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« On ne lâchera rien, jamais ! »
Un papier de Vivien Hoch publié dans  l’Agenda Pour tous de 2014.
pour vous le procurer.

agenda 2014

 « On ne lâchera rien » est une adresse à l’avenir. C’ est-à-dire strictement l’inverse d’une injonction à faire « ressurgir » un « passé révolu ». Nous sommes les vrais modernes, les vrais « progressistes », ceux qui ont compris que la dignité humaine doit être placée au cœur du « progrès », que la machine étatique ne doit pas écraser les libertés fondamentales, et que l’idéologie ne doit pas prendre le pas sur le bon sens. Par là, nous avons enjoint le futur à se positionner par rapport à nous, et tout fait pour qu’il n’oublie pas ce qui s’est passé, ce qui se passe et ce qui se passera encore. Nous nous adressons à l’avenir, nous sommes des bâtisseurs d’un monde habitable ; nos ennemis s’adressent à leurs intérêts, à leurs pulsions momentanées et à leur « sens de l’histoire » qui n’est rien de plus qu’une vue personnelle et servile.

« On le lâchera rien », est une injonction militante à (se) manifester partout et en tout temps. On ne lâchera pas ce monde, ni ceux qui y habite, sous quelque forme que ce soit… Embryon, handicapé, vieillard, suicidaire… On ne les lachera pas !  La guerre sera longue est rude. Il s’agit d’une guerre politique, mais surtout et avant tout une guerre de fond. De ce fond qui porte, instruit, éduque et divertit le peuple, et qui est aux mains des porteurs d’une idéologie violente et déconstructrice ; ce même peuple qui, alors suffoquant, s’est réveillé, s’est réunit et s’est révolté de manière ostensible comme ses ancêtres ont pu, à de nombreuses reprises dans l’histoire, le faire. Il s’est engagé dans une grande révolte face à une idéologie qui impose une (dé)cadence infernale et qui s’impose par tous les moyens.

« On le lâchera rien » est une récupération sémantique. Ce slogan était précédemment utilisé apr l’« idiot du système », Jean-Luc Mélenchon, qui a trahi  sa visée subversive. La dite « gauche progressiste » s’est toujours comprise comme subversive et combattante, contre le « vieux monde ». C’est nous, maintenant, les subversifs et les combattants, les hommes libres et vivants : la révolte contre un système basé sur la déconstruction, la sédition face aux manipulations politico-médiatiques et la constance dans la défense de ce que l’on pense, sans aucune compromission.

 Enfin, à l’expression « on ne lâchera rien », on a peu à peu ajouté l’adverbe : « jamais ! », comme une porte ouverte vers l’avenir, l’irruption d’une espérance, en donnant presque un caractère intemporel et mystique de nos actions. Un combat qui nous précédait déjà et qui nous dépassera. Un combat qui a indibutablement un caractère d’éternité.

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