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Archives de Tag: Vivien Hoch

Les français ne sont pas satisfaits de la qualité de l’éducation ?

02 lundi Sep 2013

Posted by Vivien Hoch in Politique

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éducation nationale, Hoch, vivien, Vivien Hoch

Les français ne sont pas satisfaits de la qualité de l’éducation ? Comment cela se peut-il, alors que la République a fait de l’éducation nationale une véritable institution porteuse de toute la rigueur que requiert la poursuite du Vrai, du Beau et du Bien ? Comment personne ne peut voir la rigueur, la morale, la droiture, la pudeur et la vertu que l’école républicaine inculque aux enfants ?

Comment peuvent-ils oublier tous les efforts que la République a fait depuis des décennies pour « ouvrir » les enfants à l’art débilisant de la rue, au changement de sexe et aux cours d’enfilage de capote, pour apprendre la tolérance envers l’autre, mais surtout pas envers ses ancêtres, pour « laisser le choix » aux enfants, et leur donner toujours raison, pour saboter du même coup l’autorité du professeur, pour niveler par le bas toute une clase en la « mixant » au possible, afin que les éléments « pertubateurs » puissent pourrir tranquillement la vie des autres, et enfin pour faire de l’école un sanctuaire « laïc », c’est-à-dire une église républicaine où l’on pratique le culte du sexe, de la différence et du relativisme ?

Bonne rentrée !

Vincent Peillon : l’école contre la famille et les traditions

27 mardi Août 2013

Posted by Vivien Hoch in Religion

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Education, Hoch, Peillon, vivien, Vivien Hoch

Ne comprenez-vous pas pourquoi Vincent Peillon dit que les « devoirs, c’est à l’école » ?  Il s’agit de couper tous les ponts qui relient encore l’école républicaine aux parents, dont les devoirs à la maison, qui permettaient aux parents de suivre et de contrôler l’enseignement que la République fournit à leurs enfants. Ces derniers doivent être scolarisés au plus tôt, pour qu’ils offrent moins de résistance au contenu idéologique de l’éducation républicaine. Conformément au vieux rêve socialiste, qui remonte au moins à Platon, les enfants appartiennent à l’État plutôt qu’à leurs parents, leurs familles ou leurs traditions. C’est à la collectivité d’assurer une éducation unifiée, univoque et générale ; une idée qui est à la base de tous les totalitarismes et qui tend à faire de la République une nouvelle religion, qui entre en concurence dialectique avec les familles, les traditions et l’Église. D’où le bouclage du circuit idéologique peillonien avec la « charte laïque » et la « morale laïque », qui se sert de l’islamisation pour s’attaquer surtout aux catholiques : l’enfant, dit Vincent Peillon, ne pourra pas contester ou manquer de cours pour des opinions religieuses ; c’est dire la jouissance avec laquelle il obligera les bons enfants catholiques à participer à ses cours de slam, de « diversitude », d’éducation sexuelle, d’égalitarisme homme/femme et de théorie du genre, qui remplacent, peu à peu et avec entrain, l’enseignement classique de l’histoire, de la grammaire et des mathématiques.

 Ce dispositif bien pensé permettra de faire de l’enfant une tabula rasa, une masse informe et vide, déliée de toute identité, familliale, religieuse, sexuelle, afin de créer les bases idéologiques pour que l’école républicaine puisse enfin produire le nouvel homme socialiste, à l’aube du grand soir de la société véritablement communiste.

 Vivien Hoch

Le socialisme français, d’une lucidité extrémiste

26 lundi Août 2013

Posted by Vivien Hoch in Politique

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droite, extrême droite, gauche, politique, socialisme, Vivien Hoch

Le PS français a raison, le vrai problème de ce pays, ce n’est ni le chômage, ni l’absence d’avenir, la décadence morale, la crise écologique, la violence sociale, la censure intellectuelle, la désintégration des valeurs ou la perte de toute transcendance, c’est tout simplement la montée de l’extrême droite dans les sondages. Le PS est définitivement d’une lucidité extrême.

Vivien Hoch, samedi 24 août 2013

Le « progrès » de gauche : un vieux cri de révolte métaphysique contre Dieu et la famille

12 lundi Août 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Politique, Religion

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Buisson, de marx, métaphysique, norme, nouvelles de france, religion, Vivien Hoch

De Vivien Hoch, sur itinerarium.fr 

Quand va-t-on réfléchir enfin sur la notion de progrès ? Sur quel critère objectif peut-on affirmer que ceci est un progrès, ou encore que ceci est rétrograde ? Au vu de ce que la société nous vend comme progrès – mariage homosexuel, culture gay, théorie du genre, sexualité débridée, transexualisme, la question se pose plus que jamais. Le « progrès » prôné est un long cri de révolte métaphysique contre Dieu, qui remonte à l’aube des temps. Nous cueillons aujourd’hui, peu à peu, les amers fruits de leur victoire.

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On lit chez nos amis de Nouvelles de France ces propos de Laure Pora, un homme qui se prend pour une femme, qui est président d’Act Up-Paris et militant du NPA, qui a déclaré, en toute sincérité :

« le couple est une institution à détruire dans une perspective féministe »

« la misandrie, comme l’hétérophobie, est une stratégie de résistance ».

« Je suis féministe, ça consiste à critiquer d’abord les mecs zétéros cis qui ont le pouvoir, et seulement après les femmes pas assez intelligentes pour se libérer ».

« Je suis une folle, je pratique une sexualité que je qualifie de pédée, et je regarde pas mal de ‘porno gay’ »

Nous vous avons déjà parlé de la logique globale de société ou d’a-civilisation dans laquelle nous enferme le « progressisme » à propos d’un article sur la famille et le marxisme. On trouve en effet, chez Marx, une fois de plus, ses racines philosophiques les plus profondes. Dans éditorial de The Guardian du 23 juin 2012, le Parti communiste australien entend peser sur le débat concernant le mariage des homosexuels. Il rappelle alors ces phrases de Marx dans le manifeste du parti communiste (1847) :

« Il faut abolir la famille…Et remplacer l’éducation à la maison par celle de la société ».

« Les marxistes doivent partir à l’assaut de cette institution ».

« Il faut légaliser ouvertement les communautés de femmes ».

 

Cette volonté de déconstruire la famille est en fait une très vieille idée, qui remonte à l’aube des temps idéologiques ; elle consiste à récupérer les enfants le plus tôt possible et de les confier à la société pour supprimer dès la racine toute liberté individuelle.

C’est par exemple l’idée de Platon (République, 460b) :

« Les enfants, dès leur naissance, seront remis entre les mains de personnes chargées d’en prendre soin»

Notre cher Ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, œuvre exactement dans cette direction, et il ne le cache même pas, lorsqu’il affirme par exemple que :

« L’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. »(Jdd, 2005)

L’éducation nationale commence donc à remplir peu à peu le rôle des parents.  N’oublions pas que l’éducation a un rôle tout à fait capital dans son système idéologique ; elle est un instrument politique au service de la République :

«  l’école est un instrument de l’action politique, républicaine et socialiste. » (La Révolution française n’est pas terminée)

Henry de Lesquen, dans un magnifique texte donné chez les catholiques pour les libertés économiques, affirme que le socialisme est l’expression d’une révolte métaphysique, une réponse inappropriée au problème du mal, donc bien plus qu’une simple théorie politique.

« le socialisme est l’expression d’une révolte métaphysique »

Et il s’érige aujourd’hui lui-même en métaphysique d’État, comme le rappelait également Patrick Buisson dans un entretien du début de l’année. Cette métaphysique a indéniablement un caractère totalitaire ; elle s’appuie tout particèlièrement, comme dans les religions-civiles païennes, sur une sexualité débridée, publiquement ritualisée et politiquement encadrée. Cette métaphysique est une religion, et tous les pauvres idiots du système qui répètent « Progrès », « Laïcité », etc. répètent en fait le cathéchisme ambiant comme des moutons.

Ces propos choquants tenus par le Président d’Actup ne sont donc pas communiqués par hasard en ce moment précis. Nous nous approchons du grand soir ; le fruit est mûr : cette longue lignée doctrinale dite de « gauche » qui tente d’imposer sa vision du monde holiste depuis l’aube des temps peut être cueilli. C’est cela le progrès : il s’appuie sur un sens de l’histoire univoque qui converge vers le grand soir socialiste, le jour de la Révolte des hommes contre Dieu, celui-là même que les Écritures ont déjà prévues.

« Los diez mandamientos de la pareja cristiana »

09 vendredi Août 2013

Posted by Vivien Hoch in Religion

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christianisme, couple chrétien, espagnol, religion en libertad, traduction, Vivien Hoch

L’article de Vivien Hoch le couple chrétien traduit en espagnol sur religionenlibertad.com

Vivien Hoch, profesor y filósofo, redactor jefe de Itinerarium, ha recogido, a modo de Tablas de la Ley, diez mandamientos (algunos bíblicos, pero no todos) que sugiere tengan presentes los matrimonios cristianos para no perder nunca de vista los fines y los frutos del sacramento que recibieron. A cada uno de ellos añade un comentario, que sintetizamos aquí.

L’IFP, « un lieu où, enfin, la jeunesse de droite peut être libre et exister »

07 mercredi Août 2013

Posted by Vivien Hoch in Politique

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IFP, Le Monde, Vivien Hoch

Une belle enquête de Samuel Laurent dans Le Monde à propos de l’excellent IFP, l’Institut de Formation politique.

Vous pouvez retrouver quelques propos de votre serviteur sur cette école.

À Retrouver ici.

Les civilisations se valent-elles ?

18 jeudi Juil 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Politique

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civilisation, Claude Guéant, Lévi-Strauss, Vivien Hoch

Article de Vivien Hoch sur Causeur.fr (07 février 2012)

Claude Guéant aurait donc affirmé que « les civilisations ne se valent pas ». Au-delà des polémiques passionnées qui reproduisent le sempiternel même schéma d’indignation, intéressons-nous au propos lui-même et posons franchement la question de la hiérarchie civilisationnelle. Car qui dit hiérarchie, dit des plus et des moins. A contrario, qui conteste cette hiérarchie, promeut un certain relativisme axiologique.

Penchons-nous donc sur la nôtre, de civilisation. Nous créons des hôpitaux et des services de recherche qui parviennent à greffer des mains. D’autres les coupent. Nos femmes se battent rationnellement pour accéder en toute égalité à des emplois intéressants. D’autres les voilent et les cachent chez eux. Dialectique perverse et arbitraire, me direz-vous. Inversement, le relativisme historique, nuance tout événement étranger gênant par l’argument « des moeurs étrangères » mais rapporte tout fait intérieur à une défaillance systémique de notre civilisation. Dialectique faussée du Même et de l’autre, bien connue depuis le sophiste de Platon, mais fort mal exploitée. C’est toujours notre civilisation qui prend pour les autres. Auto-flagellation permanente sur l’esclavagisme, le nazisme, l’extermination des indiens d’Amérique, le colonialisme, le capitalisme… Tous les -ismes nous sont accordés. Mais pas pour les autres : l’islamisme ne se réduit pas au -isme, nous explique-t-on, puisqu’il est si divers…

Ce relativisme civilisationnel n’est permis que dans une civilisation qui a conquis, dans la douleur, sa liberté et ses lumières. Cette grande vague d’auto-critique qui a abouti à la Révolution française puis aux multiples secousses intellectuelles et morales qui lui sont succédé, nous différencie radicalement de toute autre civilisation. Et nous accorde le droit, notamment avec l’instauration de la charte des Droits de l’homme, de jauger du degré d’humanité des autres civilisations. Non pas pour les fondre dans un même moule, mais pour partager avec elles cet élan universel vers un « mieux-vivre ».

Je rappelle que Claude Lévi-Strauss, au fait des question de civilisations, ne se pâmait pas dans un nivellement géographique et historique des valeurs. Contempteur de l’ethnocentrisme propre à toute civilisation dans sa conférence de 1952 à l’UNESCO, il prononce vingt ans plus tard une autre allocution, Race et histoire, affirmant ne se sentir « nullement coupable de placer une manière de vivre ou de penser au-dessus des autres. (…) Cela peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou communauté se conservent… ».

Peut-on suspecter Claude Lévi-Strauss de suprématisme ou dérive de « frontnationaliste »1? Non. Car il démontre que la civilisation européenne doit se comprendre comme une civilisation parmi d’autres, qui peut être défendue comme les autres. Sans la volonté de faire de son propre mode de vie un paadigme généralisable à l’ensemble de l’humanité, il ne sert plus à rien de promouvoir le dynamisme culturel, le désir de s’améliorer et de rendre les autres meilleurs. De surcroît, en refusant cette volonté de« mieux vivre », nous ne nous mettons plus en capacité d’accueillir les populations étrangères attirées par notre civilisation, ni de leur proposer un véritable projet de société.

D’aucuns regrettent que notre civilisation n’ai pas été défendue par nos gouvernants, notamment les commentateurs politiques soucieux de la question chrétienne. Lorsqu’on regarde ce qui a été fait sur le travail le dimanche, l’éthique personelle et collective, le sens du bien commun, voire l’inscription des racines chrétiennes dans la Constitution européenne, il est évident que le quinquennat qui s’est écoulé ne semble pas avoir défendu concrètement ce qu’il prône verbalement. C’est là toute l’ambiguïté avec laquelle jouent les extrêmes : « ils parlent, mais nous on agit ». À moins qu’un jour, les actes se joignent aux paroles…

Vivien Hoch prix de l’analyse politique 2013

28 mardi Mai 2013

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Hoch, IFP, Samuel Lafont, Simon Cossiez, vivien, Vivien Hoch

Retrouvez mon entretien à la soirée annuelle de l’IFP, pour le prix de l’analyse politique 2013

Retour sur l’entretien donné à la radio sur la religion de Vincent Peillon

04 lundi Fév 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Politique, Religion

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Ceru, ferdinand buisson, l education nationale, laïcité, ministre de l education, ministre de l education nationale, religion, religion laïque, socialisme, Vincent Peillon, vivien, Vivien Hoch

Sur Kernews

Les auditeurs de Kernews ont été nombreux à réagir en écoutant l’entretien avec Vivien Hoch diffusé le 8 janvier dernier. En effet, le CERU (Centre d’études et de recherches universitaire) a fait paraître des travaux passionnants sur Vincent Peillon. À partir de deux ouvrages publiés récemment par ce dernier («Une religion pour la République : la foi laïque de Ferdinand Buisson», Le Seuil, 2010 et «La Révolution française n’est pas terminée», Le Seuil, 2008), l’auteur de cette étude, Vivien Hoch, chercheur en philosophie, analyse les fondements sur lesquels se base le ministre de l’Education nationale pour construire et concrétiser sa vision de la laïcité et de l’école républicaine. Il ressort de cette analyse que pour Vincent Peillon, l’école doit être capable de concurrencer les religions et les traditions. Selon le ministre, qui s’inscrit dans la lignée de Ferdinand Buisson, la laïcité est «un principe de tolérance certes, mais plus encore de philosophie positive, c’est aussi une religion». Paradoxalement, la laïcité devient même «la religion de toutes les religions, de toutes les confessions, la religion universelle». Le projet consiste alors «à forger une religion qui soit non seulement plus religieuse que le catholicisme dominant, mais qui ait davantage de force et de séduction, de persuasion que lui». Pour parvenir à imposer cette nouvelle approche, l’école doit jouer un rôle stratégique et politique. Cette étude révèle également que selon Vincent Peillon, République et socialisme sont fondamentalement synonymes. Pour lui, l’histoire débute avec la Révolution française et converge, selon le fameux sens de l’histoire, vers sa propre construction idéologique de la réalité : tant que celle-ci résiste à l’idée socialiste, la révolution reste «inachevée». Lien vers le site du CERU

 

Kernews vous propose la lecture audio sur deux lecteurs (HTML 5 et Flash) afin d’assurer une compatibilité sur tous les navigateurs, smartphones et tablettes.

Extraits de l’entretien

Kernews : Votre étude démontre que le concept de laïcité est poussé à un tel niveau par Vincent Peillon, qu’il l’érige en véritable religion, avec ses excès, ses dogmes et ses interdits…

 

Vivien Hoch : Quand on a lu toute l’œuvre de Vincent Peillon, on n’est pas du tout étonné par ses propos, car c’est un vrai idéologue. C’est quelqu’un qui a une logique de pensée très profonde et l’on comprend tout à fait pourquoi il s’oppose autant aux catholiques et à l’enseignement privé. Nous nous sommes basés sur ses écrits et il a des citations assez inquiétantes pour quelqu’un qui peut être catholique, ou d’une autre religion, car il développe l’idée de la République comme une religion qui s’oppose aux religions traditionnelles. Par exemple, la République est égale au socialisme et la République doit être plus prégnante et plus intéressante que les religions traditionnelles. La République doit même remplacer les religions traditionnelles. On comprend donc pourquoi les enfants doivent être scolarisés le plus tôt possible ! Il se situe dans la lignée d’un État quasiment totalitaire qui voudrait prendre en main l’intégralité de l’éducation des jeunes Français.

La République est un mode d’organisation au sein duquel les religions trouvent chacune leur espace, tout en restant dans la sphère privée. Or, votre étude démontre que la République doit s’immiscer dans la sphère privée et même prendre la place des religions…

C’est exact et elle va y entrer par l’éducation. La religion laïque est à ses yeux une religion de substitution. C’est quelqu’un qui est rempli de convictions. Il a un vrai projet pour la société, un projet qui porte en lui des germes de totalitarisme. Par exemple, il affirme que République et socialisme sont inséparables, c’est très dangereux pour les opinions divergentes. Son image lisse cache un véritable monstre idéologue.

Ne revient-il pas finalement aux fondamentaux de la construction de notre échiquier politique, c’est-à-dire celui issu du clivage de la Révolution française ?

La Révolution française n’est toujours pas achevée pour Vincent Peillon. Son idéal progressiste est justement d’achever cette révolution. Cette dichotomie vient plutôt du XIXème siècle, il s’oppose encore au libéralisme tel qu’il était au XIXème siècle.

Peut-on parler de haine à l’égard des religions et des traditions ?

Je ne pense pas que l’on puisse parler de haine, ni même de cathophobie parce que, dans son idée, la République socialiste se situe dans la poursuite des valeurs chrétiennes. Le christianisme doit devenir une République socialiste. Le christianisme n’est qu’un moment de l’histoire qui doit parvenir nécessairement à la République socialiste. Donc, les religions ne vont pas tarder à disparaître. C’est peut-être finalement pire que de la haine… La haine reconnaît son adversaire, même méchamment, alors qu’il est dans une conviction que l’histoire va aller nécessairement vers ses propres idées : les catholiques ne sont plus qu’un moment de l’histoire et ils sont donc destinés à disparaître.

Vous faites référence à une lettre adressée aux recteurs, dans laquelle il leur demande de «s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités…»

C’est très inquiétant ! Le but de Vincent Peillon, qui ne s’en cache pas dans ses livres, c’est que l’enseignement catholique soit totalement contrôlé par l’État. La République socialiste est aussi une religion, il faut bien comprendre cela : elle a donc aussi ses tables de la loi, ses prophètes, ses prêtres et ses dogmes qui doivent être enseignés dans tout le système éducatif, y compris dans le privé. Lorsque Najat Belkacem est allée enseigner le mariage homosexuel dans les écoles, cela n’a posé aucun problème à Vincent Peillon, puisque les écoles sont les lieux où l’on doit créer les futurs électeurs socialistes… Donc, on les formate à la pensée unique, républicaine et socialiste. Cette lettre aux recteurs de Vincent Peillon est très inquiétante, car elle porte un germe de totalitarisme.

Dans ce travail de sémantique, il y a aussi la diabolisation, puisque Vincent Peillon accuse tous ceux qui ne seraient pas sur sa ligne d’être proches des forces contre-révolutionnaires, réactionnaires et rétrogrades. Ce sont des termes très durs…

Celui qui s’oppose à l’histoire inéluctable, celle qui avance vers la République socialiste, est impur, il est rétrograde… Ce sont les mots mêmes de Vincent Peillon. Lorsque l’histoire avance à grands pas, Vincent Peillon est aux commandes et tous ceux qui s’opposent à cette avancée sont impurs. Nous sommes quasiment dans une chasse aux sorcières ! Tout cela est de l’ordre de l’Inquisition, avec une nouvelle religion qui a ses dogmes et sa propre histoire…

De retour du colloque international de philosophie à Cotonou (Bénin)

31 jeudi Jan 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie

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amour, charité, justice, REPHI, Vivien Hoch

Le REPHI, (Réseau Philosophique de l’Interculturel) a organisé un colloque à l’occasion du premier anniversaire de l’Exhortation Apostolique Africæ Munus, sur « l’Église en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix », signée par le Pape Benoît XVI à Ouidah (Bénin) le 19 novembre 2011, avec l’Institut Catholique de Paris, le Conseil Pontifical de la Culture, la Délégation du Bénin à l’UNESCO, l’Université Nationale d’Abomey-Calavi, l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest et l’Université Catholique de Yaoundé co-organisent à Cotonou (Bénin), du 21 au 25 janvier 2013, un colloque international de philosophie sur le thème « Justice, cultures et charité ».

Ce colloque avait pour objectif d’engager une réflexion philosophique sur le concept de justice, à partir des nouvelles formes de justice qui se sont déployées depuis la Seconde Guerre mondiale suite aux tragédies qui ont eu lieu, notamment en Afrique. L’enjeu était donc de repenser le concept de justice à l’épreuve des situations où la justice pénale classique n’est pas caduque mais atteint ses limites. Nous pensons en particulier aux situations qui requièrent une justice transitionnelle, mise en œuvre dans des contextes interculturels et interreligieux.

Je suis intervenu sur le thème : « la logique interne de l’amour dépasse-t-elle la justice ? » (Publication prévue en septembre 2013).

Quelques photos de ce beau moment :

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