Sur itinerarium.fr

J’ai mis l’illustration en grand pour que l’on puisse contempler facilement la spiritualité formidable permise par notre Constitution. Mais la cathophobie ne paye plus beaucoup – ça devient beaucoup trop classique et banal. La christianophobie ne paye plus. Pas d’indignation politique, médiatique, comme le rappelle le Salon Beige. Pas d’incendie ou de manifestations. Bref, un blasphème qui passe totalement inaperçu dans une société largement habituée à la christianophobie.  

En Europe, une société sans Dieu, l’idée d’un « religieusement correct » ne serait pas un mal, si cela est bien compris et appliqué. La parole n’est pas contrôlée dans nos sociétés, et la religion – disons tout de go l’Eglise catholique –  est bafouée en permanence sur les réseaux sociaux, dans la publicité ou  l’ironie omniprésente (comme le rappelle le radar cathophobe sur Twitter); et souvent avec l’argent des contribuables (voir Sur le concept du Fils de Dieu, Piss Christ, Inquisito, et bientôt  Ainsi soient-ils). Un peu de mesure et de dignité dans ce flot ininterrompu de parole ne serait pas totalement néfaste.

Mais qu’en est-il aujourd’hui du blasphème, de la parole impie ? Le blasphème, lui aussi, s’est « laïcisé ». La relation entre le blasphémateur et l’objet du blasphème, elle qui était verticale (blasphémateur/Dieu) s’est horizontalisée : elle oppose celui qui exerce son droit à la liberté d’expression à celui qui est bafoué. Le blasphème attaque dorénavant le groupe de croyant, voir l’ethnie, plutôt que Dieu ou le sacré. Or c’est une méprise profonde sur le sens même du blasphème, qui bafoue Dieu lui-même. De fait, un blasphémateur ne peut être qu’un croyant qui offense son Dieu.

Mais ne l’oublions pas : de fait, c’est chez certains croyants que se perpétuent les plus énormes blasphèmes.

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