Sur Nouvelles de France 

Où est le changement annoncé avec l’élection de François Hollande ? Le voir chuter dans les sondages prouve peut-être l’invisiblité de ce changement. Aristote distinguait lechangement, non perceptible, du mouvement, qui est, lui, perceptible. Ce qui pourrait aller dans le sens de « l’action » de Hollande : il y a bien du changement, mais on ne le voit pas. De fait, c’est plutôt le passage du mouvement au non-mouvement, du changement invisible dont on proclame qu’il est effectif, au changement. Voilà le vrai changement.

De commissions en concertations, de concertations en commissions, le changement est lancinant, et il correspond exactement à la cosmologie grecque : un univers figé et ultra-déterminé, contre lequel nul ne peut lutter. Cet univers fixe et rigide, c’est celui de ses amis ultra-progressistes, qui arrivent à faire passer leurs idées pour des révolutions en acte. Ce qui se présente ainsi comme un progressisme, un en-avant civilisationnel, une destruction des vieilles idoles réactionnaires, est en fait un changement rigide correspondant en tous points à l’idéologie cosmologique qui a de tout temps été le cadre de pensée du socialisme : la vie plate et immanente d’un individu sans visage figé dans l’horizon égalitaire du Même, éternel retour des mêmes dialectiques de classes sociales et de civilisations, collectivité morte qui dévore les âmes en les nourrissant de faux espoirs.

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