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Archives de Catégorie: Politique

Faut-il revenir à un christianisme identitaire ?

14 vendredi Déc 2012

Posted by Vivien Hoch in Politique, Religion

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*Tribune libre de Vivien Hoch, chronique de Radio courtoisie, Libre Journal de Daniel Hamiche, (13/12/2012) également sur itinerarium.fr

Les chrétiens sont aujourd’hui pris entre deux feux.

– Pris entre les exigences farfelues des ultras du laïcisme (ceux qui débatisent les marchés de noël en «marché d’hiver», ceux qui suppriment les crèches, les croix, ceux qui tournent constamment en dérision l’Eglise, ou encore ceux qui veulent réquisitionner à nouveau les biens ecclesiaux)

– Et de l’autre côté par certains musulmans qui se servent du «principe d’égalité des religions» pour imposer leurs propres règles. Par exemple en revendiquant leurs propres jours fériés, en refusant les crèches de Noël ou les visites scolaires dans les églises.

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«les chrétiens, « ou ce qu’il en reste« »

À cet égard, l’expression d’Erwann Binet, le rapporteur du projet de loi sur le mariage homosexuel est significative, je le cite alors qu’il s’adressait au Cardinal Vingt-trois : «les chrétiens, « ou ce qu’il en reste« » De l’avis de ce député socialiste, le christianisme est clairement retourné dans les catacombes. Je d’ailleurs suis persuadé qu’il en est heureux. Mais il oublie que s’il reste encore des chrétiens, c’est qu’il reste de l’espoir, et même de l’espérance.

Le verbe «rester» est emprunté au latin restare, formé du préfixe re- et du verbe stare qui veut dire : « se tenir debout, se tenir ferme, tenir position ». Tenir position. Tenir devant l’idôlatre progrès sociétal sans Dieu qui n’est que nihilisme. C.S Lewis écrivait que « Sortir de la volonté de Dieu, c’est pénétrer nulle part» .

Donc s’il reste des chrétiens, c’est qu’ils tiennent encore debout, eux qui ont les principes de la vie théologale, eux qui sont dépositaires de l’histoire de France et de la sagesse des nations, eux qui sont justement les derniers remparts contre le nihilisme.

 Mais ceux qui veulent rester debout sont villipendés. Ils sont accusés de mener des croisades identitaires, d’être provocateurs, caricaturaux, réactionnaires et idolatres; ils sont accusés de desservir les combats de l’Eglise, voir de se servir de l’Eglise pour faire passer leurs idées.  Les deux manifestations de novembre sont significatives de cette dichotomie, qui est valable en général, dans les paroisses, les médias et les coeurs chrétiens :

 Il y a ce que j’appelle la stratégie du 17 qui se félicite de son aconfessionalité et maximise la présence de non-chrétiens, gays, athées ou des quelques musulmans qui trainaient là ; une stratégie qui demande aux prêtres en soutane ou en cols romains de se cacher dans la foule, il faut le savoir ; en bref, une stratégie qui a mis sa foi dans la poche et en tire gloire.

Et il y a la stratégie du 18, avec son catholicisme visible, ses croix, ses messages percutants, plus « identitaires » et donc plus provocants pour une société qui a mis le divin en congé.

Ces deux points de vue sont-ils irréconciliables ?

Rémi Brague, dans son maitre ouvrage de 1992, Europe, la voix romaine, distingue les chrétiens de ce qu’il appelle les «christianites».

  • Chrétiens sont ceux qui croient et vivent du Christ. Le chrétien traverse les civilisation, il se fond en elles sans s’y dissoudre. Il ne se réduit à aucune civilisation – «Le Christ n’est pas venu pour bâtir une civilisation, mais pour sauver les hommes de toutes les civilisations»
  • Christianites sont ceux qui défendent la valeur du christianisme et son rôle positif dans l’histoire. Bien qu’ils défendent des valeurs, ils défendent non pas une idole, mais le désir et la volonté d’habiter chrétiennement le monde.

Or, chrétiens et christianistes ne s’opposent pas.  L’identité chrétienne et la foi en Christ ne peuvent pas s’opposer.

 Au contraire, c’est la foi au Christ qui me donne mon identité, qui me fait agir, construire, penser, et bâtir une civilisation.

C’est l’action du Saint-Esprit qui pousse l’histoire humaine vers le progrès.

C’est la communion des saints qui nous précède et nous devance dans l’histoire.

C’est Dieu qui nous laisse responsables de nos actes, parce que nous sommes libres.

 Un chrétien identitaire, c’est un croyant qui sait que l’action divine le précède toujours, qui a le désir de vivre et d’agir ici-bas, qui a la volonté de construire et de faire perdurer une civilisation viable.

Nous ne sommes pas réductibles aux catégories du monde

Évidemment que notre foi en Christ ne se dissout pas dans le christianisme. Nous ne participons pas à cette guerre des -ismes, à ces «relativisme, nihilisme, islamisme, laïcisime, socialisme» ; nous ne participons pas non plus au jeu perfide et intrinsèquement républicain de la « concurence victimaire » qui vise à apitoyer la république pour en tirer des avantages. Nous ne sommes pas réductibles aux catégories du monde, et le monde ne sera jamais un obstacle au salut.

Car soit le monde nous est clairement hostile, et alors il nous permet de témoigner de notre foi – avec la possibilité du témoignage ultime, martyr . Soit le monde est une bonne terre cultivable, et alors nous pouvons y faire pousser l’Evangile, pour qu’il devienne vecteur de vie et de civilisation.

Dans les deux cas, nous ne défendons ni une valeur, ni une idole, mais ce qui, dans le monde, est principe de bonté et de vérité. 

Attention à la morale laïque !

10 lundi Déc 2012

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Sur itinerarium.fr

Qu’on se le dise, la « morale laïque » que nous a promis Vincent Peillon est un danger pour la liberté de chacun, et notamment pour la liberté religieuse et familliale. Elle prend une place très importante dans un dispositif idéologique qui vise à se substituer totalement aux religions.

Sous couvert de « protéger » les enfants de leurs ancrages familliaux et traditionnel (« La laï­cité, c’est très dif­fi­cile pour nos ensei­gnants aujourd’hui et je n’accepterai pas que, dans l’école, des enfants puissent refu­ser qu’on leur enseigne des théo­ries scien­ti­fiques au nom et au pré­texte d’engagements pri­vés et reli­gieux. C’est inac­cep­table« ), Vincent Peillon propose en fait une socialisation idéologique de la société toute entière à laquelle il faut rester extrêmement attentifs.

« C’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin »

Dans la continuité de Jean Jaurès, Vincent Peillon considère que le problème moral et religieux, inhérent à chaque société humaine, « C’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin »[1]. Et « cette idée de la République se refuse à séparer la morale de la politique »[2]. Voilà pourquoi Vincent Peillon tente de récupérer l’idée de « morale laïque », qui permet une éducation « spiritualiste, libérale et religieuse »[3]. Sur ce point, il peut peux être plus clair : la « morale laïque » enseignée à l’école républicaine « est aussi  un instrument de l’action politique, républicaine et socialiste »[4].

Quelle pédagogie est mise en œuvre pour satisfaire à cette instrumentalisation ? Il y a un « « infini flottant » dans l’âme de l’enfant », et l’éducation « se fixe pour tâche de lui donner une forme »[5]. Donner une forme à une matière, selon pédagogie aristotélicienne, suppose que la matière préalable – « l’âme de l’enfant » – soit informe, c’est-à-dire sans ancrages familiaux, traditionnels, religieux. La famille qui confie son enfant à l’école de la République doit tout attendre de cette dernière, car il n’y a rien de pré-étatique.

La morale laïque est au service du socialisme

L’école républicaine et laïque ne doit certes pas « comprimer les aspirations religieuses de l’âme humain »[6], mais bien les orienter vers une révolution morale et une révolution matérielle, tout « en mettant la seconde au service de la première »[7], pour correspondre au matérialisme immanent de ce « nouveau monde ».

Soyons extrêmement prudents et attentifs !

Je remercie Causeur et son rédacteur en chef adjoint Jean-Michel Leroy de nous avoir gratifié d’un débat très intéressant autour de ces questions : Avec mon intervention : M. Peillon, que cache votre « morale laïque » ?, la réponse de M. Leroy : Bon pour la morale et ma réponse : Non à la morale laïque !

Mariage gay, lobbys, médias, molesse gouvernementale : vous n’en pouvez plus ? Il ne fallait pas voter à gauche…

04 mardi Déc 2012

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Sur itinerarium.fr et Union Républicaine

Ce pays s’enfonce dans la crise à tous les étages. Il n’y a pas que l’UMP qui sombre ; c’est tout le pays qui sombre, et avec lui, l’Europe et une certaine idée du monde occidental, libre et universaliste, démocratique par-dessous, où la politique n’est pas dictée par les corps intermediaires (lobbys, médias) qui ont  la mainmise absolue sur le gouvernement.

Au nom des valeurs évangéliques que sont l’égalité et la fraternité, marques déposées par la gauche socialiste, et sous brevet immuable, vous êtes catholique, vous avez voté à gauche ; une simple question pour vous : vous êtes conscient maintenant de ce que vous avez fait ?

Vous qui succombiez, en mai 2012, devant les gros yeux de la presse qui vous dépaignaient un Sarkozy raciste, nazi et fasciste, identitaire et patriote (beurk), inféodé à la finance et massacreur de pauvres ; une simple question : êtes-vous conscient, maintenant, de la manipulation ?

Les mous du genou, centristes, peureux, bienpensants,  non encartés et se croyant libres, mais aussi frontistes de près ou de loin, réactionnaires, malencontreux, mal informés du bilan de Sarkzoy, des enjeux et des défis, des tenants et des aboutissants, ou plutôt désinformés, vous voilà devant vos responsabilités. La gauche socaliste, alliée tranquillement et tout naturellement à l’extrême gauche sans que cela ne gène quiconque, est en train de mettre à genou tout ce qui pouvait encore faire tenir la France debout, avec des méthodes staliniennes même pas modernisées, exactement les mêmes, mais inversées : car ce n’est plus le gouvernement qui contrôle les médias et les lobby ou autres syndicats, mais bien l’inverse : ce sont ces derniers qui commande dans la France de Hollande et cie. Les choses sont assez claires.

Lorsque des élus et ministres de gauche appellent à la dissolution à tout va de ce qui ne leur plaît pas (Génération identitaire, Civitas), taxent d’homophobes ceux qui s’opposent à leurs lois débiles (du latin debilis,  »bonne à rien »), ne font pas jouer la démocratie sur ce point, sur-subventionnent tous les corps intermédiaries qui vont dans leur sens, et notamment les médias dans leur extrême majorité à gauche, voir à l’extrême gauche.

Aujourd’hui, on insulte publiquement – et tranquillement – des évêques ou des personnalités ecclesiastiques, Mgr Aillet ici, Mgr Jacquin ici, au nom de l’égalité et de la sexualité-pour-tous-et-n-importe-comment ; on subventionne des associations qui vous insulte ou comettent des actions illégales, tel Actup, qui a reçu de la mairie de Paris plus de 65 000 € en 2011 et de 35 000 € pour 2012 ; etc. etc. On a clairement passé un cap. 

Une solution philosophique pour se mettre d’accord à l’UMP

03 lundi Déc 2012

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Politique

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Sur itinerarium.fr 

Dans la situation actuelle de l’UMP, se mettre d’accord est devenu vital. Non plus seulement sur une résolution définitive du conflit – ce à quoi il faudra bien aboutir un jour – mais sur la manière d’y parvenir. La philosophie peut fournir une aide précieuse…

Fillon et Copé

Une réconcilitation entre Fillon et Copé est-elle possible ?

«Être d’accord» s’exprime par le grec « ὁμόλογος », homo-logos, c’est-à-dire : dire (logos) le même (homo). « Dire le même », ou « dire la même chose » voilà justement ce qui manque dans une situation de conflit, caractérisée par le fait que les deux parties prenantes du conflit ne disent pas la même chose à propos d’une même chose.

Il manque évidemment le fait de dire la même chose, alors que c’est bien souvent la même chose que veulent les parties prenantes du conflit. Il y a donc un écart de discours à propos d’une même chose voulue, et là se situe le coeur du problème, et donc de la possibilité de résolution.

Les termes médiatiques utilisés pour qualifier cette situation sont ceux de «posture», d’«éléments de langage», de «guerre des égos», pour démontrer que c’est bien un conflit sur le commentplutôt que sur pourquoi. Pourquoi entrer en conflit ? Pour exactement la même chose dans les deux camps.

Deux solutions alors :

  • soit l’un des deux camps se rétracte et accepte de ne plus vouloir la même chose que l’autre, laissant donc l’autre s’en emparer (F. Fillon, en avouant refuser la présidence du parti, n’est pas allé jusqu’au bout, en refusant que l’autre s’empare de ce que pourtant il avait écarté) – situation de guerre, vainqueur/vaincu.
  • soit les différentes postures entrent dans une véritable relation dialogique, et instaurent un nouveau sens en commun ; elles changent les règles, innovent, inventent une nouvelle situation à partir de la situation bloquée, imaginent de nouvelles formes, du type – double présidence, présidence partagée, pas de présidence, etc.

Les conditions de possibilité d’une relation dialogique consistent à ne pas parler de soi à l’autre(«je veux ceci», «je le veux de cette manière», etc.) ni de l’autre à partir de soi («c’est l’attitude de l’autre qui est fautive», «c’est l’autre qui ne veut pas écouter», etc.), mais parler uniquement de ce qui «réuni» les parties prenantes du conflit, à savoir de ce que les deux veulent, en l’occurrence la présidence du parti, afin de créer des conditions nouvelles.

Ou lorsque le politique doit se faire créateur de sens, et corrélativement, raisonnable.

Sur la vie contemplative de François Hollande

13 mardi Nov 2012

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Sur Nouvelles de France 

Où est le changement annoncé avec l’élection de François Hollande ? Le voir chuter dans les sondages prouve peut-être l’invisiblité de ce changement. Aristote distinguait lechangement, non perceptible, du mouvement, qui est, lui, perceptible. Ce qui pourrait aller dans le sens de « l’action » de Hollande : il y a bien du changement, mais on ne le voit pas. De fait, c’est plutôt le passage du mouvement au non-mouvement, du changement invisible dont on proclame qu’il est effectif, au changement. Voilà le vrai changement.

De commissions en concertations, de concertations en commissions, le changement est lancinant, et il correspond exactement à la cosmologie grecque : un univers figé et ultra-déterminé, contre lequel nul ne peut lutter. Cet univers fixe et rigide, c’est celui de ses amis ultra-progressistes, qui arrivent à faire passer leurs idées pour des révolutions en acte. Ce qui se présente ainsi comme un progressisme, un en-avant civilisationnel, une destruction des vieilles idoles réactionnaires, est en fait un changement rigide correspondant en tous points à l’idéologie cosmologique qui a de tout temps été le cadre de pensée du socialisme : la vie plate et immanente d’un individu sans visage figé dans l’horizon égalitaire du Même, éternel retour des mêmes dialectiques de classes sociales et de civilisations, collectivité morte qui dévore les âmes en les nourrissant de faux espoirs.

(Suite…)

Indigestion de foie gras en Europe ?

22 lundi Oct 2012

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Sur Boulevard Voltaire 

La nouvelle idée géniale des députés européens consiste à mettre fin à « la torture de millions de canards et d’oies », cette « pratique immonde et barbare » qui ne saurait exister dans des contrées européennes aussi développées et bienveillantes envers les animaux. Même si le secteur — fer de lance de la qualité des terroirs et de la tradition culinaire française — emploie 35 000 personnes en France, et que les experts démontrent que le gavage des oies est un phénomène naturel pour ces espèces d’oiseaux migrateurs qui stockent de la graisse pour parcourir leur migration…

À défaut de protéger les citoyens de la montée de la violence, des clivages et du communautarisme, ou de proposer une économie respectueuse de la tradition et des terroirs de nos pays, voilà que les idéologues bureaucrates de Bruxelles s’attaquent aux libertés fondamentales et tentent de s’ingérer jusque dans les assiettes des consommateurs français. Cette lutte, menée par les producteurs de foie gras contre la bureaucratie européenne, peut rapidement devenir le symbole d’une ingérence absconse dans la vie des peuples français.

Seulement cinq pays de l’UE (Belgique, Bulgarie, Espagne, France et Hongrie) produisent actuellement du foie gras. Le meilleur étant évidemment celui des terroirs français… Le saviez-vous ? La pratique du gavage des oies remonte à l’Egypte ancienne, soit il y a plus de 4 500 ans, bien avant l’ENA ou le lobby pro-animal. Nul doute que le Jecur ficatum — foie gras aux figues — de nos ancêtres gallo-romains du IVe siècle, avaient une toute autre saveur que les gélules prémâchées de nos compléments alimentaires ou la pizza que l’on commande au réveillon… Le foie gras, sa technique de production, sa maturation et son symbolisme festif ne saurait plier devant certains lobbys ou bureaucrates plus à même de penser aux bien des Autres — car l’Autre est d’or et déjà aussi l’animal — qu’au bien multiséculaire d’une patrie… D’ailleurs, la référence de ces eurodéputés à la Californie, qui avait interdit sous Schwarzenegger la commercialisation du foie gras, est de toute mauvaise foi ; depuis quand le foie gras américain est-il une marque de fabrique de la Californie ? D’autres mœurs, et de puissants lobbys…

Mais rassurez-vous. Depuis que le foie gras s’est lui aussi multiculturalisé — avez-vous goûté l’excellent foie gras hallal de Labeyrie ? — vouloir supprimer ce fer de lance de l’intégration pourra sûrement bientôt être taxé d’ « islamophobe ». Sur le même thème, on attend encore que l’ONG Animal Equality et nos chers eurodéputés verts mettent fin à une vraie pratique barbare qui tend à se massifier en Europe par les temps qui courent : la mise à mort des bêtes par égorgement sans anesthésie….

François Fillon a depuis longtemps l’étoffe d’un chef !

15 lundi Oct 2012

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Sur le blog de François Fillon

Qu’on se le dise : François Fillon ne s’est pas « métamorphosé » en chef de guerre, comme on peut le lire dans un portrait qui lui est consacré par le Figaro Magazine de ce week-end, il possède depuis longtemps la carrure d’un chef et sa longue expérience de fonctions dirigeantes lui en confère les compétences.

« Le voilà champion de la droite. Et même l’homme politique le plus populaire de France, selon le dernier baromètre Ipsos  », peut-on lire aussi dans le dernier numéro de Challenges.

L’homme politique le plus populaire de France est sans doute celui qui sait allier sagesse et leadership comme aucune personnalité politique ne sait le faire. Voilà de quoi désorienter les commentateurs, qui n’ont que très rarement à faire avec ce genre de physionomie politique calme, mesurée, déterminée et d’un pragmatisme à toute épreuve.

Son parcours politique est celui d’un jeune militant qui gravit une à une les marches de l’ascension politique : conseiller municipal, député, maire, président de conseil général, président de conseil régional, ministre, Premier ministre…

Un « cursus honorum » (Challenge) de premier plan et des fonctions dirigeantes exercées à presque tous les étages qui démontrent largement que François Fillon n’a pas attendu cette campagne pour la présidence de l’UMP pour révéler ses qualités de dirigeant.

Sa longévité exceptionnelle au poste de Premier ministre et de chef de la majorité, qu’il a tenue avec autorité et respect, le sang-froid dont il a fait preuve au cours d’une des pires crises que nous ayons connues, ont contribué à forger une stature d’homme d’Etat.

Une carrure de chef ? Elle ne s’acquière qu’avec des preuves, et les preuves sont largement données !

Commander ? Comme l’écrit le magazine Challenges, « il y pense depuis longtemps ».

Il en a surtout l’étoffe. Habité par le sens de l’intérêt général, François Fillon a l’ambition de la mettre au service de notre mouvement et de la France.

« Retraites, universités, recherche, technologies, flexibilité, 35 heures, dialogue social… Tous les fondamentaux de son programme pour la présidence de l’UMP étaient déjà dans son livre La France peut supporter la vérité, publié en 2006. Ce qui a changé chez François Fillon, c’est le sentiment d’urgence.

Bonaparte premier consul prétendait que le seul crime en politique consistait à avoir des ambitions plus hautes que ses capacités. Dans cette course à la présidence de l’UMP, s’il en est un qui a bien toutes les capacités de ses ambitions, c’est François Fillon !

Quand un autre homme d’Etat de la droite affirme que François Fillon « incarne l’autorité naturelle », c’est aussi une autre façon de dire qu’il est devenu le « leader naturel » de la droite.

Les trentenaires pour François Fillon

Témoignage chrétien et son christianisme d’extrême gauche en faillite

28 vendredi Sep 2012

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Sur Itinerarium.fr 

Je ne vais pas vous le cacher : je me réjouis de la disparition programmée de l’hebdomadaire d’extrême gauche Témoignage chrétien, qui depuis bien longtemps ne témoignait plus que de lui-même et de son idéologie droitophobe, cathophobe et souvent papophobe, allègrement deversée toutes les semaines (dans la version papier) et tous les jours (sur leur médiocre site web). Ils n’avaient que trop divisé les chrétiens. Aujourd’hui, le marxisme n’existe plus mais l’Eglise éternelle demeure. L’heure est à une réconciliation plus vaste et à l’abolition des vieux clivages.

 

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La gauche chrétienne qu’ils représentaient n’existe plus. Peut-être voyaient-il dans Mélenchon, dont ils ont fait la campagne, un espoir de renouer avec les grandes valeurs de la démocratie chrétienne, mais les faits prouvent qu’ils étaient bien les seuls à le croire, et que la génération de chrétiens soixante-huitards qu’ils entretenaient intellectuellement s’éteint peu à peu. La génération Benoit XVI est finalement beaucoup plus lucide ; elle n’accepte plus le vieux clivage entre les méchants intégristes d’extrême droite et les bons progressistes ouverts au monde, sur lequel repose le fond de commerce de Témoignage chrétien.

La jeunesse chrétienne a changé, parce qu’elle a trop souffert des dérives gauchistes et progressistes que Témoignage chrétien porte plus que tout autre. Être catholique aujourd’hui, et plus généralement chrétien, c’est se positionner comme un être extrêmement original pour cette société, un dinosaure bien vivant, un ultra-courageux, un être véritablement indigné par le manque de vie surnaturelle de ce monde. S’il est de surcroît papiste, respectueux des traditions et éveillé sur les changements civilisationnels profonds qui s’amorcent, ou pis encore, s’il est humble, soumis au Magistère, méfiant envers la démocratisation et l’égalitarisme “fraternel” que les politiciens nous vendent, il en devient un être quasiment exceptionnel. Ce qui, de fait, le lot du chrétien, qui ne vit que de la vie surnaturelle qui le porte.

Malheureusement Témoignage chrétien n’avait rien de cela, et en défendant à longueur de temps une idéologie absconte et terriblement horizontale, il n’intéressait plus personne. Je rappelle leur campagne pro-mélenchon, leur défense du mariage gay, de l’islam, en minimisant tous ses travers, en attaquant les “dérives droitières” ou “traditionnalistes”. En fait, c’est vous, journalistes de Témoignage chrétien, qui teniez les torches, et qui amenaient au bûcher les hérétiques, à coup de lynchages et de discrédits. Vous n’aimiez que la différence que vous vous étiez construite et que vous aviez choisie, pas la vraie différence, celle qui s’impose à tout un chacun, et qui demande à se remettre en question. C’était vous les extrémistes et les intégristes, mais de l’autre côté. Vous n’étiez plus que les exacts pendants de ceux que vous détestiez (Civitas, Salon Beige, Sarkozy, etc.), ayant besoin d’eux pour vivre et tellement prévisibles que s’en devenait profondément ennuyeux. Et on n’achète pas un magazine ennuyeux.

De fait, ils étaient devenus totalement inutiles dans le paysage médiatique actuel. La “grande presse” chrétienne penche souvent à gauche, et relaie souvent les positions les plus progressistes. C’est d’ailleurs leur droit, mais à ce jeu-là, plus personne n’est réellement original à soutenir ce genre de position. Au plan plus large, la presse qui abonde dans nos kiosques est largement de gauche – le traitement de la dernière présidentielle le montre clairement. Si c’est pour lire les mêmes indignations aux mêmes moments à propos des mêmes sujets, si c’est pour taper sur les mêmes personnes, brandir les mêmes idées et fournir les mêmes clefs de lecture du monde que la grande majorité des organes de presse français, il n’y a pas de raison à lireTémoignage chrétien plutôt qu’un autre.

Ce sera ma contribution au débat qui s’engage autour de la rédaction de Témoignage chrétien. Soyez originaux, devenez respectueux du passé et lucides sur le présent. Seule manière de vivre ici-bas, et de se propulser dans l’autre vie, que vous n’avez que trop négligée au profit d’un paradis que vous pensiez construire ici.

Vivien Hoch, jeune chercheur à contre-courant

20 jeudi Sep 2012

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Portrait sur www.dreuz.info

Michel Garroté, réd en chef – Après vous avoir présenté le jeune auteur Paul Ohlott (lien en bas de page), j’aimerais aujourd’hui vous présenter Vivien Hoch (photo ci-dessus), jeune auteur, chercheur en philosophie, rédacteur en chef de www.itinerarium.fr, actif au Pôle éducation libre et enseignement catholique du CERU-UNI, un Think-Tank de droite sur l’éducation, responsable communication de Famille & Liberté. Vivien Hoch est doctorant en philosophie notamment sur les vertus théologales selon saint Thomas d’Aquin. Sa thèse porte sur la charité, afin de montrer, face de fausses instrumentalisations, à quel point la charité est une force et une puissance, loin de la simple « gentillesse » ou « solidarité » à laquelle on veut la réduire.

Vivien Hoch est impliqué politiquement (à l’UMP « malgré tout »…). Il a passé toute son enfance en banlieue parisienne (91 et 94) avec tout ce que cela implique : une jeunesse prise dans les problèmes du « multiculturalisme » ; et il s’est converti à la foi chrétienne. Il s’est investi dès sa conversion dans la sphère médiatique grâce à Internet (www.itinerarium.fr). Vivien Hoch termine sa thèse et pour espère devenir professeur d’Université, malgré les pressions contre lui – pressions bien réelles – de la bienpensance. Il est un « lecteur plus que journalier » de www.dreuz.info…

Le principe de subsidiarité

20 jeudi Sep 2012

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Étiquettes

principe de subsidiarité

Sur le numéro papier de Nouvelles de France (Juillet – Août 2012)

L’idéologie socialiste parle beaucoup de justice, et la décline sous toutes ses formes – justice sociale, justice équitable, justice réelle. Elle se trouve être le fer de lance d’une égalité obligatoire et d’une ingérence étatiste dans la vie des individus, Mais conceptuellement, la justice n’est pas un égalitarisme forcé. Un principe sauvegarde la justice et s’oppose frontalement à cette méprise socialiste : le principe de subsidiarité, qui atténue toute tendance étatiste totalitaire en donnant, clairement, à l’initiative individuelle et aux groupes concernés le pouvoir de décision politique.

Le principe de subsidiarité trouve un appui historique et conceptuel dans l’enseignement de l’Eglise catholique. Saint Thomas d’Aquin, après Aristote, définit la justice comme ce qui oblige à « donner à chacun son bien propre » – ius suum unicuique tribuere[1], selon une distribution proportionnelle.Dans ce cadre, l’Eglise a toujours enseigné que la justice, vécue dans toutes les dimensions de la vie, privée et publique, économique et sociale, a besoin d’être soutenue par la subsidiarité et la solidarité, et encore plus d’être animée par la charité. « Selon le principe de subsidiarité, ni l’État ni aucune société plus vaste ne doivent se substituer à l’initiative et à la responsabilité des personnes et des corps intermédiaires »[2]. La solidarité est garante de la justice et de la paix, de l’unité donc, de sorte que « l’abondance des uns supplée au manque des autres »[3]. Dans la continuité de ces origines conceptuelles, le principe de subsidiarité se fonde sur une conception de l’homme capable de reconnaitre et prmouvoir son propre bien en pleine cohésion avec le bien commun. « Dans une société de subsidiarité, les tâches du « bien commun » ou de l’intérêt général, sont l’affaire de tous. », note Chantal Delsol dans un bel article sur les fondements anthropologiques du principe de subsidiarité[4].

 

Principe sous-tendant toute justice équitable et applicable, la subsidiarité permet de combler l’énorme écart institutionnel et juridique entre l’Etat et ses citoyens, qui souvent ne se sentent pas compris dans leur quotidien. L’énorme appareil administratif, les haut-fonctionnaires qui n’ont, du quotidien des citoyens, que ce que leur en dit quelque rapport rédigé par d’autres fonctionnaires, trouvent dans le principe de subsidiarité un nécessaire contre-pouvoir. Ce principe a été introduit dans le droit communautaire par le traité de Maastricht (art. 5 du traité instituant la Communauté européenne-TCE), et repose sur le fait que les décisions devant « être prises le plus près possible des citoyens » (art. 1 du traité sur l’Union européenne). Mesure européenne absolument nécessaire qui évite une trop grande disparité entre le vécu concret des peuples et l’énorme appareil bureaucratique européen. le Traité de Lisbonne a mis en place un mécanisme de contrôle renforcé du respect du principe de subsidiarité. Ce mécanisme permet aux Parlements nationaux de faire échouer des propositions de la Commission qui ne respecteraient pas le principe. Reste que sa mise en application est encore ouverte et non précise.

 

Au plan concret, le principe de subsidiarité ne peut s’appliquer qu’a contrario de toute tentative hégémonique de répartition étatique (ou fédéraliste) des profits individuels et s’oppose frontalement à la distribution des bons points et des mauvais points moraux par des commissions obscures d’éthique ou des associations sur-financées par le parti politique dominant. Il exige du politique une répartition des tâches et des pouvoirs aux plus petites entités concernées. La mise en place d’une police de proximité, par exemple, ne saurait se décider au-delà du conseil de quartier tenu par les habitants concernés, qui décident de la pertinence d’une telle idée – à leurs frais. De même que pour les logements sociaux, des implantations forcées d’habitations de nature à dénaturer le cadre de vie de la population locale, ou encore pour la construction d’édifices religieux. Une démocratie plus “directe” pourrait alors se substituer à une démocratie de la représentativité qui ne représente plus grand monde – preuve en est les scores élevés de certains partis qui ne se voient octroyer aucune place dans le pouvoir législatif (FN), et d’autres qui prennent une bonne place avec peu d’électeurs (Les Verts, le Front de Gauche).

De fait, le principe de subsidiarité a une “fonction phénoménologique”, qui s’efforce d’opérer un retour au vécu contre l’idéologie, cette dernière étant toujours en tendance de s’accomplir comme totalitatisme. Il permet ainsi, outre de pouvoir opposer le vécu à l’idéologie, de mettre en avant la rapidité d’itiniative individuelle à l’encombrement administratif, le particularisme des situations à l’universalisme abscont, et aboutir à une démocratie réelle, ou démocratie directe[5], qui donne (enfin) la parole et l’action au peuple. Une visée dont notre temps à si besoin : celui de pouvoir opposer au diktat d’une pensée unique « d’en-haut », le vécu multiforme de ceux « d’en bas ».

 


[1] Saint Thomas d’Aquin, Somme de théologie, IIa-IIae, q. 58, a. 1. 39

[2] Catéchisme de l’Église catholique, n. 1894.

[3] Deuxième assemblée spéciale pour l’Afrique du Synaode des Évêques, Lineamenta (3 décembre 2007), n. 44 : ORF 2940 (2006), p. VI dans le supplément ; DC 2365 (2006), p. 845.

[4] Chantal Delsol, Les fondements anthropologiques du principe de subsidiarité, en ligne sur son site : http://www.chantaldelsol.fr/fondements-anthropologiques-du-principe-de-subsidiarite/

[5] Voir les travaux d’Yvan Blot : La démocratie directe : une chance pour la France, Economica (12 janvier 2012)

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