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Les chrétiens face au ramadan

12 vendredi Juil 2013

Posted by Vivien Hoch in Religion

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Sur Boulevard Voltaire

Le ramadan démarre dans une fanfare médiatique, politique et avec la bénédiction des responsables marketing des supermarchés de banlieue. Visible, communautariste et exotique, le ramadan semble devenu le rite religieux le plus suivi en France, ce qui ne peut manquer de questionner le chrétien, et de le mettre en face de sa propre pratique. Montrez-moi un chrétien qui jeûne encore pour le carême. Qui voit et célèbre encore en Noël autre chose qu’un repas et des cadeaux en famille ? Paradoxalement, le ramadan pourrait permettre de décomplexer les chrétiens vis-à-vis de leur pratique religieuse et de leurs traditions.

Le contraste entre le battage médiatique autour du ramadan et le silence entrecoupé de moqueries qui entoure les pratiques religieuses de l’Église catholique est significatif de l’ambiance idéologique qui règne en France. Il suffit de sortir de sa sacristie pour constater que la pratique religieuse catholique (confession, carême, pénitences, etc.) est perçue comme extrêmement ringarde, y compris par de nombreux catholiques ; a contrario, il est extraordinaire pour tout ce beau monde de voir les fidèles musulmans respecter leurs rites et leurs pratiques plutôt visibles.

Décidément, le musulman est chouchouté par les marchands et leurs rayons « spécial ramadan », les médias et leurs « enquêtes » à la« rencontre des pratiquants », ou encore les politiques et leurs « soirées ramadan » aux frais du contribuable (Delanoë).

En termes de visibilité, et peut-être même de population, le ramadan est beaucoup plus pratiqué que ne l’est le jeûne de carême. Ce qui nous renvoit à notre non-pratique cultuelle, et notre vide culturel et communautaire. Les dogmes se « démocratisent ». Les pratiques sont librement choisies, subjectivement. On ne va plus à l’Église que par convenance ou « sociabilité ». Les fêtes sont totalement dépouillées de leur caractère chrétien. Les rites, les pratiques et tout ce qui est un peu trop contraignant, comme le jeûne, les confessions ou les pénitences, sont écartés comme « désuets ».

C’est dans ce cadre que la pratique très visible du ramadan en France devrait interroger tout chrétien, ou même tout patriote qui sait que la vie de son pays, de ses régions et de ses villages a été portée par une ritualité chrétienne. La pratique du ramadan en France pourrait permettre de réinterroger notre rapport à notre propre religion, à nos propres traditions et à nos propres repères.

Le ramadan réimplante au cœur de la France un sens de la communauté et une ouverture au sacré que les Français en général ont complètement abandonnés. Si le ramadan peut servir d’aiguillon pour les chrétiens, et réveiller les traditions, les rites et les belles pratiques religieuses, alors je dis : bon ramadan !

« Aimer est inévitablement entrer dans une situation indivise avec autrui » M. Merleau-Ponty

25 mardi Juin 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie

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« Peut-on concevoir un amour qui ne soit pas empiétement sur la volonté d’autrui ? Celui qui ne voudrait en aucun cas exercer d’influence sur la personne qu’il aime, et s’abstiendrait par conséquent de décider pour elle, ou de la conseiller, ou d’incliner, agirait sur elle, justement par cette attitude d’abstention et inclinerait encore plus à décider pour lui plaire.

Ce détachement apparent, cette volonté de rester sans responsabilité, suscitent chez l’autrui un désir d’autant plus vif de se rapprocher. Il y a un paradoxe à accepter d’être aimé de quelqu’un sans vouloir influer sur sa liberté. Sa liberté, s’il aime, il la trouve justement dans l’acte d’aimer, non pas dans une vaine économie. Accepter d’aimer, c’est accepter d’exercer d’ailleurs aussi une influence, de décider pour autrui dans une certaine mesure. Aimer est inévitablement entrer dans une situation indivise avec autrui.

À partir du moment où l’on est lié avec quelqu’un on souffre de sa souffrance. S’il s’agit d’une douleur physique, que l’on ne peut partager que d’une façon métaphorique on éprouve fortement son insuffisance. On n’est pas tel qu’on serait sans cet amour, l’empiétement des perspectives demeure. On ne peut plus dire: « ceci est rien, ceci est mien ». On ne peut séparer absolument les rôles ; et être lié avec quelqu’un, c’est finalement vivre au moins en intention sa vie.

L’expérience d’autrui au fond, dans toute la mesure même où elle est convaincante, où elle est vraiment expérience d’autrui, est nécessairement expérience « aliénante » en ce sens qu’elle m’ôte à moi seul, et institue un mélange de moi et d’autrui. »

 

Maurice Merleau-Ponty

NKM à Paris : Patrick Buisson a raison sur toute la ligne !

11 mardi Juin 2013

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Un article de Vivien Hoch dans les 4 Vérités de Juin 2013. 
Buisson_Paris

De l’eau dans le vin ?

05 mercredi Juin 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Politique

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Chronique libre de Vivien Hoch au libre journal de Daniel Hamiche sur radio courtoisie 

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Crédits Vivien Hoch

14 manifestations « crescendo », 700 000 pétitions au Conseil économique et social,  une bonne centaine d’accueil de Ministres, d’actions diverses, de collectifs montés ; des centaines d’interpellations, souvent abusives, des nez en sang, des yeux qui piques et une magnifique jeunesse dans la rue. Pour rien.

Comment donc qualifier, au-delà de tout le mépris affiché, des insultes, du gaz lacrymogène et des « flashball », cette « cerise sur le gâteau », ce spectacle complètement délirant et décadent avec ce premier « mariage » (avec tous les guillemets d’usage) filmé par 200 journalistes, avec la présence de Najat Belkacem, plusieurs escadrons de CRS, des espèces de trans-genre déguisés en nonnes et le portrait du Kommandatur Hollande ? Le tout au frais du contribuable, dont la nuit de noces gay avec l’État socialiste n’en finit plus !

Enfin, je vous rappelle quand même qu’on attend la théorie du Genre, la morale laïque, l’euthanasie, les cours en anglais, le droit de vote des étrangers, les salles de shoot, la spoliation étatique de nos biens, et la chute sans fin dans la pensée unique à tous les étages.

Alors moi, la politique du pire, c’est fini. On le découvre avec Hollande et sa clique de racailles, il y a bien pire que le pire. On nous dit souvent que nous vivons des moments formidables ! Mais non ! Nous sommes en train d’assister à l’effondrement total de cette civilisation ; et que fera-t-on lorsque tout cela sera rentré dans les mœurs par voie de fait, comme la République s’est imposée de fait, contre la majorité ?

Cette gauche là ne pense qu’au sexe, à la drogue et à l’argent. Elle parle au démon qui est en chacun de nous, elle titille le péché, elle ouvre des fronts peccamineux ; elle vous prend par la chair et par toutes les failles de votre être. Elle est diabolique. Et on ne joue pas avec le démon.

– Bref, On fait quoi maintenant ? Parce qu’on lâche rien, mais on fatigue quand même. « Nous sommes en guerre idéologique », pour paraphraser Gramsci et… Nicolas Sarkozy. Bien. Donc j’ai ouvert un bouquin de stratégie militaire « De l’art de la guerre » de Machiavel.

 « Un capitaine ne doit jamais livrer bataille s’il n’est pas en position avantageuse ou s’il n’y est pas contraint. L’avantage provient du site, de votre dispositif, de votre supériorité en nombre ou en qualité » –

Le site on l’a : nous sommes chez nous. La supériorité quantitative on l’a : nous sommes le peuple ; et la qualitative : évidemment ! Machiavel continue : « La contrainte provient de ce que vous vous apercevez qu’en ne combattant pas, vous êtes de toute façon perdu. ». On ne saurait donc critiquer celui qui combat, quelles que soient les formes que son combat prend, mais seulement celui qui ne combat pas et reste passif.

On prend le maquis politique, avec les formes consensuelles ? Et pourquoi pas ?

Frigide Barjot a lancé son collectif « L’Avenir pour tous »

D’autres, comme Tugdual Derville, lancent leur collectif « écologie humaine »

D’autres encore partent dans des stratégies politiques de type « Tea-Party » – même si la version française aurait plutôt un goût de café…

Bref, on ne lache rien, nulle part, et on continue dans le combat multiforme, y compris en politique. Qui a voté Hollande, qui méprise la chose politique, qui se sent au-dessus des partis et du jeu politique, est un agent du système, un « idiot utile », un faisan, bon à tirer pour les chasseurs de sièges.

Comment donc ? On pourrait donc se mettre à militer dans ce panier à crabe qu’est le monde politique ? On ajoute donc de l’eau dans le vin  ?

Saint Bonaventure avait reproché à saint Thomas d’Aquin d’avoir mis « de l’eau de la raison dans le vin de la sagesse divine »

Thomas d’Aquin lui avait répondu : « Que nenni : comme aux Noces de Cana, il s’agit plutôt de transformer l’eau de la raison en vin de la foi. »

De même, transformons l’eau plate de la démocratie moderne en vin de la colère populaire !

Vivien Hoch prix de l’analyse politique 2013

28 mardi Mai 2013

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Retrouvez mon entretien à la soirée annuelle de l’IFP, pour le prix de l’analyse politique 2013

Faut-il démythologiser Dieu ?

23 jeudi Mai 2013

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Religion

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Un très beau travail de  Laurent Gagnebin datant de 2007, qu’un lecteur m’avait signalé, dont j’avais perdu le lien, et qu’un autre lecteur m’a retrouvé (merci à tous) :  

http://protestantsdanslaville.org/gilles-castelnau-spiritualite/gc19.htm

La foi chrétienne et le contenu biblique sont souvent pris aujourd’hui pour une mythologie désuette à l’égard des « progrès » de l’époque contemporaine. C’est que la Bible a son fonctionnement propre, saint et sacré ; plus que de nous faire connaitre quelque chose, elle nous appelle à plus grand que nous. Avec son fameux concept de démythologisation, Rudolf Bultmann, le grand théologien protestant du XXème siècle, nous rappelle que Dieu est toujours plus et au-delà de ce qu’on dit de Lui.

Mythologie_demythologisation_theologie

Pour Bultmann, le mythe n’a pas le même statut ni ne relève de la même compréhension, selon qu’il est celui de la démythisation ou celui de la démythologisation :

 Le mythe de la démythisation est en quelque sorte considéré comme une fable, une légende, un conte de fées, qui ne correspond pas à notre manière actuelle et scientifique, par exemple, de voir les choses, le monde, la nature en particulier. Démythiser revient alors à retrancher de la Bible ce qui offusque, contrarie notre raison. La Bible est expurgée, mais elle est ainsi censurée au nom de la raison, d’une exigence rationaliste et réductrice. Une certaine exégèse a souvent opéré ainsi.

 Le mythe de la démythologisation est représenté par le langage religieux en général et biblique en particulier. Il est (et comment ne le serait-il pas ?) une manière humaine, terrestre, mondaine de parler de Dieu. Il suppose toujours une foi en une Transcendance. Il veut par conséquent dire et exprimer Dieu. Mais ce mythe ne peut échapper à un piège : comment puis,-je en effet dire Dieu avec des mots humains ? Une telle prétention est vouée à l’échec. Le seul fait de dire Dieu dans nos mots, c’est déjà.!e trahir. Seul Dieu parle bien de Dieu. Comme j’aime à le répéter : quand je dis « Dieu », ce n’est déjà plus Dieu que je dis. Le mythe de la démythologisation fonctionne ainsi en pleine contradiction : il veut dire Dieu et, ce faisant, il ne le dit pas vraiment. Dieu est transcendant ; il ne nous appartient pas. N’est-il pas hors de notre portée ?

Par et dans mes mots, Dieu dépend de moi, au lieu que je dépende de lui. Dieu devient l’objet de mes raisonnements, au lieu d’être le sujet de ma pensée. Je saisis Dieu au lieu qu’il me saisisse. La Bible, d’ailleurs, est toujours ainsi à la fois Parole de Dieu et parole humaine ; et quand elle affirme « Dieu a dit » c’est, bien un être humain, un croyant, qui me dit « Dieu a dit ».

Ainsi, par le mythologique, je neutralise Dieu,  je le maîtrise et domine ou domestique,  je l’objective ou chosifie,  je le rationalise : il est sous la coupe de mon langage et de mes raisonnements.

Dans de telles conditions, démythologiser consiste à retrouver l’intention première du mythe :une foi en Dieu toute nue. La démythologisation est toujours à reprendre. Mais que l’on ne s’y trompe pas : démythologiser c’est bien dérationaliser (retrouver cette foi originelle), tandis que démythiser c’est bien rationaliser (censurer au nom de la raison).

  »démythologiser consiste à retrouver l’intention première du mythe : une foi en Dieu toute nue.»

Rudolf_Bultmann_Portrait

Rudolf Bultmann (1884 – 1976)

On voit là pourquoi confondre ces deux démarches et traduire démythologiser par démythiser aboutit à un résultat diamétralement opposé à la pensée de Bultmann. Il ne s’agit pas, avec la démythologisation, de tailler une Bible à nos mesures, mais bien de lire et interpréter toute la Bible sans en rien retrancher ; il s’agit de voir non seulement ce que le texte dit mais bien aussi et surtout ce qu’il veut dire. Il convient donc de retrouver, à travers une écriture humaine, une parole de… Dieu (venue de lui) et qui m’interpelle dans la foi.

L’entreprise de démythologisation se veut donc, et elle est, hautement positive. Elle n’est pas une action destructrice et un rationalisme nihiliste. Qu’est-ce que cela signifie et implique ?

La lecture croyante du texte biblique retrouve un Dieu qui nous interpelle (et non la description d’un événement réellement survenu) : il ne s’agit pas seulement avec el!e d’entendre ce que veut dire le texte, mais bien ce qu’il veut me dire et me dire aujourd’hui. Dans celle interpellation va s’opérer ainsi quelque chose qui m’interroge, qui met enjeu et dévoile le sens de mon existence. Je suis en effet placé par cette interpellation divine devant une décision de… foi où je me reconnais dans toutes mes limites, celles de ma condition très simplement humaine.

Ainsi, ma relation à la Bible, à travers la lecture que j’en fais, n’est pas uniquement neutre, tranquillement scientifique, distanciée, voire spéculative et gratuite. Elle appelle une réponse, elle me mobilise, elle sollicite mon adhésion ou mon refus. Cette lecture suppose l’engagement de la foi. Il s’agit d’entendre une parole de Dieu, même dans un texte lourdement humain (« légendaire », par exemple), tributaire, pour le moins, d’une vision du monde qui ne correspond plus à la nôtre. En quoi ce texte me parle-t-il, m’interpelle-t-il comme une parole de Dieu à travers une écriture, un langage, une terminologie et des concepts humains, que ce texte soit historique, narratif, poétique ou de fiction ?

 C’est bien le « sola fide » (la foi seule) qui est ici requis dans cette écoute et cette interprétation et non la seule approche rationaliste, aussi nécessaire est-elle dans l’ordre d’une analyse historique, honnête et désintéressée. Notons, en passant, que la lecture croyante et démythologisante du texte n’est pas nécessairement moins scientifique qu’une autre, puisque le texte biblique a précisément été écrit pour une telle lecture, c’est-à-dire pour susciter la foi.

Le croyant qui s’ouvre à l’appel divin et refuse de s’enfermer en lui-même dit toujours à Dieu la prière d’illumination qui, au cours du culte, précède les lectures bibliques : « Fais taire en moi toute autre voix que la tienne ! ».

Comprendre le texte biblique c’est comprendre qu’il est pour moi une interpellation en forme de relation dont Dieu a l’initiative.

Manifestations d’un homme libre

21 mardi Mai 2013

Posted by Vivien Hoch in Politique

≈ 4 Commentaires

Mon droit de réponse suite à plusieurs articles sur les manifestations et certaines images. 

Mon engagement est multiple. Il est également dans la communication, l’organisation, le travail intellectuel. Évidemment que je m’excuse du coup de pied et des provocations. Reste que personne (ou très peu) n’en connait les circonstances exactes. Nous venions d’être chargés deux fois, je m’étais pris un coup de matraque, et une jeune fille blonde a été expulsée de quelques mètres par un CRS. La situation a complètement dérapée. La situation dérape ainsi quasiment tous les soirs depuis ces quelques derniers mois de mobilisation. Nous nous réunissons toujours de manière déterminée, à l’instigation de certains qui n’ont aucune velléité violente. Nous sommes sous pression tous les soirs, entourés et chargés par les CRS dès la première demi-heure, parfois sans sommation, toujours sans pincettes. Il y a une pression psychologique extrême dans nos groupes. Il faut éviter les « pétages de plomb » ; il y en a eu un. On fera tout pour qu’il n’y en ai plus. Sinon des métaphores de « pétages de plombs ».

Je suis pour un combat multiforme et un respect mutuel. Multiforme, c’est-à-dire symbolique, déterminé, acharné, à la mesure des événements, du mépris d’une grande partie de la classe politique et médiatique et de l’ambiance délètere dans ce pays à tous les points de vue (chômage, fiscalité, famille, idéologie, déconstruction, repères, christianophobie). J’ai eu exactement la même ligne de respect avec les Veilleurs. Nombreux de mes proches y participent, et je les encourage à cela. Qu’on soit clair : je ne suis pas le fondateur des Veilleurs, mais depuis la première réunion secrète de leur instigation, où j’étais présent, je n’ai eu de cesse de les soutenirs – en leur envoyant dès les début mes contacts médiatiques et mes connaissances ; ils me doivent une fière chandelle également – certains le savent très bien – lors des premières soirs aux Invalides où le groupe des « chauds » auraient pu à de nombreuses reprises fondre sur eux sans mon intervention.

Dernier point. Je relève simplement en passant cette ironie idéologique de l’histoire, qui fait que cette société se revendique fièrement de la Révolution française et de Mai 68 – événements autrement plus violents qu’aujourd’hui, mais condamne aujourd’hui la moindre altercation venant de jeunes désabusés, insultés, bafoués et extrêmement inquiets pour leur avenir.

Évidemment, ces derniers événements nous ont – et m’ont – dépassé. Je vais me marier d’ici peu, et mon avenir est gagé aujourd’hui par tout cela. Mon engagement est clair, déterminé et à visage découvert. Absolument rien n’est caché. Reste que je ne veux pas être le bouc-émissaire de la non-violence. Nous avons besoin de tous, et tous doivent être respectés, surtout dans ces situations politiques et sociales extrêmes. Ayez confiance, ne jugez pas hâtivement, ou malentionnellement. Ouvrez-vous à la différence, aux faiblesses de chacun et ne succombez pas à la tentation réduire l’homme à ses erreurs.

Merci.

Un « militant radical » dans les primaires parisiennes…

16 jeudi Mai 2013

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Pour Abel Mestre dans le Monde d’aujourd’hui, je suis un « militant aux positions radicales » – de racine, retour à l’origine, aux fondements – à l’inverse de la mollesse et du clientélisme politique. Donc tout à fait exact…

Reste qu’il en faut peu pour être « radical » – qui n’est pas loin de « nauséabond » dans le langage médiatique : suffit souvent d’être catholique, pratiquant, et avoir des convictions… À bon entendeur.

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Retour sur les actions politiques dans la primaire de droite pour Paris

16 jeudi Mai 2013

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Un article sur le site de France 3 Ile-de-France intitulé « Le mariage pour tous s’invite dans la primaire UMP à Paris« , dont on peut saluer la remarquable neutralité et la juste distance informative, revient sur la mobilisation des anti-mariage gay, et notamment sur mes actions politiques pour Jean-François Legaret. 

Les porte-parole de la campagne de NKM accusent Pierre-Yves Bournazel d’être ambigü sur la question du mariage gay. Un débat qui clive les candidats UMP à la primaire pour la mairie de Paris, alors que les opposants à la loi Taubira s’inscrivent pour participer à ce scrutin

(…)

Mobilisation des anti mariage pour tous

Si être favorable au mariage gay ne semble pas un handicap pour conquérir l’Hôtel de Ville, cela peut le devenir auprès de l’électorat traditionnel de droite .

C’est du moins ce que laissent entendre les responsables de la nébuleuse du collectif de« la Manif pour tous ». La moitié des inscrits à la primaire viendrait de ce réseau. Un chiffre confirmé par un membre de l’équipe de campagne de NKM, tempéré par un autre qui explique « que s’il y avait un vrai mouvement de fond, il y aurait beaucoup plus d’inscrits à ce scrutin« .

Ce qui est certain, c’est que Jean-François Legaret et Franck Margain qui ont participé à toutes les manifestations contre la loi Taubira espèrent bien profiter de ce positionnement.

Ainsi Vivien Hoch, figure connue des Veilleurs, fait une campagne active pour le maire du 1er arrondissement sur twitter. Et l’un de ses arguments, pas le seul, est le choix de Jean-François Legaret sur le mariage gay.

Un anti mai-68 : Sous les pavés, nos glorieux ancêtres !

16 jeudi Mai 2013

Posted by Vivien Hoch in Politique

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Chronique de Vivien Hoch, donnée au libre journal de Daniel Hamiche sur radio courtoisie, le 4 avril 2013.

17 novembre, 18 novembre, 13 janvier, 24 mars, 700 000 pétitions au CESE, des sondages trafiqués, des médias insultants, le show-biz méprisant ; rajoutez-y une cathophobie qui explose et une démocratie qui tangue sévèrement : l’histoire de la lutte contre le mariage homosexuel est une aventure qui dépasse ses acteurs et met en question les racines même de notre pacte républicain.

Il dépasse également la lutte contre le mariage pour tous, les papa-maman et l’homofolie.

Ce combat est grave. Ce combat est important.

Ils nous disent : ce projet ne vous concerne pas, ce projet ne vous retire aucun droit, aucun avantage, il ne vous coute rien, mais pourquoi donc êtes-vous dans la rue ? Pourquoi marchez vous tout l’après midi dans le froid avec votre famille ? Pourquoi campez-vous tout les jours devant le Sénat jusqu’à la fermeture ? Pourquoi poursuivez-vous les ministres en déplacement ? Pourquoi vous-faites vous gazer, tabasser, embarquer pour quelque chose qui ne vous concerne pas ?

Ils ne comprennent pas. Dans leur logique, il est impensable de se battre pour autre chose que son petit ago. Ils annihilent toute idée d’abnégation, de courage et sacrifice. C’est pourquoi le socialisme, en plus d’être une machine à détruire l’économie et la famille, est également destructeur de l’idée de nation.

C’est que nous luttons contre cette civilisation – si tant est que l’on puisse encore parler de civilisation – qu’ils veulent nous imposer. C’est que nous, jeunesse française d’aujourd’hui, avons profondément souffert de la Révolution française et de Mai 68. Nous avons grandis dans une société sans repères, sans normes, sans valeurs, en décomposition morale, intellectuelle, dans un art dégénéré, des moeurs déglingués, un divertissement total et absolu, une insulte quotidienne au sacré, à la transcendance et à la Sainte Eglise de Dieu.

C’est contre cela et plus encore que nous nous battons. Il nous faut un mai 2013 qui soit un contre-mai 68, un anti-mai 68, un révolution inversée, une contre-involution, qui ne tourne plus autour du nombril de l’homo festivus, une vraie évolution, un vrai progres, qui est progression vers le divin, plutôt que déchéance vers le diabolique.

« En effet, dit l’Apôtre, ce n’est pas contre l’homme que nous avons à lutter, mais contre les puissances, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes. (Ephésiens 6:12) »

On ne lachera ce combat que par la force des baillonettes.

Sous les pavés, nos glorieux ancêtres !

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