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Archives de Catégorie: Religion

Des voeux pour tous

31 mardi Déc 2013

Posted by Vivien Hoch in Religion

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Bouclier de la Très-Sainte Trinité

Bouclier de la Très-Sainte Trinité

 

Chers amis,

Voici qu’une nouvelle année s’annonce, après une année 2013 particulièrement catastrophique à tous les points de vue, notamment pour ceux qui croient encore à une certaine beauté, vérité et bonté du monde. Mes vœux à chacun.

À mes amis sans foi surnaturelle ni loi naturelle, que le Christ, le Père et l’Esprit vous libèrent de vos préjugés mondains et régionaux. Vous n’avez jamais eu la foi, vous l’avez perdue, vous avez votre propre religiosité ou vous ne vous en souciez pas. Mais vous avez, pour la plupart, grandis dans un monde tout entier organisé contre une bonne reception du message évangélique, un monde anti-évangélique, l’inverse radicale du Kerygme. Soyez attentifs, prenez toute chose au sérieux. Que Dieu vous livre l’être dans toute sa dimension surnaturelle, dégagée de l’étant et de ce qui est, pour vous donner ce qui donne, pour vous faire aimer ce qui aime, pour vous libérer grâce à ce qui est souverainement libre.

À mes amis engagés dans le combat pour défendre ce qui reste de notre si magnifique civilisation, restez lucides : ne perdez pas de vue que tout est organisé pour votre perte, et que le combat est bien plus que simplement politique ou culturel ; il est, au plus profond et au plus haut, métaphysique et religieux. Je répète inlassablement que nous sommes en pleine guerre des religions, en pleine disputatio géante qui engage des arguments métaphysiques et méta-politiques, et dont le dénouement touche au creux de la quotidienneté de tout individu, fut-il éloigné de ces débats ou tout à fait indifférent aux métastases civilisationnelles. Plus que de pavés ou de pétards de manif’, nous avons besoin des armes de lumière et du bouclier de la foi.

À mes amis anti-libéraux, soyez éclairés par le fait que le libéralisme culturel et moral est un irréductible dogme de gauche, mais que le libéralisme économique, laissant à chacun la possibilité de vivre et de travailler sans être pillé et violé par un État omnipotent et omniprésent, qui redistribue votre argent à travers un système opaque et clientéliste, ancestral et poussiéreux, à tous et à chacun, sauf à vous, car vous laissant sur le carreau de son idéologie immanente et violente ; ce libéralisme économique, dans le sens de la science de l’habitat libre, est une bénédiction temporelle dû au christianisme. N’oubliez pas que les banques et la grande finance, ennemis déclarés de tous, ne font leurs exactions qu’avec la connivence des états et des banques centrales, bouclant une boucle terrifiante que seule une subsidiarité absolue du travail et de l’entrepenariat peut briser, enlevant les lourds boulets du collectivisme et du capitalisme socialiste qui pendent aux pieds des hommes de bonne volonté, et de la bonne volonté de chacun.

Sur ce, bonnes festivités…

Joyeuse veillée, joyeux Noël.

24 mardi Déc 2013

Posted by Vivien Hoch in Religion

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Chers amis,

Après cette année profondément difficile, où notre pays a certes connu un sursaut notoire, mais pas assez conséquent, pas assez virulent, pas assez à la hauteur de la dégradation stupéfiante que le pouvoir a fait subir à tout ce que nous aimons et à tout ce qui rend notre vie digne d’être vécue (la fragilité du sacré, l’appel de la transcendance, ces murs symboliques qui rendent possible une saine habitation du monde) ; de ce même pouvoir qui fait plonger notre monde dans les abysses insondables d’un non-monde, d’une incroyable pauvreté spirituelle et d’une violence symbolique innommable, qui présage les pires persécutions, qui ne seront bientôt plus seulement symboliques, mais qui vont bientôt devenir corporelles ; face à tout cela, nous n’avons pas été à la hauteur, il faut le reconnaître et, devant l’ampleur de la dégradation, avouer notre désespoir radical.

Cependant désespoir n’est pas désespérance. Il demeure une Espérance, une vertu théologale, une ambivalence ontologique, une hétérologie de la grâce, qui rabat tout espoir mondain à son statut régional, ontique et diffus. Espérance est plus qu’espoir, et transcende ce monde vers l’unique source de salut, qui ne va pas tarder à nous rejoindre, car nous ne le savions pas ; nous ne savions pas qu’ils viendrait sous cette forme humble, sous cette aspect fou d’un nourrisson fragile, venu d’en haut, dans une famille humiliée, tout en bas, comme nous tous, aujourd’hui.

Comme le dit saint Augustin, dans son sermon de Noël : « en ce jour de grâce, réjouissons-nous, pour trouver notre gloire dans le témoignage de notre conscience ; alors, ce n’est pas en nous, mais en Dieu que nous mettrons notre gloire. ». Et Dieu est là, aujourd’hui plus que jamais palpable, rendant palpable, aussi, le salut de ce monde aujourd’hui même.

Qu’il reste présent dès lors et à jamais à celui qui reçoit comme son Dieu ce nourrisson humilié dans la paille d’une étable de ce bas-monde.

Joyeuse veillée, joyeux Noël.

Les voeux de Noël sont également sur Itinerarium.fr

Quel goût aura cette cuvée de Noël 2013 ?

13 vendredi Déc 2013

Posted by Vivien Hoch in Religion

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Daniel Hamiche, joyeux Noël

Chronique de Vivien Hoch au libre journal de Daniel Hamiche, jeudi 12 décembre 2013

Pour écouter la chronique en ligne

Quel goût aura cette cuvée de Noël 2013 ? Avec mon pessimisme légendaire – qui est bien plutôt une lucidité tragique et qui n’entamme en rien ma vertu théologale d’espérance – cette cuvée, je la sens bien amère. Une piquette à la mesure du monde qu’on nous offre tous les jours.

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Mais comme je suis tolérant, ouvert et moderne, je souhaite à tous un joyeux Noël laïc, socialiste et républicain ! Imaginez donc le Réveillon : une dinde maigre, enroulée de feuille d’impôts, cuit dans des peaux de banane, autour d’une table pliable, les petits enfants métissés, nés sous GPA, assis avec leurs deux papas, un portrait de Mandela encadré au mur et la télévision allumée sur une émission débile, après les vœux du président Hollande arrosés au cidre – le champagne étant devenu trop cher ;

mais on peut aussi fêter le réveillon dans une grande chaine américaine de restauration rapide, qui, entre deux frites grasses, suggère dans son magazine que l’on peut « faire l’impasse » sur « le calendrier de l’avent », « la crèche », « les cadeaux pour les parents, les frères et soeurs, les cousins, les oncles et les tantes… », « la dinde aux marrons », « la bûche en dessert » et… « la messe de minuit » ! 

Tant qu’on y est, pour arroser le tout, ouvrez également le nouveau vin québécois qui se présente « comme un vin 100% laïque » en affirmant dans ses publicités que « ceci n’est pas du vin de messe ».

Bref, cette petite famille plurielle, ultra-progressiste et post-moderne, donc, va ouvrir ses cadeaux emballés dans du carton trouvé sur le trottoir… Pour y trouver quoi ?

 Vous pouvez bien sûr vous pencher sur l’excellent « Agenda 2014 » aux éditions Terra Marre, où vous retrouvez, parmi un nombre conséquents de contributeurs, Guillaume de Thieulloy et Daniel Hamiche ;

Également sur le « Saint Louis » de Philippe de Villiers ; ce saint Louis, dont l’auteur disait magnifiquement, il y a quelques jours à cette antenne, qu’il était le mur porteur de la France :

Quand la France s’écroule, on tatonne dans le noir à la recherche d’un mur porteur ; et ce mur porteur, c’est saint Louis.

Moins drôle, mais tout aussi important, vous pouvez aussi vous offrir un abonnement à l’Observatoire de la christianophobie, qui vous offrira chaque semaine un travail de fond et de riposte à la haine anti-chrétienne dans le monde ; ce que je fais avec une joie et un intérêt renouvelé tous les jours.

Mais enfin ! Tout cela n’est que de la paille, pardonnez-moi, à côté du véritable cadeau qu’il y a à offrir ! Je pense à ce genre de cadeau qui peut transformer cette piquette maussade de la cuvée Noël 2013 en Château Latour 86. Ce genre de cadeau qui peut déplacer une montagne dans la mer ; ce genre de cadeau qui pêut arrêter les tempêtes et remplir vos filets de pèche.

Non, il ne s’agit pas d’offrir un Rédempteur : parce que d’abord c’est lui qui s’offre à nous, ensuite parce qu’il s’est déjà offert à nous, et enfin parce qu’il s’offrira toujours à nous.

 Mais il s’agit d’offrir à cette offrande, de donner par dessus le don, c’est-à-dire de par-donner,  de se donner pour ses proches, pour sa famille, pour la patrie, pour la cause, pour l’Église.

 Offrez-donc un cadeau métaphorique, un cadeau anagogique, un cadeau culturel, un cadeau politique, un cadeau sotériologique, un cadeau mystique. Offrez, tel un Roi mage moderne, de l’or, de l’encens et de la myrrhe ! Mais de cet or, de cet encens et de cette myrrhe qui échappent à la TVA, aux taxes et aux impôts socialistes, c’est-à-dire aux voleurs et aux mites d’ici-bas !

 Je rappelle que, selon la tradition, issue de l’auteur de la Légende dorée, au XIIIè siècle (Jacques de Voragine) :

• l’or symbolise la royauté

• l’encens, utilisé pour le culte, symbolise la divinité du Christ

• la myrrhe, qui servait à embaumer les morts, rappelle qu’il est aussi véritablement homme et mortel.

Un Roi, une divinité et une limite naturelle : voilà de quoi faire de cette petite « fête d’hiver »… un joyeux Noël !

La Manif pour tous est-elle anti-républicaine ?

10 mardi Déc 2013

Posted by Vivien Hoch in Politique, Religion

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gauche, Manif pour tous, manipulation, opposition, politique, république, Taubira

Dans le numéro des 4 Vérités de la semaine du 10 décembre 1013.

Manif pour tous : anti-républicaine selon Taubira

Manif pour tous : anti-républicaine selon Taubira

La sacra doctrina ou l’interprétation du monde au prisme de l’amour

02 lundi Déc 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Religion

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amour de Dieu, charité

Un article de Vivien Hoch sur Itinerarium.fr

Si le monde est créé par un Dieu bon et parfait, comme le confessent les chrétiens, il devrait convenir parfaitement à l’homme. Pourtant, peu en conviendront. Le mal et l’obscurité règnent encore par trop dans un monde qui est pourtant, nous disent les chrétiens, sauvé par le sacrifice du Christ. Dans le concert des voix qui s’élèvent, indignées, contre l’apparente incohérence du monde, le chrétien joue un rôle capital. Du milieu du monde, il montre les signes de sa bonté (fonction phénoménologique) et laisse une force en lui les interpréter au prisme de la grâce (fonction herméneutique). Telle est sa lecture du monde, envers et contre les ténèbres du mal ; telle est sa lumière qui brille et qui fait briller, et qui a pour nom sacra Doctrina.

Crédits photo : Vivien Hoch

Crédits photo : Vivien Hoch

Depuis les premiers Pères, la sacra doctrina assure une fonction critique envers la philosophie. Car la philosophie est critique, mais ne s’auto-critique pas, sinon par détour (à travers la logique, les sciences sociales et autres vis-à-vis). Jean-Luc Marion répète à profit que toute hérésie n’est finalement qu’une bonne philosophie poussée au bout, poussée à bout, une philosophie devenue folle, parce que se déclarant auto-suffisante et ne voyant plus qu’au prisme de ce qu’elle a posé d’elle-même. La sagesse des hommes est folie, et la folie des hommes est sagesse dit l’Apôtre des nations : « ἡμεῖς δὲ κηρύσσομεν Χριστὸν ἐσταυρωμένον, Ἰουδαίοις μὲν σκάνδαλον, ἔθνεσιν δὲ μωρίαν » (I Cor. 1, 23). Combien a-t-on déjà remarqué que le philosophe, enfermé dans son regard fini, cherche des yeux une libération qui lui vienne «du haut» (révélation des mystères) et une assurance qui lui vienne «du bas» (adéquation avec les choses mêmes) ? Seule la sacra doctrina vient à la fois d’en bas et d’en haut, du fondement divin des choses et d’un horizon, le ciel, qui la détermine par le haut, et que le regard ne peut pénétrer. Ni théologie, ni philosophie, elle est plutôtl’effet de la sagesse divine en nous qui organise la rencontre du ciel et de la terre : elle seule peut donc passer la philosophie au tamis d’une interprétation qui l’expose à l’altérité radicale d’une rationalité strictement différente.

Manifester le ciel sur la terre

L’office du sage, tel que le comprend saint Thomas d’Aquin, est en tension perpétuelle entre le ciel et la terre. Il consiste à ramener la terre au ciel tout en manifestant le ciel sur la terre. Sans toutefois déployer un discours métaphysique ou théologique, enfermant et englobant dans un discours rationel les mystères du monde. La contemporanéité ne nous a que trop appris que la rationalité métaphysique poussée dans ses limites aboutie à la déshumanisation de l’homme, et à l’humanisation de Dieu. Aussi la sacra doctrina ne consiste ni à justifier a priori les grands événements de l’histoire théologique du monde, ni à expliquer la nature humaine par elle-même. Il consiste à assumer et à donner à voir les raisons de voir du sens dans les événements historiques et théologiques du monde : ce sont les raisons de convenance (de l’Incarnation, de la rédemption, de la création du monde, etc.), mais aussi à trouver le sens de notre existence sur terre : déceler au plus profond de l’homme la convenance (convenentia ou coaptatio) entre le monde dans lequel il est jeté et la manière dont il s’y meut ; cette exposition au monde, lorsqu’elle est convenable, est amour. Parmi le flux perpétuel de choses qui nous affectent, lorsque l’une d’entre elle s’avance comme aimée, c’est en raison d’une convenance entre elle et nous (Commentaire des Sentences, III d. 27 q. 1 a. 1). Une convenance qui n’est pas posée a priori, telle une harmonie préétablie, mais une convenance qui se créé parce que notre corps et notre âme sont volontairement disposés à aimer par une attention aux choses elles-mêmes, qui recèlent toutes en elles une raison d’amabilité.

La sacra doctrina : une fonction pédagagique et phénoménologique

C’est pourquoi la sacra doctrina a d’abord et avant tout une fonction pédagogique : elle éduque le regard à bien voir, et donc, in fine, à aimer. Cependant, ce qui relève de la sacra doctrina ne peut se manifester que de manière inouïe, c’est-à-dire en dehors des conditions que pose l’entendement, derrière l’apparence première et banale des choses. Passer de l’apparence à l’être qui se dissimule derrière requiert une conversion. Le regard métamorphosé par la sacra doctrina, le sage ne voit différemment ; il y a un « avant » et un « après », et entre les deux une conversion. Tout comme Heidegger dit de Husserl qu’« il lui a implanté des yeux », la philosophie peut dire de la Sacra doctrina qu’elle lui a implanté des yeux. La phénoménologie, qui est aussi une conversion de notre regard sur le monde, constitue le grain à moudre de notre vision du monde infusée par la grâce parce qu’elle laisse les choses se manifester avant même que d’appliquer sur elles des déterminations de l’extérieur d’elles-mêmes. Nous l’avons dit : la sacra doctrina a trait aussi au fondement même des choses, au lieu même où elles se manifestent. Les phénoménologues français comme Michel Henry et Jean-Luc Marion n’ont pas manqué de remarquer que les termes clefs de la phénoménologie sont ceux de la théologie – manifestation, révélation, phénomène, irruption. Ce voisinage n’est pas fortuit. Il montre à quel point interpréter le monde demande de pouvoir le voir. L’homme est empêché, dans son état présent, de considérer entièrement et lucidement les effets spirituels parce qu’il est tiraillé par les objets sensibles qui l’assiègent (Somme de théologie, Ia, qu. 94, art. 1, resp.).

La sacra doctrina assume cette fonction phénoménologique. Elle fait voir, éduque notre regard et lui apprend à voir à travers et au-delà de l’apparence des choses, leur être même. Plus encore, la sacra doctrina est aussi herméneutique : elle interprète le monde au prisme de la grâce, en infusant en l’homme de quoi le relever de ses errances, afin de lui donner une clef d’interprétation juste des choses. Car il ne suffit pas de voir, il faut aussi interpréter. Elle permet en effet à celui qui la pratique de regarder les choses non d’un point de vue absolu, en dehors de tout contexte et de toute histoire, ni même de voir les choses telles qu’elles sont – du moins pour le moment – mais de les voir comme bonnes, dans leur lien de dépendance au créateur. L’herméneutique du monde de la sacra doctrina est une herméneutique sub ratione boni, sous la raison de bien. Il n’est nullement question d’affirmer que toutes les choses du monde sont bonnes, ni même que le mal n’existe pas, mais que nous séjournons dans un paradis que nous ne savons pas voir par nous-mêmes et que nous nous efforçons, par la charité et toutes les autres vertus infuses, à voir comme Dieu les voit.

Voir comme Dieu voit, c’est porter un regard d’amour sur la création, et interpréter le monde en fonction de l’amour qu’on lui porte et qui le porte. « Deus omnia existentia amat. Nam omnia existentia, inquantum sunt, bona sunt – Dieu aime tout ce qui existe ; car tout ce qui existe, en tant qu’il existe, est bon » (Iª q. 20 a. 2 co.), s’il devait y avoir une « métaphysique » ou une « ontologie » thomasienne, elle trouverait ici son principe. Il ne faut pas comprendre que Dieu aime les choses parce qu’elles sont aimables, mais bien que son amour les rends aimables : « amor Dei est infundens et creans bonitatem in rebus – l’amour de Dieu infuse et crée la bonté dans les choses » ; analogiquement, l’amour de charité est amour de Dieu, amour comme Dieu, par Dieu et en Dieu. Par suite, aimer, c’est en quelque sorte prolonger le geste créateur, et se faire co-créateur. Ce que nous créons, ce sont des signes et des symboles qui permettent de configurer l’existence commune des personne et la tourner vers le Bien commun, à partir duquel se diffuse tous les biens personnels. Porter un regard de charité sur le monde, interpréter correctement ce qui est ainsi vu et prolonger cette interprétation dans une construction commune, voilà le rôle de la sacra doctrina.

La sacra doctrina construit un monde habitable

La sacra doctrina est le nom de cette science interprétative et contemplative qui assure, s’assure et rassure du bien dans le monde, parce qu’elle y cherche et y discerne l’action divine qui rend toutes choses convenables, donc aimables. Plus encore, il s’agit d’en vivre. Comme dans le cas de l’Ecriture, d’une adresse à Dieu plutôt que d’un discours sur Dieu, qui relève plus de l’ordre théologal que de l’ordre théologique. Il s’agit plus de vivre de Dieu que de parler de Dieu. Il s’agit d’être plus et d’être mieux que celui qui ne voit pas ce qui se manifeste en-deçà et au-delà de ce qui se montre à voir dans la banalité du quotidien, l’apparence. Lire le monde en chrétien, c’est interpréter les signes et les événements du quotidien sous leur aspect de biens donnés en abondance pour y déceler le divin, toujours présent en toutes choses, toujours en attente d’être vu et remarqué, que nous cherchons du regard sans le savoir. Dieu est partout, la justice de l’homme nulle part, mais la conjugaison des deux construit un monde habitable, infusé par ce qui le dépasse et le fonde ; c’est à la sacra doctrina d’organiser cette rencontre. La rencontre – coup de foudre – entre la créature et son créateur produit un être qui aime inlassablement d’un amour infini : le chrétien. Dès lors, porté par cette relation intime, il se fait un devoir de rappeler le monde à son bien, afin que tous puisse enfin l’aimer, malgré tout.

© Vivien Hoch, pour Itinerarium

Sur la morale de Monsieur Peillon (recension)

26 mardi Nov 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Politique, Religion

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Thibaud Collin, Vincent Peillon

Recension. Thibaud Collin, Sur la morale de monsieur Peillon, Salvator, carte blanche, Paris, 2013

Thibaud Collin est un philosophe bien connu des intellectuels chrétiens engagés dans les âpres débats civilisationnels de ces dernières années. Rappelons son remarquable et tout à fait à-propos « Sur les lendemains du mariage gay » paru avant le projet de loi et les manifestations salvatrices qui ont suivi. Il a remis le couvert avec cette morale de monsieur Peillon, qui tombe à pic, également, en pleine offensive moralisante et laïque sur l’école publique (morale laïque, charte de la laïcité, théorie du genre, refonte des programmes scolaires). Un ouvrage qui dépasse largement ses objectifs.

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Crédits : Vivien Hoch

Ne vous attendez pas à une exposition froidement objective de l’idéologie révolutionnaire et socialisante de Vincent Peillon ; Thibaud Collin propose ici bien plus une critique en règle des tenants et des aboutissants de l’idéologie peillonienne, et une mise en question de ses idéaux. L’avantage, c’est qu’en critiquant Vincent Peillon, on ne critique pas que ce personnage, en soi inintéressant et médiocre : derrière lui, se cache le coeur de la République et de l’idéologie qu’elle véhicule depuis la Révolution française qui n’est, pour rappeler le mot même du mis en cause, pas encore terminée. À tel point d’ailleurs, que, dans cet ouvrage, il n’est finalement que très peu question de Vincent Peillon lui-même, des mesures qu’il introduit aujourd’hui dans l’école. Le travail dépasse largement Vincent Peillon. C’est plutôt une analyse générale de la post-modernité.

I-Grande-7269-sur-la-morale-de-monsieur-peillon.aspxD’emblée, la plus grande conquête de ce travail, comme de tout travail sur ce genre de personnage républicain, me semble être dans la possibilité de prendre conscience du fait que nous sommes, avec cette République-là, dans un système qui impose subrepticement une certaine conception de l’homme, et, en laissant (soit-disant) à chacun la possibilité de vivre selon ses propres conceptions de l’homme, se développe en fait à partir d’une indifférence radicale sur ce qu’est l’homme.

Vincent Peillon lui-même, au bout d’une longue tradition républicaine et socialiste, n’a pas abandonné ce cher « bien commun », tant apprécié de nos amis chrétiens. Bien au contraire : il en a un en tête, et cherche à l’imposer par tous les moyens. Évidemment, depuis qu’il a les manettes de l’éducation nationale, la tâche est plus facile… Et ce sont nos enfants qui en pâtissent. Reste quel’épistémologie pédagogique de Vincent Peillon est complètement désuète, et c’est la deuxième conquête de cet ouvrage que d’arriver à le prouver. La principale raison en est qu’une certaine conception de l’homme entre en jeu derrière la morale peillonienne : « l’enjeu ultime de notre question est bien anthropologique » (p. 54), et il s’agit de découvrir ce qui est en jeu. C’est là que Thibaud Collin devient extrêmement intéressant, notamment dans un chapitre exceptionnel (nature et grâce, chap. V) qui traite de la « modernité post-chrétienne » (c’est son terme) ; il y expose la nostaglie de la grandeur d’une société qui a abandonné le surnaturel et la nature, dans une « acédie mondaine »  ; je vous laisse découvrir ces pages d’une grande finesse.

Les sources religieuses d’une société

Thibaud Collin, déjà très au fait de la question théologico-politique posée par la laïcité révolutionnaire et socialisante (Laïcité ou religion nouvelle ?, Harmattan, Paris, 2007), détaille la question avec les mentors de Vincent Peillon au chapitre 3 : « la République en quête d’une religion impossible », qui reprend les vieux débats entre Simon, Quinet et Ferry, qui se déroulent nécessairement lorsqu’il fait organiser une morale et une éducation sans Dieu : comment produire du commun ? Comment insérer une hétéronomie anthropologique, qui ouvre l’homme à l’autre, sinon à un Autre ? La question de la fondation religieuse du politique, devient celle de la sanctuarisation de l’école, qui devient alors le temple de cette nouvelle religion, comme le dira plus tard Vincent Peillon. La morale dite laïque s’y fondera comme en son élément propre. D’où l’insistance du monde laïc sur l’école et sur l’éducation, tentant de réduire au maximum l’influence de la famille sur les futurs citoyens.

La laïcité devient rapidement un principe d’indifférenciation (p. 83).

La vraie question de tous ces débats, prises de positions, combats idéologiques, étant, au fond, celle de savoir sur quoi fonder la morale : sur Dieu, sur la liberté ou sur l’universel, et, au-delà, de déterminer si la post-modernité a fait de l’état républicain laïc une structure sociétale relativiste et procédurale, écartant la possibilité d’une éthique du bien ; qu’ainsi, comme le dit Thibaud Collin,

« le projet Peillon sous couvert de réintroduire la morale à l’école ne va qu’accroître le relativisme dans la mesure où il ne procède pas à une critique de la doxa actuelle conduisant à réduire la morale à des valeurs formelles sans contenu » (p.133).

Je ne partage pas cet avis. Thibaud Collin pense que la société libérale-laïque empêche toute éthique du bien, et que le projet Peillon se retourne sur lui-même, dans sa propre impossibilité ou contradiction laïque. C’est que je n’estime pas que la société libérale-laïque-procédurale soit avérée, ni non plus que ce qui la fonde et la motive soit des « valeurs formelles sans contenu » ; bien au contraire, il le semble que nous sommes dans une situation on ne peut plus théocratique, avec des contenus à forte consistance idéologique, voir que nous avons à faire à une métaphysique, avec ses transcendantaux et son intolérance ontologique. Thibaud Collin y approche lorsqu’il étudie la volonté théologico-politique de Quinet. Le socialisme républicain et laïc n’est pas informe et sans contenu, comme l’homme qu’il a en vue bien au contraire, il est une métaphysique du dépouillement total, une mystique de la différence, une ascèse mondaine, une acédie, comme Thibaud Collin l’expose au stupéfiant chapitre V. Ma critique devra prendre d’autres lattitudes pour s’exposer plus en avant, et je n’y manquerai pas prochainement.

Un livre efficace, avec des éclairs de lucidité théologico-politique

Reste qu’il s’agit là d’un ouvrage lucide, efficace, avec la sobriété d’écriture et de raisonnement qui caractérise Thibaud Collin ; où il est pris le temps de revisiter les arguments historiques en faveur de la morale laïque, en y croisant Quinet, Jaurès, Rousseau, Ferry, etc. ; où Vincent Peillon est recontextualisé et réinséré dans une vieille tradition républicaine, souvent anti-cléricale, universaliste et socialiste et où, finalement, il est montré que cette tradition et les questions qu’elle porte le dépasse largement, ainsi que tous ceux qui la défendent.

Pour vous le procurer : Thibaud Collin, Sur la morale de monsieur Peillon, Salvator, carte blanche, Paris, 2013

Sur le même thème :

– Vivien Hoch, Vincent Peillon, prophète d’une religion laïque, CERU, 2013

– Entretien sur la charte de la laïcité de Vincent Peillon,

– Réfutation point par point de la charte de la laïcité 

L’assassinat ontologique

21 jeudi Nov 2013

Posted by Vivien Hoch in Religion

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assassinat ontologique, Cyrano, déconstruction, Derrida, Deuleuze, métaphysique, Ontologie, Vivien Hoch

Un article de Vivien Hoch sur Cyrano.net

 

L’être est mort, il a été assassiné. Une tradition philosophique, d’Héraclite à Derrida, en passant par Heidegger et Lévinas, ont soutenu en choeur que l’être tue, alors que l’être s’est justement tu pour les laisser chanter. En s’engageant dans une véritable croisade ontologique, dont les escales furent et sont encore aujourd’hui la dialectique, l’ontothéologie, le dépassement de la métaphysique, la démythologisation et la déconstruction, ils sont parvenus, il y a peu, à la « Jérusalem philosophique », où ne demeurent plus que la dépossession, l’Autre, la Différance, le mythique et le poétique. Ils ont tué l’être et lui ont substitué l’ « Ouvert », l’inconsistant, l’inabordable et l’inadorable.

le grand métaphysique, Chirico, 1915

Que d’aubaine, finalement, puisque la pensée de l’être constituait la condition, la source et la racine de la nature, avec ses lois, mais aussi avec ses conditions, ses exclusions et ses exigences. Se libérer de l’ontologie était la condition pour se libérer d’un monde ennuyeux, stable et consistant, afin de s’ « éclater » enfin dans une gnose bourgeoise. Les « libérations » sexuelles, politiques et sociales reposent, au fond, sur cette « libération ontologique » ; elles fleurissent aujourd’hui sur les cadavres encore chauds de l’être et de sa famille métaphysique : l’étant, la substance, la présence, la catégorie, et la nature. Cette « métaphysique classique » érigerait des « murs » dans le réel, empêcherait de voir l’Autre et donnerait trop de conditions à réel qui serait, au fond, bien plus chaotique qu’ordonné. C’est là que le comportement bourgeois a vaincu la métaphysique de nos maîtres : au lieu de s’ennuyer dans l’ordre cosmico-théologico-politique, amusons-nous dans le désordre et le mouvement ; au lieu de lutter dans l’épaisseur ontologique, lâchons-nous dans un monde sans foi (vecteur de transcendance) ni loi (signe d’ordonnancement du monde). Et pour déconstruire, activité bourgeoise par excellence, il faut s’attaquer au fondement : l’être. Mais, nier l’être pour le remplacer par rien, c’est-à-dire par quelque événement dont la causalité relève du néant, c’est entrer en situation de nihilisme.

Le nihilisme contemporain se caractérise par l’hypertrophie du mouvement sur le stable, de l’avenir sans le passé et de l’idée contre le réel. Tout cela n’est rendu possible que par la victoire a-métaphysique sur la notion d’être. Aussi comprend-t-on la parole du siècle, « je fais ce que je veux » : je ne suis pas, puisque l’être n’est plus. L’être-dans une famille, une communauté, une mémoire collective, une nature et un ordre transcendant a laissé place à l’être-vers l’absurde accomplissement de soi, par soi et pour soi, sur les seuls principes du soi, qui, puisqu’il n’est pas par le passé, reste toujours en devenir d’être, inachevé, inconsistant et errant.

Repérons les catégories branlantes, traquons dans le langage les volontés nihilistes, veillons à raccorder l’avenir au passé ; en un mot : rebatissons. La science du rebâtir est derrière nous et au-dessus de nous, selon les deux postures honnies de notre postmodernité. Car la métaphysique est bien la condition pour habiter le monde : « méta-, μετά » veut tout aussi bien dire « au-delà » de la nature, que « à travers, avec » la nature (phusis, φύσις). Sans elle, sans la possibilité de vivre, d’habiter et de traverser cette vie en visant le haut, le beau et le vrai, nous sommes dépossédés. Dépossédés de notre habitat, de nos conditions d’existences et de nos motivations pour vivre : nous sommes perdus au-monde et il ne nous reste plus rien, pas même la possibilité d’être.

Vivien Hoch

Une apologie théologale des principes libéraux, par Vivien Hoch (novembre 2013)

12 mardi Nov 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Religion

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christianisme, Hoch, Itinerarium, libéralisme, liberté, théologie, Une apologie théologale des principes libéraux, vivien, Vivien Hoch

Un article de Vivien Hoch sur Itinerarium 

Dieu veut-il des êtres libres ou des étants soumis ? La réponse à cette question suppose que la différence ontologique (étant/être) redoublée de la différence nature/surnature, trouve dans la différence proprement politique entre collectivisme/libéralisme des points d’appuis, ou au moins des résonnances.

Vivien Hoch

Théologiquement, de la Cause Pemière (Dieu) aux causes secondes (l’être humain en tant que créature douée du libre arbitre), il y a un espace, que la conception chrétienne de création laisse ouvert aux potentialités humaines ; c’est cet espace fondamental qui laisse la porte ouverte au paradigme libéral. Non que le monde humain se réduise à des causes : réduire la vie terrestre de l’homme a un faisceau de causalité serait vulgairement anti-libéral. Bien plus, l’homme a une capacité qui le place largement au-delà du monde créé : celle d’avoit le pouvoir d’être cause de lui-même.

C’est l’idée de causa sui, que Descartes applique à Dieu, mais que saint Thomas d’Aquin applique à l’homme : l’être humain, dit-il, est image de Dieu parce que c’est un être intelligent et volontaire, mais aussi et surtout parce qu’il est « per se potestavium » : il a un pouvoir de lui-même et par lui-même[1] ; un pouvoir si cher aux yeux de Dieu qu’il envoie sa grâce pour restaurer les pleins pouvoirs que l’homme a sur lui-même.

Or ce type d’auto-détermination constitue exactement le principe anthropologique du libéralisme, etsa seule idée directrice. Auto-détermination, qui extirpe par principe l’homme libre de toute chaine de causalité naturelle, surnaturelle, sociale ou économique ; mais également contre l’homme  En régime théologique, comme en régime politique, nous ne sommes pas de simples instruments que Dieu – ou le dieu moderne, l’État – agite comme une marionnette avec les fils de la concupiscence ou de la violence, guidé en cela par des idées universelles et, surtout, idéelles : déconnectées du vécu et de la quotidienneté.

À Pierre Lombard qui voulait réduire la grâce à une irruption de Dieu dans l’homme, mais sans l’homme, Thomas d’Aquin répond que la grâce ne dirige pas l’homme : elle le libère. Et le principe est théologique, voir plus, théologal :

« ce qui est par soi est toujours plus grand que ce qui est par un autre (per se magis est eo quod est per aliud) »[2].

Être par un autre, que se soit par Dieu, par l’État, par autrui, comme contribuable, copain ou ami, est toujours moindre que d’être par soi-même, à l’image de Dieu. Comme Dieu se veut lui-même, il veut des êtres autonomes plutôt que des automates ; c’est pourquoi il gratifie les êtres consistants, originaux et poreux, qui ne se lissent pas dans les conventions sociales et l’ennuyeux cirque des relations mondaines.

Pour dépasser l’idée qui voudrait que l’individualisme est un effet néfaste du libéralisme, il faut rappeler qu’il y a, au fond des doctrines dites « libérales », une conception la societas comme « coexistence aimante » ou comme « entre-soi », à l’envers du déontologisme kantien, et à rebours du « vivre-ensemble ». Puisqu’il n’y a pas l’homme en général, mais des hommes ; et que ces hommes-çi ne répondent pas à des idées pré-programmées d’universalisme, de solidarité désincarnée ou d’idéal régulateur ; la coexistence se fait de manière spontanée, naturelle et par une « discrimination positive » absolument nécessaire à l’entretien d’une certaine amitié.

Autrui, celui avec qui on vit, est d’abord un frère (fraterna) ou un prochain (alicujus), ce qui fonde, en charité, une proximité théologale ; celle-là même que l’on retrouve, à l’état parfait, dans les communautés monastiques ; celle-là même que l’on ne retrouve absolument pas dans les cités contemporaines, où des inconnus sont entassés de force dans des exiguïtés bétonnées, poussés à coexister selon des idées universelles bien éloignées avec un « vivre-ensemble » abscont mais grassement subventionné.

Il n’y a qu’en régime véritablement libéral – une liberté comme principe, non « orientée » par des ficelles collectivistes et enracinée théologalement, qu’on passe de l’individu à la personne, ou de l’homme-esclave à l’homme responsable : celui qui répond de lui-même des interractions qu’il a avec le monde et que le monde, en retour, lui permet enfin d’avoir.


[1] Somme de théologie, prologue de la IIa

[2] Somme de théologie, IIa IIae qu. 23, art. 6, resp.

2000 ans après, qui est le véritable pharisien ?

01 vendredi Nov 2013

Posted by Vivien Hoch in Religion

≈ 5 Commentaires

2000 ans après, qui est le véritable pharisien ? 

– le pharisien disait : je te rends grâce Seigneur, de ce que je ne suis pas comme les autres chrétiens : intégristes, fermés d’esprits, extrémistes, méchants, qui suivent la messe en latin et qui osent parfois écrire contre la République. Je ponds deux fois par semaine un petit billet de blog pour parler de solidarité et de coolitude, je donne 5 euros au denier par prélèvement automatique, je participe aux crèpes-party de ma paroisse.

– le publicain-intégriste-nauséabond disait en lui-même : mon Dieu, prend pitié de nous et fait de nous des disciples fidèles, intransigeants et droits. Fait que jamais nous ne monnayons notre foi avec l’esprit du monde, et permet-nous de parler de toi avec douceur mais vigueur.

Je vous le demande : qui est véritablement le pharisien ?

« Vincent Peillon : une théologie républicaine et socialiste »

21 lundi Oct 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Politique, Religion

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Retrouvez mon article « Vincent Peillon : une théologie républicaine et socialiste », dans le dernier Reconquête 

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