journaux, des radios, des chambres étatiques, le patronat, les syndicats et les associations soit disant humanitaires font front commun. Rien que cela pourrait nous la rendre sympathique.

Reste que Jeanne Smits m’a alerté sur ce que cache l’initiative Suisse une planification étatique de la démographie, en passant donc par la case « culture de mort ». Derrière l’initiative, il y a en effet des écolos adeptes du malthusianisme et de l’avortement de masse. Et, écrit-elle justement, « en faisant du volume de la population suisse une prérogative de l’Etat, l’initiative EcoPop est en elle-même d’essence totalitaire. » Donc, méfiance.

Mais je rebondis quand même sur le concept « ecopopulation », que je trouve géniale, alors même que nous, en France nous dissertons sur le « grand remplacement » (thème du colloque des Identitaires samedi prochain) et sur la « remigration ». Ce mouvement nihiliste que nous, en France, nous appelons « génocide » (Bernard Antony) ou encore « suicide » (Eric Zemmour), se développe justement sur l’immigration de remplacement, ou de substitution, et sur notre propre décadence qui oublie une certaine écologie humaine.

L’idée géniale, selon moi, qu’il y a derrière l’expression « Ecopop », c’est de proposer une « écologie des populations » vise à lutter contre ce double danger. « Eco » vient du grec οἶκοςoîkos (la « maison »). L’éco-logie est donc la science ou la logique de l’habitation. De même que l’économie, (οἰκονομίαoikonomía) désigne la « gestion de la maison ». L’éco-population désigne donc la « maison de la population », à savoir la partrie. Rien de plus écologique et économique, donc, qu’une « écologie des populations ».

On ne saurait résister au double déracinement de l’immigration massive et du basculement de civilisations sans comprendre et exploiter cette référence à la « maison », à l’habitation et au concept fondamental du « chez-soi ». C’est ainsi qu’il faut promouvoir un ré-enracinement (en faisant référence à la grande Simone Weil et à son ouvrage L’enracinement) et à un retour à la patrie comme le lieu ontologique de fondation du politique (Martin Heidegger).

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