Pour ce qui est des “réseaux sociaux”, je reconnais être un brontosaure qui continue à brouter sur les blogues tandis que des congénères plus évoluées – ils sont sans doute d’une autre espèce… – gambadent sur des terra incognita. Assurément, Vivien Hoch s’y risque et depuis un bon bout de temps. Il est devenu le “monsieur réseaux sociaux” du blogue L’Observatoire de la Christianophobie et de notre périodique Christianophobie Hebdo – auquel il collabore aussi comme rédacteur. Comme il me tient au courant de l’évolution de notre compte Twitter, pensant, l’innocent !, que j’y comprends quelque chose, je lui a posé quelques questions dont les réponses vous intéresseront… autant que moi !

L’OBS. Quand avez-vous lancé le compte Twitter de L’Obs et pourquoi ?

Vivien Hoch. Il a été créé en octobre 2012, soit peu de temps après le blogue, parce que c’est tout simplement une nécessité. Quel est l’objectif du blogue ? Informer et, plus souvent, réinformer à propos des actes christianophobes en France et dans le monde ; trop souvent, ils sont passés sous silence par “nos médias”. Notre mission consiste donc à diffuser les informations au maximum, c’est ce qui s’appelle la “viralisation”. Plus que tout autre outil, Twitter permet cette viralisation. Mais il y a un versant encore plus actif et interactif : car il est possible de créer des “buzz” autour d’un sujet et d’interpeller directement les responsables politiques, les journalistes et dernier exemple en date : l’affaire de l’affiche pour les chrétiens d’Orient refusée par la RATP, dont le buzz a du beaucoup à L’Observatoire de la Christianophobie et ses comptes annexes. Avec cette viralisation massive et ces interactions avec les acteurs politiques et médiatiques, nous réussissons à imposer le concept de christianophobie dans le débat public.

Q. Comment, se comporte-t-il ? Quels sont les résultats, en chiffres, que vous estimez notables ?

Vivien Hoch. Les statistiques sont impressionnantes, parce que le compte Twitter @christianophobi est adossé au remarquable travail du blogue de L’Observatoire de la christianophobie, qui est déjà une marque, et qu’il correspond à une vraie attente. Nous avons un peu plus de 4 000 “followers” (personnes abonnées à notre compte), un chiffre en hausse constante : deux fois plus qu’il y a un an [cf. graphique en PJ]. Mais ce n’est pas le plus significatif, car sur Twitter, tout le monde peut lire les tweets de tout le monde. C’est donc la portée ou la visibilité qui est un élément clef pour mesurer notre audience. Depuis début 2015, nous avons une moyenne de 300 000 personnes par mois qui ont vu un de nos tweets.

Q. Comment doivent s’y prendre les lecteurs de L’Obs qui souhaiteraient nous “suivre” sur Twitter ?

Vivien Hoch. C’est très simple : il suffit de se connecter sur www.twitter.fr et de suivre la procédure simple et rapide d’inscription. Ensuite, les portes de ce monde étrange et gigantesque s’ouvrent devant vous… Un temps d’adaptation aux codes, aux règles et au mode de fonctionnement est nécessaire. J’ai mis quelques mois à m’y faire et à comprendre le fonctionnement. Ensuite, c’est “addictif”, et, surtout, extrêmement utilepour défendre notre cause… pour défendre notre cause…pour défendre notre cause…

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