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Débat sur le Hellfest
19 jeudi Juin 2014
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19 jeudi Juin 2014
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09 lundi Juin 2014
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02 lundi Juin 2014
Posted in Médias, Philosophie, Politique
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électeurs inscrits, Démocratie réelle, démos, directe, peuple, référendum d’initiative populaire, réforme constitutionnelle, représentation nationale
La France traverse une crise politique de grande ampleur. Les Français n’ont plus confiance dans les hommes politiques, ni d’ailleurs dans aucune structure de représentation. Cette défiance tient à une cause principale: « représentants » nous représentent très mal.
La seule réponse valable consiste à redonner la parole au peuple.
Et, pour cela, il est impératif d’offrir la possibilité d’un vrai référendum d’initiative populaire
Contrairement à ce que la propagande médiatique a prétendu, en effet, la réforme constitutionnelle de 2008 n’a pas créé un référendum d’initiative populaire. Car le dispositif créée par la réforme Sarkozy est, en réalité, un référendum d’initiative parlementaire.
Pour obtenir un VRAI référendum d’initiative populaire, il faut que le peuple ait seul l’initiative de ce référendum. C’est pourquoi nous proposons que le premier référendum d’initiative partagée soit pour réclamer un vrai référendum d’initiative populaire.
Certes, cela représente un effort considérable, puisqu’il faut réunir:
Un VRAI référendum d’initiative populaire serait:
Le vote populaire devrait toujours s’imposer à la représentation nationale. C’est pourquoi il n’y a de démocratie représentative que s’il y a, au-dessus, une véritable démocratie directe.
01 dimanche Juin 2014
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#SaveMeriam, André Chénier, chrétienté, chrétienté-solidarité, Hoch, Meriam, Pasteur Saïd, Save Meriam, Soudan, vivien, Vivien Hoch
31 samedi Mai 2014
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commission, De Gaulle, Europe, Jan Patocka, l’Europe, le Français, le Tchèque, Patocka, Platon, UE, Vivien Hoch
L’Europe et le gros animal de Platon, par Vivien Hoch, sur Les 4 Vérités
On racontait en Europe centrale l’histoire de trois écrivains de nationalités différentes, soumis à la rédaction d’un livre sur les éléphants : l’Allemand écrivait une énorme somme de 5 livres sur le concept d’éléphants, le Français, une pièce badine sur les éléphants et l’amour, enfin, le Tchèque, un essai tragique sur « les éléphants et la question Tchèque ».
Ceci nous pas pour remarquer que Prague est une ville où il fleure bien plus ce que nous aimons de l’Europe que l’extrême majorité des quartiers de Paris, ce qui pourrait constituer un éclairage certain sur la question européenne.
Ceci pour introduire au philosophe Tchèque Jan Patocka, grand penseur de l’Europe, grand pourfendeur du communisme, grand martyr tombé sous les coups de la police politique socialiste de l’époque. Ses Essais hérétiques sur l’histoire, ses séminaires clandestins de philosophie rassemblés sous le titre L’Europe après l’Europe et surtout son immense Platon et l’Europe sont des mines de renseignement sur le destin spirituel de l’Europe.
Pourquoi « Platon et l’Europe » ? Parce qu’il y a quelque chose de platonicien dans la civilisation européenne, un mauvais platonisme (l’oligarchisme) et un bon platonisme (le souci de l’âme)…
L’oligarchisme républicain
C’est dans La République que Platon montrait sa préférence pour l’aristocratie (le pouvoir des meilleurs) au détriment de la démocratie. Platon ne faisait clairement pas confiance au peuple, qu’il qualifiait de « gros animal », et qui, dominé par les passions, préférait suivre les démagogues (les sophistes, les politicards) qui le menait à sa perte plutôt que de suivre les voies de la raison et de la connaissance.
Cette méconfiance dans le peuple se retrouve dans la manière dont se mène, aujourd’hui, la construction européenne. Et notamment dans son rapport, justement, au peuple.
Voyez Charles de Gaulle qui, en onze ans (1958-1969), a accepté de se soumettre à la volonté du peuple par cinq référendums, le dernier l’ayant conduit, désavoué, à quitter ses fonctions de lui-même.
Ses successeurs n’ont pas eu les mêmes scrupules, car seuls 4 référendums ont été tenus jusqu’à 2004, soit en 35 ans ! L’absence de recours aux référendums conduit à une sorte de « monarchisme républicain » renforcé par la décision de procéder à l’élection du parlement après celle du président.
« Monarchisme républicain » qui devient européen : c’est la République Française influence la construction européenne dans tous ses travers jacobins et bureaucratiques. Quel meilleur exemple que la Commission européenne où l’ont peut admirer la dialectique perverse de « ceux qui savent» face aux « gros animaux » qui peuplent l’Union européenne ? Et quoi de plus déroutant, pour tout ce système de représentants qui ne représentent plus rien, que de demander enfin la parole au peuple ! Et donc, si la ligne de sortie de l’Union Européenne domine, attention à ce ne pas reproduire l’administrocratie bruxelloise au plan Français…
Ce peuple européen qui se définit par le souci de l’âme.
Platon dans son Apologie de Socrate. Socrate assurant sa défense, accusé par Athènes, plaidait sa cause ainsi :
« Je ne fais rien d’autre qu’aller par les rues pour vous convaincre, les jeunes, les vieux, tous tant que vous êtes, que le souci de l’âme passe avant celui du corps et de l’argent ».
C’est pourquoi Patocka dit que « L’Europe est un concept qui repose sur des fondements spirituels ». L’Europe est déjà en gestation dans la Grèce antique à travers la metanoïa socratique, la conversion de l’âme vers l’idée, le fait de s’élever des basses occupations matérielles vers le monde des idées, de la culture et du divin.
***
Permettez-moi donc de saluer, avec Platon et avec Patocka, avec l’Europe entière et ce qu’elle comporte de noble, le peu de partis politiques qui ont mis en avant ce souci de l’homme dans cette campagne des Européennes.
17 samedi Mai 2014
Édito publié dans Reconquête
Devant la complexité de la mondialisation et le labyrinthe de la finance mondialisée, face à des hommes politiques désabusés, incompétents, tenus par leur politique clientéliste et leur idéologie jacobine, les français interrogés rejettent massivement l’Europe ; du coup, plus de 59 % auraient une « opinion défavorable » de l’Europe. Les partis dits « souverainistes », anti-« austérité » et « républicains » peuvent évidemment accuser Bruxelles. Évidemment, la Babylone technocratique « UE », son administration soviétoïde et ses vues pour le moins nihiliste de la nature humaine, leur donne bien trop souvent le bâton pour se faire battre, à juste titre. Gardons cependant notre lucidité.La France est intrinsèquement sclérosée par son propre système, et, alors même que la situation mondiale demande des réformes structurelles profondes, notre pays est impossible à réformer. L’idéologie jacobine et centralisatrice, ses institutions (ENS, Science-Po, ENA, CNRS), ses médias publics tout-puissants (France Télévision, France Inter), son financement massif de la presse, ses associations et ses syndicats empêchent fondamentalement toute vraie réforme structurelle. La France, dans l’Europe, souffre surtout du manque de courage des politiques nationales qui, plutôt que d’assumer des mesures impopulaires – comme la réduction des déficits publics, l’harmonisation fiscale, la fin des régimes préférentiels (SNCF, RATP, Dockers, inter mi-temps du spectacle, etc.), préfèrent dire que l’Europe les impose. Au fond, les responsables politiques français ont depuis longtemps abandonné leur souveraineté, non pas parce qu’ils l’ont transféré à l’Europe, mais bien parce qu’ils n’ont pas le courage de gérer ce pays et d’entreprendre une réforme du système social jacobin, et son administration coûteuse, et son financement massif à la culture de mort. De ce point de vue, une construction européenne et une perte de souveraineté ne sont peut-être pas une « chance », mais la seule manière de réformer la France en profondeur.
Reste à savoir à qui profite le crime.
Le déversement idéologique et l’organisation quasi-soviétique de l’UE est évidemment inquiétante. Depuis l’Acte unique (1987), se sont succédés pas moins de cinq traités européens qui ont obligé à des révisions de la Constitution française. Aujourd’hui, plus de 40 000 fonctionnaires travaillent à Bruxelles, pour l’UE.
Sa géopolitique est de A à Z « otantisée ». Depuis 1992, l’Europe n’a cessé, avec le concours de l’OTAN – ou plutôt l’OTAN, avec la bénédiction d’esclave de l’UE, de déclarer la guerre aux nations souveraines : la Serbie, l’Irak, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie. Et la liste risque de s’allonger…
Certes, l’Europe a ses (très) vilains canards. Le candidat à la présidence de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, alors Premier Ministre du Luxembourg, avait imposé la légalisation de l’euthanasie dans son pays en 2008 et a fait adopter en conseil de gouvernement, le 9 juillet 2010, l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels. Sur la question de l’entrée de la Turquie dans l’Europe, il a déclaré à Berlin, le 5 avril dernier, son souhait de « poursuivre les négociations d’adhésion de la Turquie », adhésion qu’il prévoit « dans les cinq à dix ans ». Le dossier Turc mettra la construction européenne devant l’histoire.
Entre une construction Européenne qui prend une tournure inquiétante et une politique nationale française irresponsable, les perspectives sont sombres. D’où la problématique profonde dans laquelle nous sommes plongés. La France est irréformable (à moins d’une révolution) : son jacobinisme idéologique désuet, en pleine mondialisation, nous conduit à la faillite totale et à la culture de mort. Nous ne nous en sortirons que par un travail commun entre les nations européennes. Et pourtant, l’Union Européenne, quoiqu’elle pousse la France à des réformes structurelles salvifiques, continue la même culture de mort et la même méticuleuse destruction nihiliste, à plus grande échelle. La perspective d’une « autre Europe » est alléchante, mais elle ne se fera pas si la même politique économique et civilisationnelle désastreuse est menée actuellement dans chaque pays. D’où la question : comment allons-nous prendre à bras le corps cette chance que nous offre le travail commun avec une nouvelle Europe pour pouvoir réformer réellement la France ? S’investir dans l’Europe, plutôt que la fuir, constitue le défi de tout militant chrétien et Français.
15 jeudi Mai 2014
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France renaissance, libéralisme, Philippe Fabry, Rome, socialisme, Vivien Hoch
Recension, sur France-Renaissance
Par Philippe Fabry (éditions Jean-Cyrille Godefroy, 2014)
De Polybe (comment Rome s’est-elle si vite rendue maitresse de l’univers ?) à Edward Gibbon (comment Rome a-t-elle décliné ?), l’histoire de la civilisation romaine a toujours été l’objet des interrogations, tant des historiens que des philosophes politiques. D’emblée, la chute de l’Empire Romain est une question, mais celle de sa « conquête du monde » en si peu de temps, en est une autre. Mais les deux axes historiques de Rome, l’ascension et la chute, peuvent se retrouver sur un point : celui de l’organisation politique et économique. À la fois historien, économiste, sociologue et philosophe de l’histoire des idées, Philippe Fabry offre une version approfondie et moderne de la victoire et de la défaite de Rome dans l’histoire. Il choisit d’expliquer la chose par les facteurs d’organisation sociale et économique de l’Empire. Tout comme sa référence explicite, le Montesquieu des Considérations sur les causes de la grandeur des romains et de leur décadence, la décadence de Rome s’explique par la perte de la liberté et, corrélativement, son ascension s’explique par un système qui préservait les libertés individuelles – « Rome est née comme une puissance libérale (…) elle s’est ensuite transformée en puissance socialiste qui a fini par imploser, par s’effondrer sous son propre poids » (p. 17).
Inquiétant, et si actuel… N’est-ce pas là le destin tragique qui pèse sur les grands empires ? Le fait qu’ils dérivent peu à peu vers le socialisme, et donc vers leur propre déchéance, semble être une constante de l’histoire…
Philippe Fabry tente évidemment d’éviter l’anachronisme, et s’explique sur l’utilisation des termes disputés aujourd’hui de « socialisme » et de « libéralisme ». En se fondant sur les définitions de « socialisme » et de « libéralisme » données par Hayek, il montre qu’il est possible d’appliquer ces définitions larges à leurs formes d’expression dans l’histoire ; et il est évident, selon lui, que « des éléments de définition pertinents se trouvent dans les deux situations évoquées [« Rome libérale » et « Rome socialiste »] » (p. 14). Les faits romains dont nous avons connaissance peuvent se prêter à une étude d’histoire et de socio-économie comparée. Si donc le socialisme part du principe que l’organisation collective prime sur l’individu, et que le libéralisme est le primat donné à l’individu sur le collectif, charge à l’auteur d’en déceler les éléments présents dans l’épopée romaine.
Le règne du droit, juris, dont est issu en grande partie la structure juridique de la civilisation occidentale, provient de l’organisation de Rome, sous la République, période que Philippe Fabry décrit comme « lutte contre l’arbitraire et instauration d’un état de droit ». Ce « libéralisme romain » est en effet né de la volonté de garantir les droits du peuple face aux tyrans : « Le libéralisme romain c’est d’abord, historiquement, le souci d’éviter à tout jamais la tyrannie » (p. 19). On y trouvait les: « La citoyenneté romaine conférait à son porteur un ensemble de droits politiques, civils et militaires parmi lesquels :
et, relève justement Philippe Fabry, cette mesure qui garantie la libertas du peuple face aux dérives des gouvernants :
« le jus provocationis, par lequel tout citoyen pouvait faire appel au tribun pour se protéger d’une décision d’un magistrat qu’il estimait arbitraire, et auquel le magistrat plébéien pouvait s’opposer par intercessio. » (p. 24)
Bref, c’était le règne du droit, qui garantissait la libertas du peuple face aux arbitraires des magistrats. Ce droit était lié à la citoyenneté romaine, ce qui la rendait très demandée et très précieuse. Quelque chose que l’on défend, et quelque chose qui stimule. Et qui stimule, notamment, l’économie. Selon l’auteur, c’est ce règne du droit qui permit le succès des entreprises romaines. « Le droit est une technologie sociale et politique. Comme toute autre technologie, il permet des gains de productivité » (p. 29). Succès économique, donc, mais qui dut perverti de l’intérieur.
En suivant pas à pas les mutations socio-économiques de Rome, Philippe Fabry tente de démontrer que « la chute de l’Empire romain est la conséquence de l’impasse dans laquelle le socialisme impérial avait conduit le monde antique » (p. 127).
La principale cause de la chute de Rome c’est l’émergence progressive de ce que nous appelons aujourd’hui le « capitalisme de connivence », autrement dit, l’utilisation de la puissance publique pour enrichir une classe déterminée de gouvernants. Ce qui se décline, dans l’Empire Romain, comme une utilisation abusive de la puissance militaire :
« La puissance et l’argent de l’état sont employés pour s’emparer de terres et nourrir le marché des esclaves, lesquels sont principalement acquis, à très bas prix, par les grandes fortunes romaines. En résumé, la classe riche acquiert un capital (terres et esclaves) avec l’aide de l’État et bénéficie ensuite seule des fruits de son exploitation » (p. 45)
Les premières guerres furent menées à petite échelle, et les gains limités. Mais avec l’expansion conquérante de Rome, la transformation de la société s’est opérée. Un afflux important de terres et d’esclaves enrichit les sénateurs et les généraux romains, qui prirent une part de plus en plus importante dans la maitrise du gouvernement, y compris celui des citoyens.
Les institutions se retournèrent alors contre la libertas romaine, notamment à partir du règne d’Auguste, lorsque furent mêlés les pouvoirs du tribunat (qui protégait les droits) et ceux du consulat (pouvoir politique). Le contrôle du Sénat sur les dépenses publiques disparaît, et Auguste disposait de tous les droits sur le trésor public (p. 63).
Jusqu’au dominat, et ce que Philippe Fabry appelle la « soviétisation de l’Empire romain », ce ne fut qu’une succession de concentration de tous les pouvoirs, jusqu’à une immixtion dans toutes les sphères de l’existence des citoyens : religion, art, économie, politique. « Le résultat de cette reprise en main totalitarisante fut, un siècle et demi après, l’effondrement total du système romain » (p. 103)
Un plus grand pas encore, qui sera franchit dans la dernière partie de l’ouvrage, c’est celui qui consiste à s’élever au point de vue méta-historique. Le parallèle était évidemment à faire avec nos sociétés contemporaines en crise, notamment au plan socio-économique, et Philippe Fabry n’a pas hésité, en posant clairement la question pertinente : « un grand pays libéral est-il mécaniquement destiné à sombrer dans le socialisme ? » (p. 137). La logique est implacable, surtout après avoir parcouru cette relecture de l’histoire romaine. S’il est vrai qu’un pays libéral est plus dynamique quz tout autre modèle, il accède rapidement à une position supérieure. Cette position dominante provoque alors sa chute : ses dirigeants ne résistant pas à la tentation de profiter de cette position pour s’enrichir, eux, et leurs amis (p. 138). La trajectoire historique des américains, note l’auteur, est extrêmement proche, sous tous les plans, de celle qui est décrite pour les romains… Philippe Fabry propose en appendice un stupéfiant parallèle entre l’histoire romaine et l’histoire américaine. L’Amérique entendra-t-elle la leçon de Rome ?
Libéralisme et socialisme, deux constantes historique de l’organisation des sociétés humaines, et, en deux mots, qui a provoquées deux Rome, l’une flamboyante et respectueuse des droits du peuple, l’autre « étatiste », dirigiste, conquérante à outrance et provoquant une politique en pleine connivence avec la classe dirigeante. On suit avec intérêt les méandres de l’histoire romaine, de la République au dominat, en passant par les mutations provoquées par la grande guerre civile et les invasions barbares.
On comprend, surtout, à travers cette épopée historique qui finit tragiquement, que « la seule cause déterminante, celle qui change tout, c’est la présence ou l’absence de la liberté comme fondement de l’ordre social » (p. 136). Une vraie leçon de l’histoire.
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Disponible sur: les 4verites diffusion.
09 vendredi Mai 2014
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Manuel Valls est donc le nouveau premier ministre de ce triste gouvernement. Les journalistes-fonctionnaires nous vendent un nouveau cap. Avec ce genre de gouvernement, grand adepte de la Taqia médiatique, il faut redoubler de méfiance sur tous les sujets, particulièrement lorsqu’ils concernent les valeurs chrétiennes.
Nous n’oublions surtout pas ce passé extrêmement proche de Manuel Valls, celui-là même qui «bénissait» régulièrement les foules catholiques de la « Manif pour tous » avec du gaz lacrymogène ; celui-là même qui faisait tourner la machine répressive de la République contre ceux qui manifestaient leur désapprobation du racisme anti-humain imposé à l’échelle nationale ; celui-là même qui se murait dans un silence sidérant lorsque le groupuscule ultra-extrémiste des Femen attaquait en toute impunité une certaine partie de la population, à savoir les chrétiens.
Ce « gouvernement de combat », ultra-républicain et socialiste ne change pas de cap. Il change simplement de communication, c’est-à-dire de manière de mentir.
Alors, il est stupéfiant de lire sous la plume d’un abbé médiatique, à propos de Manuel Valls :
Sujet de la PMA enterré, celui de la fin de vie abordé uniquement si consensus, laïcité ouverte : nouveau cap ?
Non, monsieur l’abbé, il n’y a aucun nouveau cap, et cette « ouverture » de façade cache des réalités bien plus sombres. Il ne s’agit pas de se faire prendre à ce petit jeu. Les forces sombres de la gauche nihiliste sont encore à l’œuvre, d’autant plus qu’elles sont plus libres de se lâcher.
Je prends comme exemple la sénatrice la plus sidérante de ce pouvoir politique, Esther Benbassa, sénatrice EELV, qui, en deux séries de tweet à propos de la visuel , nous sert toute la soupe antichrétienne qu’on puisse imaginer (dans le texte) :
#autopromotion de l’Église. 2 #papes #canonisent 2 autres. #Valls y va. En #France, la laïcité est-elle que pour les musulmans ?
Je croyais bêtement que ns etions 1 #payslaic. Mais non. Notre 1er minist est a la canonisation de 2 #papes au #Vatican, #Manifpourts.
Ces « propos » sénatoriaux – mais il y en a eu de nombreux autres – prouvent à quel point les tentatives de réconciliation avec les catholiques français sont fallacieuses. Qu’ils fassent d’abord le ménage dans leurs rangs – le PS est allié à la pire racaille communiste EELV, Front de gauche et autres, avant de nous servir leurs mensonges ! Nous n’entendons jamais aucune condamnation du flot d’insultes permanent envers les chrétiens, de la part d’un premier Ministre qui a quand même mobilisé toutes les forces de la République contre un humoriste et quelques veilleurs !
Dernier point : la « mollesse » coupable des chrétiens, qu’évidemment, nous ne partageons pas à l’AGRIF. Lorsque Manuel Valls, présent au Vatican lors de la canonisation de Jean XIII et Jean-Paul II, s’est fait sifflé par la foule réunie place Saint-Pierre, de nombreux laïcs, prêtres ont stigmatisé ceux qui ont sifflé, au motif qu’il faut « pardonner » et, en gros, passer l’éponge. La « mansuétude », le « pardon », etc., pour Manuel Valls, ce serait de l’accueillir comme un frère s’il se repentait publiquement de ses erreurs et de ses fautes, ou du moins d’être prêt à le faire sitôt qu’une telle chose arriverait, et de souhaiter qu’elle arrive. Ce n’est pas de le flatter avec complaisance dans l’état où il s’est mis actuellement par ambition folle, goût de dominer, appétit des honneurs, jouissance dans le mensonge, contentement de soi, etc. Bien sûr que le chrétien doit toujours donner à comprendre à l’ennemi de sa foi que, jusqu’à la dernière minute de sa vie, il peut se réconcilier avec la Vérité et sera alors accueilli à bras ouverts, quelle qu’ait été l’énormité de ses crimes. Mais ce n’est pas en montrant une complaisance coupable envers le mal qu’on remplit cette obligation de charité.
01 jeudi Mai 2014
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âme européenne, civilisation européenne, construction européenne, drapeau européen, Europe, l’Europe, Marie, Nietzsche, Paul Valéry, souveraineté, Stella Maris, Vierge Marie, Vivien Hoch
Pourquoi, mais pourquoi donc faire un éloge de cette tour de Babel soviétoïde qui s’amoncelle sous un ciel gris, vidé de Dieu ?
Pourquoi faire un éloge de cette coalition forcée d’anciennes nations embourbées dans une crise permanente, crise qui lui est apparemment consubstantielle ?
Pourquoi faire un éloge de l’Union Européenne, à quelques semaines d’élections européennes qui n’intéressent personne, qui rebute tout le monde, et qui n’auront, de toute manière, aucune influence sur le cours des choses ?
Je crois en l’Europe, et c’est un péché spirituel contre notre civilisation que de n’y pas croire, que de renier la 1ère puissance économique mondiale, la figure de proue du génie humain et la stupéfiante originalité de l’homme européen.
Je crois en l’homme européen, comme réalité physique, physiologique et incarnée, plus qu’en l’entité mutante, cosmopolite et bigarrée, dont on voudrait faire un modèle de civilisation.
Je crois en l’essence de l’homme européen, à sa vision du monde, comme vision pour le monde, plus qu’en la France comme entité abstraite, républicaine, jacobine et par trop dévoyée sous les lourdes erreurs historiques qui lui sont propres.
Et je donne trois arguments, à la mesure de trois sed contra. Il y avait un homme qui répondait ainsi, le plus grand esprit européen de tous les temps, un italien, formé par un allemand et qui enseignait à Paris, alors même que n’existait pas encore de frontières intellectuelles, que l’Europe chrétienne pouvait se lever comme un seul homme pour défendre la chrétienté partout dans le monde, et qu’une sorte d’« espace Schengen » spirituel permettait un commerce extrêmement libre entre les capitales européennes : cet homme est saint Thomas d’Aquin. Trois sed contra, donc,dont je veux que les auditeurs mesurent la portée spirituelle.
« Toute notre civilisation européenne est dans un état de tension angoissée ; elle s’achemine de décade en décade vers la catastrophe, d’un mouvement inquiet, fatal, de plus en plus haletant, comme un fleuve qui court vers son embouchure et qui ne réfléchit plus – qui aurait peur de réfléchir. » – « L’Europe est un monde qui s’effondre »,
résumait Nietzsche, voyant le nihilisme, justement, comme un fruit de l’arbre européen, esprit de science et de technique. Et même si la conscience européenne fut marquée par la science et par un optimisme bourgeois dans le « Progrès », depuis le siècle des Lumières, ce peuple européen ne croit plus en l’économie, ne croit plus en ses capacités, ne croit plus en la liberté et ne croit plus en Dieu. Rien ne le pousse plus vers le haut.
« Où sont-elles aujourd’hui, ces valeurs supérieures, et transfiguratrices, qu’apportaient la religion, l’art, la pensée et pour lesquelles il valait la peine, même quand on était un esclave, de se dévouer »?[1]
Cela tient à l’esprit même de l’homme européen, que Paul Valéry dépeint ainsi :
« Je trouve par un examen sommaire que l’avidité active, la curiosité ardente et désintéressée, un heureux mélange de l’imagination et de la rigueur logique, un certain scepticisme non pessimiste, un mysticisme non résigné… sont les caractères de la Psychè européenne »[2]
Et ce peuple génial d’artistes, de sages, de philosophes, d’athlètes et de législateurs, qui forme l’Europe depuis le génie de l’Antiquité grecque en passant par la Rome chrétienne et le temps des cathédrales, s’est toujours sorti des plus grandes crises et des plus grands tyrans – comme il se sortira de ceux d’aujourd’hui, et de la Babylone technocratique de Bruxelles,
Le même Paul Valéry peint l’Europe comme corps physique, absorbant le monde tout autant qu’absorbée par le monde :
« Les autres parties du monde ont eu des civilisations admirables, des poètes du premier ordre, des constructeurs, et même des savants. Mais aucune partie du monde n’a possédé cette singulière propriété physique : le plus intense pouvoir émissif uni au plus intense pouvoir absorbant. Tout est venu à l’Europe ou tout en est venu. »[3]
« Tout est venu à l’Europe », évidemment, mais l’Europe est un corps. Et ce corps prend une place physique que nul ne saurait revendiquer à sa place, en s’affrontant à lui avec d’autres manières et d’autres armes. Et de même que le musulman enlève ses chaussures à l’entrée de la mosquée, il devrait par respect se dévoiler la tête en entrant sur ce sol saint, parcouru par une religiosité tout autrement puissante que les idoles qui l’ont porté jusqu’ici. Il ne devrait pas s’affirmer de manière péremptoire et comme autre à la face de l’homme européen, qui peut mener seul ses guerres spirituelles contre le nihilisme, sans poudre et sans fumée.
Et si « tout en est venu », le pire et le meilleur, mêlés, le soupçon de Freud, Marx et Nietzsche, la science d’Aristote, de Descartes et de Newton, la musicalité de Mozart, Beethoven et de Bach, la grâce de saint Antoine, de saint François et de sainte Thérèse, et encore la puissance de saint Augustin, de saint Bernard de Clairvaux et de saint Louis, si tout en est venu de l’Europe, dis-je, c’est que ce qui s’y adjoint de l’extérieur ne peut être qu’une régression par rapport à ce qu’elle produit.
L’Européen d’aujourd’hui se trouve pris dans un dilemme : ou renier ses croyances, ses valeurs et ses raisons de vivre, le fond spirituel d’où il pro-vient ; ou se supprimer lui-même, dans son existence physique. C’est la formule même du nihilisme.
« Chaque civilisation a sa vérité et ses dieux, tous respectables pour autant qu’ils ne nous menacent pas. Chaque civilisation apporte ses réponses, sans lesquelles les individus, hommes ou femmes, privés d’identité et de modèles, sont précipités dans un trouble sans fond. Comme un arbre coupé de ses racines. Il appartient à chacun de retrouver les siennes. »[4]
Et les racines de l’Europe, c’est l’avenir. Au sens du surmontement et de la sublimation. Rémi Brague, dans son excellent Europe, la voix romaine, parle d’une Europe comme « une série quasiment ininterrompue de renaissances »[5]. Prenons la construction européenne comme une nouvelle possibilité de renaître.
L’Europe ne doit pas construire des murs et des replis. Les murs sont des réalités socialistes et communistes, et le mur de Berlin n’est pas tombé pour en mettre d’autre. Et les défis de la mondialisation ne peuvent pas être surmontés par un repli dans une confortable ligne Maginot payée à crédit, parce que les armées adversaires mènent leur « guerre-éclair » à côté.
L’Europe doit surmonter les défis que lui pose le monde par le haut, par le mieux, par la sublimation de ses capacités. Par ce qu’elle est, au fond : une figure destinale.
« À chaque effondrement des preuves, disait René Char, le poète répond par une salve d’avenir. »[6]
***
Douter, guider et espérer : finalement, ces trois vertus européennes correspondent aux trois vertus théologales : le croire, lié au doute (la foi), le guider (la charité, car ce qui guide, c’est l’amour de Dieu) et de l’espérer (cette espérance intrinsèquement européenne).
Je m’adresse donc à ces faux-monnayeurs de redressement national et de souveraineté socialisante, qui pensent encore qu’une République universaliste peut encore se comporter en souveraine, sans un Roi chrétien, et vivre d’un capital hérité des années prospères, qui est épuisé. Au fond, l’Europe est une chance pour la France, ou ce qu’elle est devenue. Elle est et elle sera le garde-fou des politiques nationales ruineuses. Elle fera peut-être exploser le modèle républicain, rigide, anticlérical et intrinsèquement socialiste.
Ne laissons pas la déesse Europe aux mains des frontières jacobines et des nationalismes dictatoriaux qui ont déjà détruit le XXe siècle.
Ne la laissons pas la déesse se faire cimenter dans une tour de Babel géante par des maçons nihilistes.
Ne la laissons pas se métamorphoser peu à peu en une hideuse idole « Marianne » européenne, cette Femen républicaine.
Qu’on infuse en elle les vertus théologales, l’esprit de conquête, de génie et de risque de l’homme européen.
Qu’on la libère des chaines étatiques, lui laissant parcourir le sol européen à sa guise, ne l’enfermant pas dans des cuisines nationales.
Que la déesse Europe, finalement, devienne Stella Maris, la couronne d’étoile du drapeau européen, la véritable souveraine, reine des européens, reine des nations, reine au-dessus des nations.
—
[1] Jean-Edouard Spenlé, Nietzsche et le problème européen, 1943
[2] Paul Valéry, La crise de l’esprit, deuxième lettre, 1919
[3] Paul Valéry, La crise de l’esprit, deuxième lettre, 1919
[4] Dominique Venner, Le choc de l’histoire, 2011
[5] Rémi Brague, Europe, la voix romaine, Gallimard, folio, Paris, 1992, p.157
[6] René Char, 1963. Paul Veyne en faisait une figure de la « résistance européenne au nazisme ».
30 mercredi Avr 2014
Publié dans le Reconquête du mois d’avril 2014.
Que cela ne demeure pas un secret, ce billet constitue une parodie des nombreuses « enquêtes » produites par la « grande-presse » à propos de nos cercles de résistance. En tournant ainsi en dérision le travail ultra-militant de ces journalistes, on montre à quel point ils ne montrent que ce qu’ils veulent de la réalité, lorsqu’il ne s’agit pas tout simplement de montages mensongers. Même si tout ce qui est raconté ici est malheureusement bien réel.
Qui sont ces militants d’ultra-gauche ?Ils se lèvent tôt, petit-déjeunent bio, puis descendent dans les rues de leurs beaux quartiers parisiens pour se rendre à leur travail en Vélib’. En passant, ils achètent leur presse à eux, des titres largement financés et entretenus par l’État, distribués dans tous les kiosques, qu’ils épellent ensuite à la machine à café. Leurs titres : Le Monde, Le Nouvel Obs, Marianne, Libération. Des vieilleries communistes, qui recueillent souvent les idéologues les plus avancés dans la propagande médiatique du nihilisme.
Soixante-huitards ou enfants de soixante-huitards, ils suivent une même ligne, qu’ils appellent indifféremment « progrès », « égalité » ou encore « humanisme ». Ils ont une vision bien précise des « valeurs républicaines », et ne considèrent pas qu’on puisse s’y opposer, sinon à être « des forces réactionnaires et fascistes », comme ils aiment à le rappeler souvent à leurs opposants.
Leurs maitres à penser sont Jacques Derrida (la déconstruction), Judith Butler (la théorie du genre) ou encore Vincent Peillon (la morale laïque). Ils ont leurs bastions idéologiques : des écoles publiques avec des énormes budgets. Leurs noms ? ENS, Science-Po, CNRS, dont les professeurs sont souvent bien plus militants que scientifiques. Mais aussi les écoles de journalisme, véritables pourvoyeuses de militants d’ultra-gauche.
Leur axe d’attaque se décline sur deux versants, l’un positif, l’autre négatif : la victimisation, d’une part, et la promotion de l’égalité, d’autre part. Ils jouent en permanence sur une dialectique perverse : républicains/anti-républicains, homophiles/homophobes, humanistes/fascistes. Ils se défendent souvent à partir de leur appartenance à une « minorité » qu’ils estiment victimisée.
Ultra-militants, extrémistes, et enfermé dans une boucle infernale d’hypersexualité totalitaire, ces individus sont souvent beaucoup plus victimes d’eux-mêmes que de leur fantasmes d’une « société réactionnaire ».
Ils ont regardé la France de droite se lever contre le mariage homosexuel. Ils débordaient de haine derrière leur clavier, insultant allègrement les manifestants. Pleins de ressentis, et se sentant impuissants, alors même que la fronde contre le pouvoir est, d’habitude, leur spécialité, ils ont été vidés et sidérés par l’ampleur du mouvement de la France réelle, catholique et réactionnaire.
Les mécanismes de la subversion ont été inversés, et le passage est désormais acté, de la subversion nihiliste (mise en lumière par Georges Dillinger) à la résistance réactionnaire du « printemps français ». Les ultra-gauchistes ont perdu leur capacité subversive, intempestive et frondeuse : ils sont désormais du côté du pouvoir, et ne sont plus que des agents ultra-conservateurs du pouvoir politique progressiste. De cela, ils se rendent compte, et leur désarroi est total. Eux, conservateurs ?
Comment sont-ils devenus, en si peu de temps, ces « conservateurs utiles » du pouvoir ? Les militants de l’ultra-gauche sont peu nombreux, en comparaison de la grande masse de la population française, mais ils divers avantages sur leurs ennemis : il sont ultra-motivés, ultra-financés et ultra-entourés. Ces qualités sont indéniablement des qualités démocratiques. Grâce à elles, ils ont des connexions dans les plus hautes sphères de la République ; leur carnet d’adresse est impressionnant, et ils n’hésitent pas à interpeller directement les hauts responsables politiques pour leur demander des comptes, ou leur imposer des idées. Après leur phase ultra-militante, ils sont souvent placés très haut, dans les cabinets ministériels, ou dans la haute fonction publique. Ou bien ils trouvent des très bonnes places sur les listes électorales de certains grands partis politiques.
Harlem Désir (militant « SOS-racisme », aujourd’hui président du Parti Socialiste), Malek Boutih (militant « SOS-racisme », aujourd’hui député socialiste), ou encore Fadela Amara (militante « ni pute, ni soumise », devenue ministre sous Sarkoy), pour les plus connus, sont tous passés par ce circuit. Mais la plus grande partie est discrète, tapie dans l’ombre des personnalités politiques, et influence les décisions. Ils multiplient leurs cartes de visites. Ainsi l’ultra-militant LGBTQ Hugo Baillet, co-listier de Anne Hidalgo pendant les dernières municipales, travaille également dans le cabinet de la Ministre Geniève Fioraso au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Ou encore Laura Slimani, présidente du puissant MJS (Mouvement des Jeunes socialistes), qui se définit elle-même comme « Ecoloféministosocialiste » (sic.), provient du mouvement extrémiste de gauche « Transformez à gauche », présidé à l’époque par Razzy Hammadi, aujourd’hui député socialiste de Seine Saint-Denis.
Mais on ne peut pas (se) dissimuler son passé : lorsqu’ils accèdent dans les sphères du pouvoir, les dérapages sont fréquents. Ainsi, le même Razzy Hammadi, criait « Nique ta mère » en pleine rue, dans sa circonscription, à Montreuil. Le chargé de communication au Ministère de l’enseignement supérieur, Hugo Baillet, un soir de Noël, se lâchait sur Twitter (faute de grammaire incluse) : « Pense à tous les chrétiens qui célèbre la naissance de Jésus, issu d’une #GPA ! ». Conservateurs, oui,
Notre enquête nous mène dans les méandres de l’industrie idéologique de l’ultra-gauche. Le représentant le plus éminent de cette arrière-cuisine idéologique, c’est le laboratoire d’idée Terra Nova, « pour une gauche progressiste », qui fait la pluie et le beau temps dans toute l’ultra-gauche. Chaque nouvelle publication est accueillie tel une encyclique papale ; chaque nouvelle note est pour eux l’occasion d’un festin intellectuel et d’une autosatisfaction d’eux-mêmes.
L’exemple de la puissance de Terra Nova, c’est lors de l’élection présidentielle de 2012. L’officine idéologique sort, pour l’occasion, une « enquête » réunissant quelques-unes des plumes les plus extrémistes du milieu, comme Caroline Fourest ou Jean-Yves Camus. Elle s’intitule « L’axe UMP-FN » et a pour but affiché de faire tomber le candidat Sarkozy en le taxant d’extrémiste. On y retrouve absolument tous les éléments de langage que les candidats ont utilisé contre Nicolas Sarkozy, y compris Marine Le Pen.
La « droitisation », l’« alliance objective entre UMP et FN », le « néo-FN », la fameuse « ligne Buisson » : toutes ces expressions rabâchées dans les médias pendant toute la campagne proviennent de cette seule et unique note. « Ne laissons pas les journalistes penser, pensons pour eux ». Voilà qui pourrait être le slogan de Terra Nova. Voilà le cœur du secret de la pensée unique : cette tendance secrète, ce prosélyte totalitarisme qui évacue l’adversaire à coup de psychologisation et d’anathèmes politiques. Cette manière de protéger et de conserver un pouvoir politique à tous prix, par mouts sacrifices, y compris celui de l’honnêteté intellectuelle et du respect des droits les plus fondamentaux de l’être humain.
Il n’ont pas seulement pour eux leur ultra-militantisme – beaucoup plus que dans les milieux classiques – leur ultra-agressivité, qui est, en démocratie, plutôt et bien malheureusement une qualité – et leur méthode dialectique, qui anathématise l’adversaire avant même qu’il n’ait pu avancer un seul argument. Et même leur ultra-intégration dans les arcanes du pouvoir n’explique pas leur victoire.
Le secret est pourtant sous nos yeux, si massif ; tout ce qui est grossier nous échappe souvent. Leur secret, leur victoire et leur avantage absolu sur le pays réel, c’est qu’ils disposent de la République elle-même. Ils sont en conjonction substantielle avec l’essence de la République. Ils correspondent en tous points à l’essence même de l’organisation appelée « République », telle qu’elle se déploie depuis trois siècles. Ils sont dans la République comme un linge dans l’armoire, comme un poisson dans son bocal, ou une table dans la classe. La République est faite pour eux, ils sont fait pour elle. Ce n’est pas qu’ils ont bâti un système à leur mesure, ou qu’ils ont fourvoyé cette organisation de l’intérieur ; c’est l’idée même de « République » qui produit ce genre de créatures « ultras ».
Reste qu’en étant dans la République, ils oublient d’être au monde, et, évidemment, à Dieu. C’est là notre salut ; cette République passera, et ils passeront avec. Notre secret n’est pas là, quoiqu’il passe par là. Nous avons d’autres vues, et de bien plus grandes espérances.