Sur Nouvelles de France

Ce samedi, je vais me « marier » avec ma fiancée devant la République. Mais il n’y aura pas de nuit de noces. Jusqu’à ce que le prêtre scelle cette alliance devant Dieu, je ne serai pas encore marié. Voici la lettre que je vais donner à l’officier d’état-civil.

« Le « mariage » républicain, avec sa liturgie républicaine, ses grands-prêtres fonctionnaires, son code civil désormais dénué de sens, ses portraits du « pépère » président, ses Mariannes, l’histoire terrible et sanglante qui s’y accroche, son idéologie de substitution au sacré et à la transcendance, n’a strictement plus aucun sens. Ce n’est malheureusement plus qu’une mascarade.

On ne fonde plus une famille sur le code civil et les subsides d’un État bienveillant. La destruction de l’autorité du chef de famille, l’héritage des « enfants légaux » bafoué (et taxé), le divorce, les perspectives sombres de l’éducation publique et l’état laborieux du marché du travail, tout cela n’attire plus personne dans cette vocation qu’est la vie de famille.

Le mariage civil – républicain n’a plus de sens pour personne. Abrogeons-le. Laissons le quidam se marier avec qui il veut, devant qui il veut, quand il veut, pour le temps qu’il veut, dans les conditions de son choix. Mariez-vous avec une huitre devant Elvis Presley, en embrassant un bouquin de Sade, nul n’aurait rien à dire. Nul ne doit jamais rien avoir à dire sur ce qui concerne les exigences intimes d’un individu. La filiation, la présomption de paternité, les avantages fiscaux, l’idée de « foyer », que voulez-vous, tout cela est déjà à terre, piétiné par le soit-disant « progrès ».

Le but étant de redonner du sens et des valeurs, du sacré et des repères, une vision du beau, du vrai et du bien à notre cher pays, et non d’ergoter sur ce qui n’est plus qu’un contrat privé faible et complètement factice. Ne nous imposez plus cette mythologie laïque et faussement neutre qui, par lâcheté ou idéologie, pèse sur notre existence. Rien ne doit s’incruster de force dans notre vie privée. Laissez-nous avec ce qui, pour nous, fait sens.

Laissez-nous libre ! »

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