Chronique de Vivien Hoch, donnée au libre journal de Daniel Hamiche sur radio courtoisie, le 4 avril 2013.

17 novembre, 18 novembre, 13 janvier, 24 mars, 700 000 pétitions au CESE, des sondages trafiqués, des médias insultants, le show-biz méprisant ; rajoutez-y une cathophobie qui explose et une démocratie qui tangue sévèrement : l’histoire de la lutte contre le mariage homosexuel est une aventure qui dépasse ses acteurs et met en question les racines même de notre pacte républicain.

Il dépasse également la lutte contre le mariage pour tous, les papa-maman et l’homofolie.

Ce combat est grave. Ce combat est important.

Ils nous disent : ce projet ne vous concerne pas, ce projet ne vous retire aucun droit, aucun avantage, il ne vous coute rien, mais pourquoi donc êtes-vous dans la rue ? Pourquoi marchez vous tout l’après midi dans le froid avec votre famille ? Pourquoi campez-vous tout les jours devant le Sénat jusqu’à la fermeture ? Pourquoi poursuivez-vous les ministres en déplacement ? Pourquoi vous-faites vous gazer, tabasser, embarquer pour quelque chose qui ne vous concerne pas ?

Ils ne comprennent pas. Dans leur logique, il est impensable de se battre pour autre chose que son petit ago. Ils annihilent toute idée d’abnégation, de courage et sacrifice. C’est pourquoi le socialisme, en plus d’être une machine à détruire l’économie et la famille, est également destructeur de l’idée de nation.

C’est que nous luttons contre cette civilisation – si tant est que l’on puisse encore parler de civilisation – qu’ils veulent nous imposer. C’est que nous, jeunesse française d’aujourd’hui, avons profondément souffert de la Révolution française et de Mai 68. Nous avons grandis dans une société sans repères, sans normes, sans valeurs, en décomposition morale, intellectuelle, dans un art dégénéré, des moeurs déglingués, un divertissement total et absolu, une insulte quotidienne au sacré, à la transcendance et à la Sainte Eglise de Dieu.

C’est contre cela et plus encore que nous nous battons. Il nous faut un mai 2013 qui soit un contre-mai 68, un anti-mai 68, un révolution inversée, une contre-involution, qui ne tourne plus autour du nombril de l’homo festivus, une vraie évolution, un vrai progres, qui est progression vers le divin, plutôt que déchéance vers le diabolique.

« En effet, dit l’Apôtre, ce n’est pas contre l’homme que nous avons à lutter, mais contre les puissances, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes. (Ephésiens 6:12) »

On ne lachera ce combat que par la force des baillonettes.

Sous les pavés, nos glorieux ancêtres !

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