La PMA est loin d’être une pratique anodine. Elle cache en fait une réelle rupture dans la procréation humaine, un pli dans l’humanité.

Issue des techniques d’insémination artificielle chez les bovins, elle ouvre à la planification industrielle et étatique des naissances.

La PMA extériorise l’acte humain de procréer dans des laboratoires, ouvrant un marché et un contrôle de l’Etat.

La PMA donne un espoir au désir d’enfantquand je veux, comme je veux” et constitue une tentation pour le désir “d’enfant parfait”.

La PMA implique un tri des embryons, classés d’un simple coup d’œil en A, B, C, les “mauvais élèves” étant jetés dans les lavabos.

La PMA implique un dépistage génétique des maladies potentielles (DPI) ouvrant la porte à un eugénisme de laboratoire bien silencieux.

La PMA implique une surproduction d’embryons, des réductions embryonnaires et la congélation des embryons “en trop”.

La PMA implique d’implanter plusieurs embryons dans l’utérus, puis d’avorter ceux qui se développent en trop : la réduction embryonnaire.

Aujourd’hui, avec un simple séquençage d’ADN, il est possible de trier par la FIV les embryons qui ont un “risque” d’avoir une maladie.

La PMA implique un eugénisme négatif lorsqu’elle élimine les “mauvais embryons” ET un eugénisme positif, puisque ce tri favorise les autres.

Que se passera-t-il demain quand on détectera chez l’embryon un simple risque de diabète ou de cancer ? Finira-t-il dans le lavabo ?

Le patriote devrait avoir comme priorité les questions bioéthiques. Il n’y a rien de plus identitaire que la question de la PMA. D’abord parce que la PMA sans père, préconisée par le CCNE, constitue la pire rupture d’identité qu’un être humain puisse connaître. Ensuite parce que la procréation en éprouvette et les manipulations génétiques corrélatives aliènent l’identité humaine.

Pour une PMA réussie, des dizaines d’embryons d’une même famille sont triés, détruits ou congelés. Imaginez le poids pour le survivant !

J’ajoute qu’il y existe des alternatives à la #PMA, comme la NaproTechnologie. Moins rentables pour les labos, personne n’en parle.

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