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Blog personnel de Vivien Hoch

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Archives de Catégorie: Philosophie

Vivien Hoch invité au Libre journal d’Henry de Lesquen

10 mercredi Avr 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Politique

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En deux parties :

1° Sur les “Les sources idéologiques de la barbarie contemporaine », avec Yvan Blot, ancien député, écrivain, président d’Agir pour la démocratie directe, et Henry Bonnier, écrivain, éditeur, critique littéraire

2° au « Rendez-vous politique de la réinformation” sur lactualité politique.

À écouter sur Radio courtoisie 

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« La Révolution française n’est toujours pas achevée pour Vincent Peillon », Vivien Hoch sur Kernews

02 samedi Mar 2013

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Publié par Vivien Hoch | Filed under Philosophie, Politique

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Le Carême et la pénitence. La vengeance du corps sur l’esprit.

07 jeudi Fév 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Religion

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Sur Itinerarium

Le 13 février, c’est l’entrée en Carême pour les chrétiens. Pas de battage médiatique, ni de paneaux lumineux dans les villes nous souhaitant un bon carême, ni même de fêtes dans les mairies offertes aux frais du contribuables, comme ce fut le cas pour le Ramadan des musulmans. Bref, le Carême passe (presque) inaperçu dans ce monde. Voilà une bonne raison de redoubler d’ardeur. Mais faut-il s’infliger réellement des pénitences, telles que le jeûne ou la sobriété ? Le Carême n’est-il pas seulement un « cheminement spirituel », qui laisse derrière ces pénitences moyenâgeuses ? Non. Nous ne sommes pas que des êtres spirituels. Nous cheminons ici-bas dans notre corps. Il doit donc s’allier à l’esprit. Prospectives pour un Carême corporel et phénoménologique.  

   Nous connaissons la distinction classique entre la chair (le corps vécu et vivant, « spiritualisé ») et le corps (matériel, dur, malade, lourd). En faisant porter le poids de la vie sur le corps (par le jeûne, les restrictions ou les pénitences), la période du Carême que nous vivons en ce moment permet une ré-évaluation en profondeur de la prédominance actuelle de la chair sur le corps ; le Carême consacre la vengeance du corps sur la chair.

   En effet, aujourd’hui la chair a vaincu : délectation et empathie sont les maitres mots de ce monde – tout s’accélère et se spiritualise. Le corps, les réquisits vitaux qu’il nous impose et les différences qu’il nous fait voir – puisque le corps est extériorité[1], est oublié dans cette accélération. Nous spiritualisons les rapports sociaux dans l’empathie de la chair et nous spiritualisons le rapport à notre propre concupiscence dans la délectation charnelle.

Délectation – Certes tous ont une chair pour jouir de la consommation des biens et de la délectation des choses de ce monde, pour sentir l’air chaud de la plage en vacance ou le nappage d’un bon vin en terrasse. Mais le corps, une fois de plus, est oublié dans cette course à la délectation. Le corps, en tant qu’il réifie les vécus de la chair dans l’extériorité du monde (le corps empirique est une chose parmi les choses), évite l’écueil « sentimentaliste », et nous redécouvre non pas comme un « je peux » indistinct et perdu devant ce que, justement, il peut, mais comme un étant constitué de viande objectivée dans le monde avec les limites et les dangers que cela comporte (par exemple le fait que le corps est toujours exposé à n’importe quelle Gestell technico-scientifique).

Empathie – De même : oui tous ont une chair, mais nul n’a le même corps. Vouloir trop « vivre » l’autre sous le mode de l’empathie, c’est détruire à la fois l’autre et se détruire soi-même dans l’autre. Spiritualiser les différences dans le cum-sentire ou le sum-pathos de la chair, c’est oublier son propre corps. Avec l’oubli du corps, il y a l’oubli de ce que nous sommes et de ce que nous ne sommes pas, il y a l’oubli de l’usage des yeux pour voir que l’autre a un corps autre, jusqu’à l’oubli du fait que l’autre a toujours un visage singulier et différent[2].

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Le corps en tant que corps, tel qu’il est rappelé par les pénitences du temps de Carême, est exacerbation de nos limites d’êtres incarnés. Plus que tout, par sa mise en lumière du corporel, le jeûne de Carême permet de lutter contre la spiritualisation empathique de la chair. Voilà d’ailleurs pourquoi les pénitences de Carême doivent obligatoirement êtres corporelles[3].

Le jeûne de Carême remet en lumière la finitude, les singularités et les aspérités de notre condition terrestre ; il nous redécouvre comme incarnés. Incarnés dans notre finitude et dans notre faiblesse, mais aussi dans ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas (sens de la limite). Par le jeûne, et grâce au regard qu’il nous fait tourner vers le corps, nous redécouvrons le sens de ladifférence (de visage, de posture, de culture), le sens de la frontière (c’est-à-dire le fait que le fini est inhérent à tout ce qui est) et le sens de l’identité (ce qui fait d’une vague souffrance empathique, celle de l’autre en général, ma souffrance, celle de mon corps qui a faim). Le jeûne nous délivre le corps en nous délivrant de la chair (et non l’inverse), nous livrant tout ce qui s’en suit, finitude, frontière, consistance du corps, différence, concrétude, et cætera.

C’est pourquoi le Carême, en plus de son importance religieuse, a une importance phénoménologique : par lui nous redécouvrons que ce n’est pas l’autre qui fait la finitude, mais que c’est la finitude qui fait qu’il y a autre (redécouverte de la consistance et de l’autonomie du fini), et que ce n’est pas la vie qui requiert mon corps, mais que c’est le corps qui requiert la vie (redécouverte de la vie comme entéléchie première d’un corps organisé[4]).

L’inversion de l’ordre des rapports constitue la nouvelle tâche du phénoménologue et du chrétien : redécouvrir la finitude du corps et sa consistance véritable pour le premier et s’appliquer à faire contrepoids à la spiritualisation fautive de l’existence pour le second. Quant à celui qui est – par incroyable – phénoménologue et chrétien, on ne saurait trop recommander de ne plus pratiquer son corps mais, dorénavant, de pratiquer comme corps.


[1] Michel Henry, C’est moi la Vérité, p. 9

[2] C’est la question qui se pose et qui s’est posé à propos des fameuses descriptions Levinas : quel est le visage dont il parle ? Il ne parle jamais en effet de tel visage singulier, mais du visage en général. Ne décrit-il pas un visage commun, universel, sans singularités, un visage sans face, et, in fine, un visage sans corps ?

[3] L’Eglise catholique demande aux fidèles de jeûner au minimum les jours du mercredi des Cendres et du Vendredi saint (le jeûne consiste à limiter la prise de nourriture à un seul repas maigre au cours de la journée et une collation). Droit canon 1251 ; 1252 ; 97, § 1 et 203, § 2.

[4] Aristote, De Anima, II, 1, 412 b 27

Retour sur l’entretien donné à la radio sur la religion de Vincent Peillon

04 lundi Fév 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Politique, Religion

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Sur Kernews

Les auditeurs de Kernews ont été nombreux à réagir en écoutant l’entretien avec Vivien Hoch diffusé le 8 janvier dernier. En effet, le CERU (Centre d’études et de recherches universitaire) a fait paraître des travaux passionnants sur Vincent Peillon. À partir de deux ouvrages publiés récemment par ce dernier («Une religion pour la République : la foi laïque de Ferdinand Buisson», Le Seuil, 2010 et «La Révolution française n’est pas terminée», Le Seuil, 2008), l’auteur de cette étude, Vivien Hoch, chercheur en philosophie, analyse les fondements sur lesquels se base le ministre de l’Education nationale pour construire et concrétiser sa vision de la laïcité et de l’école républicaine. Il ressort de cette analyse que pour Vincent Peillon, l’école doit être capable de concurrencer les religions et les traditions. Selon le ministre, qui s’inscrit dans la lignée de Ferdinand Buisson, la laïcité est «un principe de tolérance certes, mais plus encore de philosophie positive, c’est aussi une religion». Paradoxalement, la laïcité devient même «la religion de toutes les religions, de toutes les confessions, la religion universelle». Le projet consiste alors «à forger une religion qui soit non seulement plus religieuse que le catholicisme dominant, mais qui ait davantage de force et de séduction, de persuasion que lui». Pour parvenir à imposer cette nouvelle approche, l’école doit jouer un rôle stratégique et politique. Cette étude révèle également que selon Vincent Peillon, République et socialisme sont fondamentalement synonymes. Pour lui, l’histoire débute avec la Révolution française et converge, selon le fameux sens de l’histoire, vers sa propre construction idéologique de la réalité : tant que celle-ci résiste à l’idée socialiste, la révolution reste «inachevée». Lien vers le site du CERU

 

Kernews vous propose la lecture audio sur deux lecteurs (HTML 5 et Flash) afin d’assurer une compatibilité sur tous les navigateurs, smartphones et tablettes.

Extraits de l’entretien

Kernews : Votre étude démontre que le concept de laïcité est poussé à un tel niveau par Vincent Peillon, qu’il l’érige en véritable religion, avec ses excès, ses dogmes et ses interdits…

 

Vivien Hoch : Quand on a lu toute l’œuvre de Vincent Peillon, on n’est pas du tout étonné par ses propos, car c’est un vrai idéologue. C’est quelqu’un qui a une logique de pensée très profonde et l’on comprend tout à fait pourquoi il s’oppose autant aux catholiques et à l’enseignement privé. Nous nous sommes basés sur ses écrits et il a des citations assez inquiétantes pour quelqu’un qui peut être catholique, ou d’une autre religion, car il développe l’idée de la République comme une religion qui s’oppose aux religions traditionnelles. Par exemple, la République est égale au socialisme et la République doit être plus prégnante et plus intéressante que les religions traditionnelles. La République doit même remplacer les religions traditionnelles. On comprend donc pourquoi les enfants doivent être scolarisés le plus tôt possible ! Il se situe dans la lignée d’un État quasiment totalitaire qui voudrait prendre en main l’intégralité de l’éducation des jeunes Français.

La République est un mode d’organisation au sein duquel les religions trouvent chacune leur espace, tout en restant dans la sphère privée. Or, votre étude démontre que la République doit s’immiscer dans la sphère privée et même prendre la place des religions…

C’est exact et elle va y entrer par l’éducation. La religion laïque est à ses yeux une religion de substitution. C’est quelqu’un qui est rempli de convictions. Il a un vrai projet pour la société, un projet qui porte en lui des germes de totalitarisme. Par exemple, il affirme que République et socialisme sont inséparables, c’est très dangereux pour les opinions divergentes. Son image lisse cache un véritable monstre idéologue.

Ne revient-il pas finalement aux fondamentaux de la construction de notre échiquier politique, c’est-à-dire celui issu du clivage de la Révolution française ?

La Révolution française n’est toujours pas achevée pour Vincent Peillon. Son idéal progressiste est justement d’achever cette révolution. Cette dichotomie vient plutôt du XIXème siècle, il s’oppose encore au libéralisme tel qu’il était au XIXème siècle.

Peut-on parler de haine à l’égard des religions et des traditions ?

Je ne pense pas que l’on puisse parler de haine, ni même de cathophobie parce que, dans son idée, la République socialiste se situe dans la poursuite des valeurs chrétiennes. Le christianisme doit devenir une République socialiste. Le christianisme n’est qu’un moment de l’histoire qui doit parvenir nécessairement à la République socialiste. Donc, les religions ne vont pas tarder à disparaître. C’est peut-être finalement pire que de la haine… La haine reconnaît son adversaire, même méchamment, alors qu’il est dans une conviction que l’histoire va aller nécessairement vers ses propres idées : les catholiques ne sont plus qu’un moment de l’histoire et ils sont donc destinés à disparaître.

Vous faites référence à une lettre adressée aux recteurs, dans laquelle il leur demande de «s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités…»

C’est très inquiétant ! Le but de Vincent Peillon, qui ne s’en cache pas dans ses livres, c’est que l’enseignement catholique soit totalement contrôlé par l’État. La République socialiste est aussi une religion, il faut bien comprendre cela : elle a donc aussi ses tables de la loi, ses prophètes, ses prêtres et ses dogmes qui doivent être enseignés dans tout le système éducatif, y compris dans le privé. Lorsque Najat Belkacem est allée enseigner le mariage homosexuel dans les écoles, cela n’a posé aucun problème à Vincent Peillon, puisque les écoles sont les lieux où l’on doit créer les futurs électeurs socialistes… Donc, on les formate à la pensée unique, républicaine et socialiste. Cette lettre aux recteurs de Vincent Peillon est très inquiétante, car elle porte un germe de totalitarisme.

Dans ce travail de sémantique, il y a aussi la diabolisation, puisque Vincent Peillon accuse tous ceux qui ne seraient pas sur sa ligne d’être proches des forces contre-révolutionnaires, réactionnaires et rétrogrades. Ce sont des termes très durs…

Celui qui s’oppose à l’histoire inéluctable, celle qui avance vers la République socialiste, est impur, il est rétrograde… Ce sont les mots mêmes de Vincent Peillon. Lorsque l’histoire avance à grands pas, Vincent Peillon est aux commandes et tous ceux qui s’opposent à cette avancée sont impurs. Nous sommes quasiment dans une chasse aux sorcières ! Tout cela est de l’ordre de l’Inquisition, avec une nouvelle religion qui a ses dogmes et sa propre histoire…

De retour du colloque international de philosophie à Cotonou (Bénin)

31 jeudi Jan 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie

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amour, charité, justice, REPHI, Vivien Hoch

Le REPHI, (Réseau Philosophique de l’Interculturel) a organisé un colloque à l’occasion du premier anniversaire de l’Exhortation Apostolique Africæ Munus, sur « l’Église en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix », signée par le Pape Benoît XVI à Ouidah (Bénin) le 19 novembre 2011, avec l’Institut Catholique de Paris, le Conseil Pontifical de la Culture, la Délégation du Bénin à l’UNESCO, l’Université Nationale d’Abomey-Calavi, l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest et l’Université Catholique de Yaoundé co-organisent à Cotonou (Bénin), du 21 au 25 janvier 2013, un colloque international de philosophie sur le thème « Justice, cultures et charité ».

Ce colloque avait pour objectif d’engager une réflexion philosophique sur le concept de justice, à partir des nouvelles formes de justice qui se sont déployées depuis la Seconde Guerre mondiale suite aux tragédies qui ont eu lieu, notamment en Afrique. L’enjeu était donc de repenser le concept de justice à l’épreuve des situations où la justice pénale classique n’est pas caduque mais atteint ses limites. Nous pensons en particulier aux situations qui requièrent une justice transitionnelle, mise en œuvre dans des contextes interculturels et interreligieux.

Je suis intervenu sur le thème : « la logique interne de l’amour dépasse-t-elle la justice ? » (Publication prévue en septembre 2013).

Quelques photos de ce beau moment :

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Lire saint Thomas d’Aquin aujourd’hui : une mission existentiale

29 mardi Jan 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie

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apposition, constructi, religion 2, saint thomas d aquin, thomas d aquin, Thomas d'Aquin, vivien, Vivien Hoch

Sur www.itinerarium.fr

Par Vivien Hoch, rédigé pour la saint Thomas d’Aquin, le 28 Janvier 2013

Saint-Thomas-dAquin

 

Thomas d’Aquin se propose « de suivre par la voie de la raison ce que la raison humaine peut découvrir [de Dieu] »[1] : un effort inductif qui consiste à partir de ce qu’il-y a déjà-là (soi-même et le monde) pour remonter à ce qui n’est pas encore à notre portée (Béatitude céleste, Dieu,…). Le but d’une lecture contemporaine de Thomas d’Aquin est de renouer avec son effort intellectuel afin pour retourner au lieu originaire de son inspiration, au lieu même où saint Thomas questionne directement la consistance du monde en la rapportant à Dieu. Là où saint Thomas «questionne » la réalité, il la « lit » aussi dans un sens herméneutique par l’interprétation de son propre vécu d’homme – et d’homme chrétien, sans que le « et » soit exclusif.

Relire ce vécu thomasien à travers ses textes, comme l’apposition d’une nouvelle couche de signification de lui à nous et de nous à lui, c’est déjà faire une alliance entre les temps entre ce qui est commun au Thomas médiéval et au Thomas qui questionne la contemporanéité. Il ne suffit donc pas de simplement déployer un donné dans sa pure objectivité pour exposer sa vérité, tels que le font les théologiens ou les philosophes de la religion[2] ? L’unique réquisit d’une « pratique phénoménologique »[3] de la philosophie médiévale est celle du retour à l’expérience ; Max Scheler en a donné une indication : « La méthode descriptive consiste à ramener n’importe quel système métaphysique et religieux à leurs contenus d’expérience originels, c’est-à-dire à ré intuitionner pour ainsi dire son sens originel en le reconstruisant et, par le fait même, à le rendre à nouveau vivant dans toute sa force intuitive »[4].

Ces « contenus d’expérience originels » signifient ce « lieu originaire » qui inspire les constructions intellectuelles. Saint Thomas d’Aquin n’en affirme pas moins lorsqu’il dit que « la vie contemplative meut et dirige la vie active »[5]. Sa vie contemplative, comme expérience originelle de la charité, qui est la perfection de la vie chrétienne[6], instruit et nourrit donc sa vie active, qui consiste dans l’enseignement et la prédication[7]. Il ne faut pas voir ici une volonté de confondre mystique et spéculations théologico-philosophiques dans notre champ d’étude, mais de re-visiter ce mouvement qui passe de l’un à l’autre  qui a été immortalisé par le Docteur Angélique :

 

« Sicut enim majus est illuminare quam lucere solum. Mauis est contemplata aliis tradere quam solum contemplari – Il est plus beau d’éclairer que de briller seulement ; de même il est plus beau de transmettre aux autres ce que l’on a contemplé que de contempler seulement »[8].

 

Transmettre ce que lon a vécu, voilà une mission phénoménologique et existentiale. La vérité – théorique et pratique, n’est plus seulement adaequatio intellectus rei -adéquation entre l’intellect et la chose (Thomas d’Aquin), mais également adaequatio mentis et vitae –adéquation entre l’esprit et la vie (Maurice Blondel[9]), selon cette alliance théorie/pratique si étrangère à notre contemporanéité, que Dominique Dubarle ressaissit chez Thomas d’Aquin à partir de Hegel en utilisant le concept d’ « anthropologie spéculative »[10].

 

 


[1] Thomas d’Aquin, Contra Gentiles, I, IX

[2] Emmanuel Falque, Dieu, la chair et l’autre, PUF, Épiméthée, Paris, 2008, p. 30

[3] Emmanuel Falque dans Dieu, la chair, et l’autre, p. 27

[4] Max Scheler, (GW. t. V), cité et traduit par J. Greisch, Le buisson ardent et les lumières de la raison, t. II, p.367 ; que nous reprenons nous même d’Emmanuel Falque, Dieu, la chair, et l’autre, p. 27, dans l’optique qui est plus proche de la notre

[5] Thomas d’Aquin, ST, IIa IIae, qu. 182, art. 4, resp.

[6] Thomas d’Aquin, ST, IIa IIae, qu. 184, art. 2 : « Peut-on être parfait en cette vie ? », début du respondeo : « La perfection de la vie chrétienne réside dans la charité »

[7] Thomas d’Aquin, ST, IIa IIae, qu. 181, art. 3, respondeo

[8] Thomas d’Aquin, ST. IIa, IIae, qu. 188, art. 6, resp.

[9] Maurice Blondel, « Le point de départ de la recherche philosophique », dans Œuvres complètes, t. II : 1888-1913. La philosophie de l’action et la crise modreniste, Paris, PUF, 1997, p. 556. Via Emmanuel Tourpe, Donation et consentement, Lessius, 2000, p. 170

[10] Domnique Dubarle, L’ontologie de Thomas d’Aquin, Paris, Cerf, 1996, p. 39

Le socialisme est une religion pour Vincent Peillon

14 lundi Jan 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie

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Sur Contrepoints 

Derrière le personnage apparemment lisse, voire ennuyeux, se cache un terrible idéologue, un Pape laïque, un grand-prêtre du socialisme.

Par Vivien Hoch.

On critique souvent les politiques sur le fait qu’ils n’ont pas de vraies convictions. Avec Peillon, c’est tout l’inverse. Il faut rester très vigilant et très sérieux devant ce genre d’idéologue. Le grand adversaire de Peillon, c’est le réel.

Nul ne doit être dupe, ni se tromper sur le personnage. La dernière étude du CERU, le laboratoire d’idée sur la jeunesse et l’éducation, que j’ai rédigé, propose une exégèse de la philosophie de Vincent Peillon (disponible surAmazon et Priceminister). Autant dire que je me suis collé à la lecture de son œuvre complète, et que le résultat se situe bien au-delà de toutes mes inquiétudes.

Derrière le personnage apparemment lisse, voire ennuyeux, se cache un terrible idéologue, quelqu’un de très dangereux, un Robespierre en herbe, un sans-culotte du XXIème siècle, un disciple en droite lignée des grands bienfaiteurs de l’Église que sont Jean Jaurès ou Ferdinand Buisson, qui sont ses deux papas.

Vincent Peillon, c’est un docteur en philosophie – et il n’y a rien de plus dangereux qu’un philosophe qui fait de la politique, un visionnaire pour qui « la révolution française n’est pas terminée », parce que cette Révolution est « un événement religieux», une « nouvelle genèse »  un « nouveau commencement du monde », une « nouvelle espérance » qu’il faut porter à son terme, à savoir : « la transformation socialiste et progressiste de la société toute entière ».

En fait, Peillon n’est ni un homme politique, ni un simple philosophe. C’est un prophète, un Pape laïque, un grand-prêtre du socialisme, plus religieux que le Souverain Pontife lui-même.

Alors, il est responsable aujourd’hui de l’éducation nationale. Ce n’est évidemment pas par hasard. L’éducation a un rôle capital dans son système idéologique, car l’école est « un instrument de l’action politique, républicaine et socialiste. ». Plus encore, l’école est un instrument de la religion laïque dont il se fait le prophète :

C’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin. [1]

Et évidemment, l’école sera le temple de cette nouvelle religion :

C’est bien une nouvelle naissance, une transusbtantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. [2]

On comprend alors dans le détail les grands thèmes qu’il impose à l’éducation nationale.

La scolarisation précoce des enfants

De moins de trois ans s’il vous plaît ! (annoncée le 10 septembre par Jean-Marc Ayrault) dans le but, selon lui, de « lutter contre la délinquance » (sic), mais qui correspond en fait en tout point à l’idée peillonienne de coupure totale de l’enfant d’avec autre chose que la République socialiste : (je cite son interview au JDD) « Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel… » [3].

Pour ce faire, Peillon se fonde sur une pédagogie bien à lui : il y a un « « infini flottant » dans l’âme de l’enfant », et l’éducation « se fixe pour tâche de lui donner une forme » [4]. Je vous laisse imaginer quelle forme il faut lui donner, à cet enfant nu et dépouillé face au dogme étatique.

La morale laïque

Alors une fois encore ne soyons pas dupes : évidemment que ce qui manque le plus à nos enfants, c’est de la morale. Mais ceux qui applaudissent  cette idée doivent être vigilants. Car le but de la morale laïque, c’est de former des futurs électeurs socialistes avec la théorie du Genre, l’enseignement des « grands homosexuels de l’histoire », la lutte contre les discriminations et l’imposition d’une morale non pas seulement laïque, a-religieuse, voire anti-religieuse.

La morale laïque correspond en tous points à la ligne Buisson de la laïcité que Peillon s’est tracée – en référence à Ferdinand Buisson, l’acteur de premier plan de l’expulsion des congrégations religieuses, auquel Peillon a consacré un ouvrage en 2005. Cette ligne buisson de la laïcité, c’est « de forger une religion qui soit non seulement plus religieuse que le catholicisme dominant, mais qui ait davantage de force, de séduction, de persuasion et d’adhésion, que lui. » Aussi, si « la République socialiste perdure dans la mort de Dieu », elle perdure également dans la mort de son incarnation terrestre, l’Église…

On a déjà un exemple de ce que produit la morale laïque. Elle est déjà bien pratiquée par ce gouvernement, et on voit ce que ça donne : de l’inénarrable Cécile Duflot qui veut « réquisitionner les églises » au message outrageant et discriminant de Michèle Delaunay : « Aujourd’hui les catholiques condamneraient la Sainte Famille : un mari qui n’était pas le père, une mère vierge »… On le voit : la cathophobie est quasiment érigée en dogme d’État.

La fronde contre l’enseignement catholique trouve elle aussi son sens

Peillon commence à s’attaquer aux retraites des enseignants du privé (déjà dévalorisée de quasiment 30% par rapport à celles du public), puis à produire une circulaire (en fait une bulle pontificale)  qui enjoint les recteurs « à rester vigilant envers l’enseignement catholique » parce que ce dernier s’était prononcé contre le mariage homosexuel. « Rester vigilant envers l’enseignement catholique » veut dire, dans son système, qu’aucune idée ne peut se transmettre en dehors des cadres dogmatiques de la République socialiste.

Vous comprenez pourquoi il n’y a aucune contradiction dans leur esprit lorsque Peillon interdit à l’école privée de parler du mariage gay alors que Belkacem en fait l’apologie au collège. Nous sommes clairement dans une dialectique marxiste, que la contradiction n’effraie aucunement. Le moment passé (à savoir les traditions, l’histoire de France, les valeurs chrétiennes) doit être annulé par le moment à venir : le monde poli, libre, joyeusement socialiste, délivré enfin du joug de la méchante Église catholique et de ses principes désuets.

Grâce à ce genre d’idéologues au pouvoir, nos enfants en sauront bientôt davantage sur la contraception, le mariage homosexuel, l’homophobie, le trans-genre et le cannabis, que sur l’histoire de France ou les règles de conjugaison. Le catéchisme socialiste doit se réciter dans toutes les écoles, par la bouche de tous les fonctionnaires-prêcheurs, et les enfants doivent apprendre cette vérité tombée du ciel sans broncher…

Finalement, la plus grande honnêteté pour Monseigneur Peillon et son clergé serait de se l’appliquer à eux-mêmes, la laïcité, avant que ce pays ne sombre dans une théocratie socialiste…

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Sur le web. Ce billet a fait l’objet d’une chronique sur Radio Courtoisie le 10 janvier.

Notes :

  1. Vincent Peillon, La révolution française n’est pas terminée, Seuil, Paris, 2008, p. 195. ↩
  2. La révolution française n’est pas terminée, op. cit., p. 18. ↩
  3. Entretien au Journal du Dimanche, 2 septembre 2012. ↩
  4. La révolution française n’est pas terminée, op. cit., p. 194 ↩

Une solution philosophique pour se mettre d’accord à l’UMP

03 lundi Déc 2012

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Politique

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Sur itinerarium.fr 

Dans la situation actuelle de l’UMP, se mettre d’accord est devenu vital. Non plus seulement sur une résolution définitive du conflit – ce à quoi il faudra bien aboutir un jour – mais sur la manière d’y parvenir. La philosophie peut fournir une aide précieuse…

Fillon et Copé

Une réconcilitation entre Fillon et Copé est-elle possible ?

«Être d’accord» s’exprime par le grec « ὁμόλογος », homo-logos, c’est-à-dire : dire (logos) le même (homo). « Dire le même », ou « dire la même chose » voilà justement ce qui manque dans une situation de conflit, caractérisée par le fait que les deux parties prenantes du conflit ne disent pas la même chose à propos d’une même chose.

Il manque évidemment le fait de dire la même chose, alors que c’est bien souvent la même chose que veulent les parties prenantes du conflit. Il y a donc un écart de discours à propos d’une même chose voulue, et là se situe le coeur du problème, et donc de la possibilité de résolution.

Les termes médiatiques utilisés pour qualifier cette situation sont ceux de «posture», d’«éléments de langage», de «guerre des égos», pour démontrer que c’est bien un conflit sur le commentplutôt que sur pourquoi. Pourquoi entrer en conflit ? Pour exactement la même chose dans les deux camps.

Deux solutions alors :

  • soit l’un des deux camps se rétracte et accepte de ne plus vouloir la même chose que l’autre, laissant donc l’autre s’en emparer (F. Fillon, en avouant refuser la présidence du parti, n’est pas allé jusqu’au bout, en refusant que l’autre s’empare de ce que pourtant il avait écarté) – situation de guerre, vainqueur/vaincu.
  • soit les différentes postures entrent dans une véritable relation dialogique, et instaurent un nouveau sens en commun ; elles changent les règles, innovent, inventent une nouvelle situation à partir de la situation bloquée, imaginent de nouvelles formes, du type – double présidence, présidence partagée, pas de présidence, etc.

Les conditions de possibilité d’une relation dialogique consistent à ne pas parler de soi à l’autre(«je veux ceci», «je le veux de cette manière», etc.) ni de l’autre à partir de soi («c’est l’attitude de l’autre qui est fautive», «c’est l’autre qui ne veut pas écouter», etc.), mais parler uniquement de ce qui «réuni» les parties prenantes du conflit, à savoir de ce que les deux veulent, en l’occurrence la présidence du parti, afin de créer des conditions nouvelles.

Ou lorsque le politique doit se faire créateur de sens, et corrélativement, raisonnable.

L’Eglise catholique exige immédiatement la légalisation… de l’amour !

20 samedi Oct 2012

Posted by Vivien Hoch in Philosophie

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L’Eglise catholique, sa hiérarchie pyramidale, son histoire impressionnante, ses règles de vie, ses moeurs puritaines, ses exigences catalogales…  en quoi répond-t-elle à l’amour librement vécu, seul commandement évangélique ? Dilige et quod vis fac, disait saint Augustin : aime et fais ce que tu veux. Justement…

Copyright Vivien Hoch

Il est de bon ton aujourd’hui de décrier la morale et de se faire sa religion à la carte, dépouillée de ses règles obligeantes afin de se libérer des «carcans» moyenâgeux et démodés. La révolution (des moeurs, et de l’Eglise) est passée par là ! Rien cependant n’enlève à la saveur de l’obligation. Le Cardinal Vingt-Trois rappelait récemment au cours d’ordination à Notre-Dame de Paris à quel point il est impensable aujourd’hui de s’astreindre à l’obéissance, la pauvreté et la chasteté. Et pourtant, qu’il est doux de ne plus être soi-même le centre de ses attentions, et d’aimer véritablement – ad extra, l’autre comme tel, pour l’Autre avec une majuscule, Dieu.

L’amour procède de cette dépossession de soi, qui, comme par un retournement elliptique, revient à soi embelli par le non-soi, c’est-à-dire le tout, celui de l’autre et de Dieu. Or une dépossession est un don, et le don doit se faire en règle. Régler sa dette, non par parce qu’il le faut, mais parce que l’aimé le mérite, auto-justifié qu’il est par son amabilité. Une obligation à mesure de l’aimé, qui veut donc que l’obligation soit infinie si l’aimé est infini…

Mais si j’aime Dieu, pourquoi toutes ces ordonnances ? Il est évidemment ridicule d’obliger quelqu’un à aimer. Il ne s’agit pas d’obliger à aimer, mais de s’obliger par amour. De même que la loi, en Dieu, est « nec eius lec est aliud ab ispo – n’est autre chose que son être qui est amour» (Thomas d’Aquin, Somme de théologie, Ia IIae, qu. 91, art. 1, ad. 3), la loi s’auto-justifie par le caractère d’être-aimant de l’aimant.

Nul doute qu’en présence de l’aimé, aucun écart n’est permis. Devant la femme de notre vie, aux premières heures de sa rencontre ou aux dernières de sa mort, durant les relations épistolaires (ou sms-iques) ou encore en diner galant, chaque geste s’auto-mesure : nous contrôlons patiemment chaque phrase et chaque posture. Ou l’aimée ne l’est pas vraiment. Il en est évidemment de même avec Dieu, et ces gestes maladroits – le péché – restent à éviter. Saint Thomas d’Aquin définissait l’obligation ab negatio, comme par le mal qu’il faut éviter :

«Hoc est obligare, scilicet astringere voluntatem ut non possit sine deformitatis nocumento in aliud tendere» (II Sentences 34, qu. 3, art. 3)

L’amour oblige, et l’obligation vient de l’amour. Ces postures amoureuses, cette volonté droite devant Dieu, voilà ce que les Pères et les Docteurs, mais aussi tous les saints et chaque fidèle amoureux, proclament ici-bas et dans l’Univers invisible à qui veut l’entendre – en prière. Un discours silencieux et invisible au monde s’est amassé, véritable trésor doctrinal  dont seul leMagistère détient les clefs du coffre, quel qu’il soit, aussi humain qu’il soit – c’est lui qui en possède la charge.

Nouvelle Evangélisation ? – ré-apprendre à légaliser l’amour… 

Un dernier mot. L’attraction contemporaine pour l’islam, qui est une véritable organisation pharisaïque de règles de vies, répond à cette recherche de stabilité au coeur d’une société caractérisée par l’instabilité. L’amour seul, libre mais patient, puissant mais mesuré, doit tout à la fois faire l’objet et être le principe de notre tenue en ce monde. Exactement celle que proposel’Eglise…

Vivien Hoch

Le patriotisme universel de Fichte (1762 – 1814) – un modèle pour notre temps

19 vendredi Oct 2012

Posted by Vivien Hoch in Philosophie

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Fichte, patriotisme, philosophie

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Le nationalisme est aujourd’hui une idée « nauséabonde » pour beaucoup. Il fait ressurgir toute la mythologie qui entoure les guerres mondiales, la clôture sur soi et la discrimination de l’étranger. Pourtant le nationalisme est une idée philosophique puissante qui a pu se prévaloir de la promotion de l’universalisme et du cosmopolitisme. Exemple avec un des philosophes les plus brillants du Siècle des Lumières : Fichte, qui déploie l’idée que les germes d’un monde meilleur ne peuvent se développer d’abord et avant tout que dans une nation forte et fidèle à ses principes.

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