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Article de Vivien Hoch sur Itinerarium.fr

Les drapeaux tricolores et européens ainsi que la devise républicaine sur les frontons des établissements catholiques ? Pascal Balmand, nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique propose d’y ajouter une parole d’Evangile. Un moyen selon lui de marquer à la fois «l’appartenance ecclésiale» de ces établissements et le partenariat qui les lie à l’État. «Je suis venu pour que vous ayez la vie et que vous l’ayez en abondance» : si cet ancien professeur d’histoire dirigeait un établissement, c’est cette parole qu’il choisirait d’afficher sur les frontons des établissements catholiques.

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Concernant la morale souhaitée par Vincent Peillon et inscrite aux programmes :

«Dès lors que nous ne sommes pas dans la vulgate d’une pensée obligatoire, nous ne nous opposons pas à cet enseignement de la morale».

Enfin, à propos de la charte de la laïcité, le secrétaire général de l’enseignement catholique rappelle que le document ne s’applique pas à l’enseignement catholique.

«La laïcité républicaine, nous y adhérons pleinement. En revanche, la laïcité des établissements, nous ne pouvons y souscrire ».

 

Nous rappellons souvent ici comment la laïcité de composition, telle qu’elle est explicité dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et qui assure la liberté de publiciser sa foi, se transforme peu à peu, sous les coups de butoir des prophètes comme Vincent Peillon, en une laïcité de combat. On l’a vu récemment avec la charte laïque, la morale laïque, la proposition de supprimer les fêtes chrétiennes, et maintenant avec la tentative d’application de la devise républicaine sur les frontons des écoles catholiques.

Le chrétien ne doit pas être naïf : cette laïcité athéiste, religion de l’homme sans Dieu, si possible socialiste, ne doit pas écraser la foi des chrétiens, et ces derniers doivent résister à cette tentative de substitution d’une religion à une autre.

Il est possible de se défendre par la guerre – une guerre religieuse, pas forcément matérielle, mais surtout spirituelle. Comme le rappelle saint Thomas d’Aquin (Somme de théologie, IIa IIae, qu. 10, art. 8, resp.) :

C’est pour cela que souvent les fidèles du Christ font la guerre aux infidèles; ce n’est pas pour les forcer à croire puisque, même si après les avoir vaincus ils les tenaient prisonniers, ils leur laisseraient la liberté de croire ; ce qu’on veut, c’est les contraindre à ne pas entraver foi chrétienne. 

Ajouter une parole d’Évangile sur le fronton des écoles catholiques, afin de préserver le caractère propre de ces institutions libres, c’est défendre les dernières poches de résistance à l’invasion laïciste ; cette parole sera sentinelle pour nos enfants : « je t’ai donné pour sentinelle aux enfants d’Israël. » (Ézéchiel 3, 17). Finalement, cette parole d’Évangile, exposée au fronton des écoles catholiques, remplit, seule, les conditions d’une laïcité saine, positive, et bien comprise…

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