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Archives de Catégorie: Religion

Manuel Valls : attention à la supercherie

09 vendredi Mai 2014

Posted by Vivien Hoch in Politique, Religion

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Manuel Valls

Manuel Valls est donc le nouveau premier ministre de ce triste gouvernement. Les journalistes-fonctionnaires nous vendent un nouveau cap. Avec ce genre de gouvernement, grand adepte de la Taqia médiatique, il faut redoubler de méfiance sur tous les sujets, particulièrement lorsqu’ils concernent les valeurs chrétiennes.

Nous n’oublions surtout pas ce passé extrêmement proche de Manuel Valls, celui-là même qui «bénissait» régulièrement les foules catholiques de la « Manif pour tous » avec du gaz lacrymogène ; celui-là même qui faisait tourner la machine répressive de la République contre ceux qui manifestaient leur désapprobation du racisme anti-humain imposé à l’échelle nationale ; celui-là même qui se murait dans un silence sidérant lorsque le groupuscule ultra-extrémiste des Femen attaquait en toute impunité une certaine partie de la population, à savoir les chrétiens.

 Ce « gouvernement de combat », ultra-républicain et socialiste ne change pas de cap. Il change simplement de communication, c’est-à-dire de manière de mentir.

 Alors, il est stupéfiant de lire sous la plume d’un abbé médiatique, à propos de Manuel Valls :

 Sujet de la PMA enterré, celui de la fin de vie abordé uniquement si consensus, laïcité ouverte : nouveau cap ?

Non, monsieur l’abbé, il n’y a aucun nouveau cap, et cette « ouverture » de façade cache des réalités bien plus sombres. Il ne s’agit pas de se faire prendre à ce petit jeu. Les forces sombres de la gauche nihiliste sont encore à l’œuvre, d’autant plus qu’elles sont plus libres de se lâcher.

Je prends comme exemple la sénatrice la plus sidérante de ce pouvoir politique, Esther Benbassa, sénatrice EELV, qui, en deux séries de tweet à propos de la visuel , nous sert toute la soupe antichrétienne qu’on puisse imaginer (dans le texte) :

#autopromotion de l’Église. 2 #papes #canonisent 2 autres. #Valls y va. En #France, la laïcité est-elle que pour les musulmans ?

Je croyais bêtement que ns etions 1 #payslaic. Mais non. Notre 1er minist est a la canonisation de 2 #papes au #Vatican, #Manifpourts.

Ces « propos » sénatoriaux – mais il y en a eu de nombreux autres – prouvent à quel point les tentatives de réconciliation avec les catholiques français sont fallacieuses. Qu’ils fassent d’abord le ménage dans leurs rangs – le PS est allié à la pire racaille communiste EELV, Front de gauche et autres, avant de nous servir leurs mensonges ! Nous n’entendons jamais aucune condamnation du flot d’insultes permanent envers les chrétiens, de la part d’un premier Ministre qui a quand même mobilisé toutes les forces de la République contre un humoriste et quelques veilleurs !

Dernier point : la « mollesse » coupable des chrétiens, qu’évidemment, nous ne partageons pas à l’AGRIF. Lorsque Manuel Valls, présent au Vatican lors de la canonisation de Jean XIII et Jean-Paul II, s’est fait sifflé par la foule réunie place Saint-Pierre, de nombreux laïcs, prêtres ont stigmatisé ceux qui ont sifflé, au motif qu’il faut « pardonner » et, en gros, passer l’éponge. La « mansuétude », le « pardon », etc., pour Manuel Valls, ce serait de l’accueillir comme un frère s’il se repentait publiquement de ses erreurs et de ses fautes, ou du moins d’être prêt à le faire sitôt qu’une telle chose arriverait, et de souhaiter qu’elle arrive. Ce n’est pas de le flatter avec complaisance dans l’état où il s’est mis actuellement par ambition folle, goût de dominer, appétit des honneurs, jouissance dans le mensonge, contentement de soi, etc. Bien sûr que le chrétien doit toujours donner à comprendre à l’ennemi de sa foi que, jusqu’à la dernière minute de sa vie, il peut se réconcilier avec la Vérité et sera alors accueilli à bras ouverts, quelle qu’ait été l’énormité de ses crimes. Mais ce n’est pas en montrant une complaisance coupable envers le mal qu’on remplit cette obligation de charité.

Éloge de l’âme européenne

01 jeudi Mai 2014

Posted by Vivien Hoch in Religion

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âme européenne, civilisation européenne, construction européenne, drapeau européen, Europe, l’Europe, Marie, Nietzsche, Paul Valéry, souveraineté, Stella Maris, Vierge Marie, Vivien Hoch

 

Reine-de-l’Histoire

Pourquoi, mais pourquoi donc faire un éloge de cette tour de Babel soviétoïde qui s’amoncelle sous un ciel gris, vidé de Dieu ?
Pourquoi faire un éloge de cette coalition forcée d’anciennes nations embourbées dans une crise permanente, crise qui lui est apparemment consubstantielle ?
Pourquoi faire un éloge de l’Union Européenne, à quelques semaines d’élections européennes qui n’intéressent personne, qui rebute tout le monde, et qui n’auront, de toute manière, aucune influence sur le cours des choses ?

Je crois en l’Europe, et c’est un péché spirituel contre notre civilisation que de n’y pas croire, que de renier la 1ère puissance économique mondiale, la figure de proue du génie humain et la stupéfiante originalité de l’homme européen.

Je crois en l’homme européen, comme réalité physique, physiologique et incarnée, plus qu’en l’entité mutante, cosmopolite et bigarrée, dont on voudrait faire un modèle de civilisation.

Je crois en l’essence de l’homme européen, à sa vision du monde, comme vision pour le monde, plus qu’en la France comme entité abstraite, républicaine, jacobine et par trop dévoyée sous les lourdes erreurs historiques qui lui sont propres.

Et je donne trois arguments, à la mesure de trois sed contra. Il y avait un homme qui répondait ainsi, le plus grand esprit européen de tous les temps, un italien, formé par un allemand et qui enseignait à Paris, alors même que n’existait pas encore de frontières intellectuelles, que l’Europe chrétienne pouvait se lever comme un seul homme pour défendre la chrétienté partout dans le monde, et qu’une sorte d’« espace Schengen » spirituel permettait un commerce extrêmement libre entre les capitales européennes : cet homme est saint Thomas d’Aquin. Trois sed contra, donc,dont je veux que les auditeurs mesurent la portée spirituelle.

  • Le doute envers l’esprit européen est consubstantiel à l’européen.

« Toute notre civilisation européenne est dans un état de tension angoissée ; elle s’achemine de décade en décade vers la catastrophe, d’un mouvement inquiet, fatal, de plus en plus haletant, comme un fleuve qui court vers son embouchure et qui ne réfléchit plus – qui aurait peur de réfléchir. » – « L’Europe est un monde qui s’effondre »,

résumait Nietzsche, voyant le nihilisme, justement, comme un fruit de l’arbre européen, esprit de science et de technique. Et même si la conscience européenne fut marquée par la science et par un optimisme bourgeois dans le « Progrès », depuis le siècle des Lumières, ce peuple européen ne croit plus en l’économie, ne croit plus en ses capacités, ne croit plus en la liberté et ne croit plus en Dieu. Rien ne le pousse plus vers le haut.

« Où sont-elles aujourd’hui, ces valeurs supérieures, et transfiguratrices, qu’apportaient la religion, l’art, la pensée et pour lesquelles il valait la peine, même quand on était un esclave, de se dévouer »?[1]

Cela tient à l’esprit même de l’homme européen, que Paul Valéry dépeint ainsi :

« Je trouve par un examen sommaire que l’avidité active, la curiosité ardente et désintéressée, un heureux mélange de l’imagination et de la rigueur logique, un certain scepticisme non pessimiste, un mysticisme non résigné… sont les caractères de la Psychè européenne »[2]

Et ce peuple génial d’artistes, de sages, de philosophes, d’athlètes et de législateurs, qui forme l’Europe depuis le génie de l’Antiquité grecque en passant par la Rome chrétienne et le temps des cathédrales, s’est toujours sorti des plus grandes crises et des plus grands tyrans – comme il se sortira de ceux d’aujourd’hui, et de la Babylone technocratique de Bruxelles,

 

  • L’Europe est le guide de l’humanité

Le même Paul Valéry peint l’Europe comme corps physique, absorbant le monde tout autant qu’absorbée par le monde :

 « Les autres parties du monde ont eu des civilisations admirables, des poètes du premier ordre, des constructeurs, et même des savants. Mais aucune partie du monde n’a possédé cette singulière propriété physique : le plus intense pouvoir émissif uni au plus intense pouvoir absorbant. Tout est venu à l’Europe ou tout en est venu. »[3]

« Tout est venu à l’Europe », évidemment, mais l’Europe est un corps. Et ce corps prend une place physique que nul ne saurait revendiquer à sa place, en s’affrontant à lui avec d’autres manières et d’autres armes.  Et de même que le musulman enlève ses chaussures à l’entrée de la mosquée, il devrait par respect se dévoiler la tête en entrant sur ce sol saint, parcouru par une religiosité tout autrement puissante que les idoles qui l’ont porté jusqu’ici. Il ne devrait pas s’affirmer de manière péremptoire et comme autre à la face de l’homme européen, qui peut mener seul ses guerres spirituelles contre le nihilisme, sans poudre et sans fumée.

Et si « tout en est venu », le pire et le meilleur, mêlés, le soupçon de Freud, Marx et Nietzsche, la science d’Aristote, de Descartes et de Newton, la musicalité de Mozart, Beethoven et de Bach, la grâce de saint Antoine, de saint François et de sainte Thérèse, et encore la puissance de saint Augustin, de saint Bernard de Clairvaux et de saint Louis, si tout en est venu de l’Europe, dis-je, c’est que ce qui s’y adjoint de l’extérieur ne peut être qu’une régression par rapport à ce qu’elle produit.

 

  • La vertu cardinale de l’Europe est l’Espérance        

L’Européen d’aujourd’hui se trouve pris dans un dilemme : ou renier ses croyances, ses valeurs et ses raisons de vivre, le fond spirituel d’où il pro-vient ; ou se supprimer lui-même, dans son existence physique. C’est la formule même du nihilisme.

« Chaque civilisation a sa vérité et ses dieux, tous respectables pour autant qu’ils ne nous menacent pas. Chaque civilisation apporte ses réponses, sans lesquelles les individus, hommes ou femmes, privés d’identité et de modèles, sont précipités dans un trouble sans fond. Comme un arbre coupé de ses racines. Il appartient à chacun de retrouver les siennes. »[4]

Et les racines de l’Europe, c’est l’avenir. Au sens du surmontement et de la sublimation. Rémi Brague, dans son excellent Europe, la voix romaine, parle d’une Europe comme « une série quasiment ininterrompue de renaissances »[5]. Prenons la construction européenne comme une nouvelle possibilité de renaître.

L’Europe ne doit pas construire des murs et des replis. Les murs sont des réalités socialistes et communistes, et le mur de Berlin n’est pas tombé pour en mettre d’autre. Et les défis de la mondialisation ne peuvent pas être surmontés par un repli dans une confortable ligne Maginot payée à crédit, parce que les armées adversaires mènent leur « guerre-éclair » à côté.

L’Europe doit surmonter les défis que lui pose le monde par le haut, par le mieux, par la sublimation de ses capacités. Par ce qu’elle est, au fond : une figure destinale.

« À chaque effondrement des preuves, disait René Char, le poète répond par une salve d’avenir. »[6]

 

***

 

Douter, guider et espérer : finalement, ces trois vertus européennes correspondent aux trois vertus théologales : le croire, lié au doute (la foi), le guider (la charité, car ce qui guide, c’est l’amour de Dieu) et de l’espérer (cette espérance intrinsèquement européenne).

Je m’adresse donc à ces faux-monnayeurs de redressement national et de souveraineté socialisante, qui pensent encore qu’une République universaliste peut encore se comporter en souveraine, sans un Roi chrétien, et vivre d’un capital hérité des années prospères, qui est épuisé. Au fond, l’Europe est une chance pour la France, ou ce qu’elle est devenue. Elle est et elle sera le garde-fou des politiques nationales ruineuses. Elle fera peut-être exploser le modèle républicain, rigide, anticlérical et intrinsèquement socialiste.

 

Ne laissons pas la déesse Europe aux mains des frontières jacobines et des nationalismes dictatoriaux qui ont déjà détruit le XXe siècle.
Ne la laissons pas la déesse se faire cimenter dans une tour de Babel géante par des maçons nihilistes.
Ne la laissons pas se métamorphoser peu à peu en une hideuse idole « Marianne » européenne, cette Femen républicaine.

Au lieu de la repousser, profitons de la construction européenne !

Qu’on infuse en elle les vertus théologales, l’esprit de conquête, de génie et de risque de l’homme européen.
Qu’on la libère des chaines étatiques, lui laissant parcourir le sol européen à sa guise, ne l’enfermant pas dans des cuisines nationales.

Que la déesse Europe, finalement, devienne Stella Maris, la couronne d’étoile du drapeau européen, la véritable souveraine, reine des européens, reine des nations, reine au-dessus des nations.

—

[1] Jean-Edouard Spenlé, Nietzsche et le problème européen, 1943
[2] Paul Valéry, La crise de l’esprit, deuxième lettre, 1919
[3] Paul Valéry, La crise de l’esprit, deuxième lettre, 1919
[4] Dominique Venner, Le choc de l’histoire, 2011
[5] Rémi Brague, Europe, la voix romaine, Gallimard, folio, Paris, 1992, p.157
[6] René Char, 1963. Paul Veyne en faisait une figure de la « résistance européenne au nazisme ».

Veillée de solidarité aux chrétiens persécutés

28 lundi Avr 2014

Posted by Vivien Hoch in Médias, Politique, Religion

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AGRIF, Bernard Antony, chrétienté-solidarité, Saïd Ojibou, Veillée de solidarité aux chrétiens persécutés, Vivien Hoch, youtube

Quand l’intolérant catéchisme républicain s’abat sur l’enseignement catholique

28 lundi Avr 2014

Posted by Vivien Hoch in Philosophie, Politique, Religion

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catéchisme, Gerson, Peillon, république, Vivien Hoch

Publication de Vivien Hoch sur les 4 Vérités

La dernière polémique autour de l’enseignement de la morale catholique dans un lycée privé…catholique (sic), fournit une occasion de plus de démontrer que l’idée de République à la française est profondément intolérante et, en son fonctionnement, religieuse. Pour imposer ses dogmes, elle doit faire avaler son propre catéchisme, de gré ou de force. Enfin, si « la République se construit dans la mort de Dieu » (dixit Peillon), c’est qu’il ne faut jamais relâcher l’effort lorsqu’on voit son cadavre bouger. 

983644_10152182224499934_6133829814391294638_nLa Révolution Française, Robespierre, Ferdinand Buisson, et, plus récemment, le triste Vincent Peillon, ne sont que des épiphénomènes d’une idée – la République – et d’une histoire – celle de la France depuis 1789 –  qui les dépassent largement. Évidemment, lorsque le gouvernement au pouvoir place des personnes, comme Vincent Peillon, pour qui « la révolution française n’est pas terminée », parce que cette Révolution est « un événement religieux », une « nouvelle genèse »  un « nouveau commencement du monde » et une « nouvelle espérance » qu’il faut porter à son terme, à savoir : « la transformation socialiste et progressiste de la société toute entière », nous sommes heureux

En fait, les socialistes ultra-républicains (c’est-à-dire l’ensemble de la gauche française) ne sont ni des hommes politique, ni des promoteurs d’une visionmutlicutlurelle de la société. Ce sont des prophètes, des grands-prêtres laïcards, des moines-soldats de leur dogme qui sont là pour imposer leur vision du monde au détriment des autres. Ainsi légifèrent-ils sur l’existence humaine dans sa globalité, touchant les axes symboliques fondamentaux d’une civilisation que sontEros et Thanatos. 

Cette « affaire de l’école catholique privée Jean Gerson », accusée de « dérives intégristes » parce qu’elle enseigne les grandes lignes du catéchisme de l’Église catholique sur le sacro-saint « droit » à l’avortement (je ne m’appesantirai pas sur le ridicule de la polémique, bien démontrée par Michel Garroté) prouve l’intolérance fondamentale de la République en régime socialiste. Ce que j’avais appelé « la ligne Buisson de la laïcité », à propos de Vincent Peillon – en référence à Ferdinand Buisson, l’acteur de premier plan de l’expulsion des congrégations religieuses – marche aujourd’hui à plein, et cet épisode n’en est qu’un épiphénomène, car le but de la République socialiste, c’est de s’imposer comme la grande religion nationale, comme le fut, en son temps, le catholicisme :

« [Le but de la morale laïque] est de forger une religion qui soit non seulement, plus religieuse que le catholicisme dominant, mais qui ait davantage de force, de séduction, de persuasion et d’adhésion, que lui. ».

L’éducation a un rôle capital dans le système idéologique socialiste, car l’école est «  un instrument de l’action politique, républicaine et socialiste. ».  Plus encore, l’école est un instrument de la religion laïque dont il se fait le prophète : « c’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin » (citations de Vincent Peillon, La révolution française n’est pas terminée, op. cit., p. 195). Et évidemment, l’école sera le temple de cette nouvelle religion :

« c’est bien une nouvelle naissance, une transusbtantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi »
(Vincent Peillon, La révolution française n’est pas terminée, op. cit., p. 18).

Quel est le but de l’éducation nationale, dans un gouvernement socialiste, sinon de former des futurs électeurs socialistes ? Avec les efforts qui sont fait pour imposer la théorie du Genre, l’égalitarisme, le multiculturalisme destructeur d’identité, l’enseignement des « grands homosexuels de l’histoire », la lutte contre les discriminations et autres stéréotypes de genre, et l’imposition d’une « morale » qui n’est pas seulement laïque, a-religieuse, mais aussi anti-religieuse, on se dit que nos enfants en sauront bientôt davantage sur la contraception, le mariage homosexuel, l’homophobie, le trans-genre et le cannabis, que sur l’histoire de France ou les règles de conjugaison.

En janvier 2013, Vincent Peillon avait produit une circulaire visant « à rester vigilant envers l’enseignement catholique »

La fronde contre l’enseignement catholique est un vieux projet socialiste. 1905, 1984, et, récemment, Vincent Peillon, qui a commencé à s’attaquer aux retraites des enseignants du privé (déjà dévalorisée de quasiment 30% par rapport à celles du public), puis à produire une circulaire qui enjoint les recteurs « à rester vigilant envers l’enseignement catholique » parce que ce dernier s’était prononcé contre le mariage homosexuel. « Rester vigilant envers l’enseignement catholique » veut dire, dans son système, qu’aucune idée ne peut se transmettre en dehors des cadres dogmatiques de la République socialiste.

Vous comprenez pourquoi il n’y a aucune contradiction dans leur esprit de socialiste républicain lorsque Vincent Peillon interdisait à l’école privée de parler du mariage gay alors que Najat Belkacem en faisait l’apologie au collège. Aucune contradiction lorsque la mairie de Paris demande au Rectorat de diligenter une enquête administrative au sein du Lycée catholique Jean Gerson « soumis au respect des devoirs et règles républicains,et faire toute la lumière sur les évènements du lundi 14 avril.» Aucune contradiction, quand cette même mairie socialiste

«  dénonce fermement ces propos qui soumettent les élèves parisiens à une guerre idéologique d’un autre temps.  […] et demeure vigilante quant au respect du droit de chaque adolescente et adolescent d’être informé sur sa sexualité et les moyens de contraception existants, au moyen d’informations validées par les professionnels. ».

Puisque l’enseignement de l’avortement et de la contraception, gratuits et obligatoires, est un devoir républicain, comme le note Michel Janva sur le Salon Beige, il faut traquer ceux qui n’accomplissent pas ce devoir. En d’autres temps, si peu éloignés – et si prochains, on traquait celui qui ne prenait pas sa carte au Parti, ou qui tenait un propos désobligeant envers le gouvernement.

Avec cette conception de la République, nous sommes clairement dans une dialectique néo-marxiste et entièrement religieuse, que la contradiction n’effraie aucunement. Le moment passé (à savoir les traditions, l’histoire de France, les valeurs chrétiennes) doit être annulé par le moment à venir : le monde poli, égalitaire, gay, bi, neutre, avorteur et joyeusement socialiste, délivré enfin du joug de la méchante Eglise catholique et de ses principes désuets. Le bonheur  à portée de bulletin de vote.

 

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Vivien Hoch contre les persécutions de chrétiens

10 jeudi Avr 2014

Posted by Vivien Hoch in Religion

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TV libertés, Vivien Hoch

Passage à TV liberté pour la veillée de soutien aux chrétiens persécutés du 10 avril.

« L’Inquisition » médiatique d’aujourd’hui

09 dimanche Mar 2014

Posted by Vivien Hoch in Religion

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Chronique du 6 mars 2014, sur radio courtoisie 

 

Je vais vous entretenir de l’Inquisition médiatique de l’état PS et de ce cette République organisant l’enracinement populaire, pas dans ses traditions, mais devant sa télévision dans le canapé du salon. Et pas du Salon Beige !

 

Je pars, pour cela, de l’allocution solennelle de Jean-François Copé, que j’ai trouvé très instructive sur plusieurs points. Et notamment dans la première partie, où il a fustigé ce qu’il appelle « l’Inquisition médiatique d’aujourd’hui ». Évidemment, c’est un peu méchant pour notre sainte Inquisition, qui au moins avait des méthodes plus claires…

Évidemment, prosélytisme, lutte contre les hérésies, contrôle étroit des mœurs…

Mais quand saint Thomas d’Aquin pourfendait l’hérésie cathare, ça avait quand même une autre prestance que BHL pourfandant Dieudonné, et on ne compare pas la Somme contre les Gentils avec les clips de Yannick Noah. Il y a une rupture dans la chaine de l’analogie.

Bref, Copé pourfandant les médias avec ses grandes phrases cyniques, j’ai trouvé ça formidable. Vous connaissez mes affinités nauséabondes avec l’UMP, évidemment, c’est mon petit côté ultra – ultra-centriste – que vous connaissez.

Mais quand même ! Ces deux affaires qui tombent sur la figure de l’UMP à trois semaines des elections, c’est un peu fort.

Je vous fait un petit tour des couloirs de l’Inquisition médiatique, qui va parfaitement introduire à nos débats de tout à l’heure.

 

Le ministre de l’information de De Gaulle, Alain Peyrefitte, a eut cette phrase stupéfiante :

« le journal télévisé doit être le journal de tous les français. Il doit être dépolitisé en ne donnant que les faits, les images, les dialogues, sans commentaires… »

Du gaullisme à l’état pur, et faussement pur, bien sûr, puisque ce bon ministre ommettait de préciser que le menu du journal télévisé était servi par un service des liaisons interministérielles… Bref, aucune des grandes crises de la République n’a été couverte par la télévision…

On a du attendre 1982 (loi du 19 juillet) pour avoir le droit à des radios privées ! – et pouvoir avoir le droit d’écouter ma douce voix sur Radio courtoisie, ce qui n’a pas de prix.

Derrière tout ça, la tour de contrôle, la congrégation pour la circulation des dogmes,  le nerf vital et la corne d’abondance :

L’AFP – sachant que les journalistes ne deviennent pour la plupart que des pisses-copies des dépêches de cet OVNI – Objet Voleur Non Intelligent. Une oiriginalité juridique, ni privée, ni publique, où siège les grands clients.

Un comité de surveillance est toutefois présidée par un membre du conseil d’état. Connivence ?

 

Alors, on nous parle de « presse libre » en France : « heureusement que la presse est libre en France », etc. etc. Hollande, qui n’est pas de Gaulle, qui nous disait : « Moi président, je ne ferai pas de procès à la presse »

Retse que sa Gayet et sa Trierweiler, deux personnes pour qui j’ai une envie vomitive intense, les font à sa place. Ou ses sbires, comme Valls – je me suis toujours demandé qui était le sbire de l’autre – entaulent des journalistes accrédités sans sourcillement, donc là-dessus on est bien…

Ou encore, les différentes lois conditionnant la liberté de s’exprimer : 

– Loi Pleven (1972) – « ceux qui provoquent par des moyens de communication à la haine, à la discrimination, etc. »

– Loi Gayssot (1990), qui est une épistémologie inquisitoriale de l’histoire

– Article 625-7 du Code pénal

– Loi Taubira (2001)

– Loi sur la HALDE

 

Alors, que font-ils de ces instruments ?

Si je regarde le viol des foules par la propagande politique, de Tchakhotine, la propagande passe principalement par l’appel au instincts les plus élémentaires, l’instinct de conservation, qui donne, en 2014 :

« la République est attaquée, le vivre-ensemble est menacé, notre modèle social est à sauver»,

et toute une dialectique binaire de bons/méchants dans laquelle on vous enferme : vous n’êtes pas pro-juif, vous êtes antisémite, pas pro-immigration donc fasciste, pas pro-Russe donc pro-atlantiste, etc., etc.

 

Poru cela, il faut des victimes et entretenir la terreur. Ce sont les pyramides de têtes entassées devant Khârezm par Gengis Khan, ou les décapitations industrielles de la révolution française, qui se poursuivent aujourd’hui sous d’autres formes. Ce terrorisme d’état est devenu selectif et s’est perfectionné à mesure qu’il n’est plus nécessaire de tuer pour neutraliser ses opposants. Méfiez-vous de ceux qui peuvent tuer l’âme, etc. vous connaissez la parole de Notre-Seigneur.

Ainsi, tous les soirs, aux pieds du présentateur du 20h, et c’est presque visible, palpable, vous avez donc les vieilles carcasses du Maréchal Pétain, de Charles Maurras, et, un peu plus fraiches, celle Dieudonné, à laquelle s’adjoint ou s’adjoindra celle de Patrick Buisson.

 

C’est Gérard Chaliant, dans son enquête sur la persuasion de masse, qui note que dans les démocraties occidentales,

« dégradée en information-propagande, l’information joue, en mineur, le rôle joué en majeur par la propagande dans les pays totalitaires ».

 

>> Le système s’auto-entretien et se nourrit des opposants qu’il écrase.

Il met en place la dialectique : on se soumet ou on meurt. Et ce que je veux dire, c’est sérieux, c’est qu’on ne doit pas se faire prendre à nouveau dans la dialectique.

La plupart des comités de la grande-presse sont des salauds, évidemment, mais attention : On peut coopérer avec leurs journalistes, sans être un soumi décrié par les amis. On peut créer des médias parallèles, mais sans être grossièrement affiché « contre la grande-presse », décriant une « hollandie marxiste, sodomite et athée », comme le font certains. 

De la mesure ! 

 

 

 

 

 

Les «cathos», forces nauséabondes et antirépublicaines selon le gouvernement français

19 mercredi Fév 2014

Posted by Vivien Hoch in Éditos, Politique, Religion

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édito, Observatoire de la Christianophobie, Vivien Hoch

Édito publié dans l’Observatoire de la Christianophobie du 10 février 2014

 

Noyades_Nantes

En ce moment, tout est matière à vitupérer contre « le retour des ligues d’extrême droite », anti-républicaines et nauséabondes, et contre les « cathos-fachos » qui défilent contre le gouvernement. De déclarations en déclarations, de Manuel Valls à Christiane Taubira, de l’aile gauche de l’UMP à l’aile extrémisante du Front de gauche, journalistes et officines médiatiques de gauche ou d’extrême gauche, tous ont appelé à un « sursaut républicain » contre ces milliers de familles qui manifestaient dans la rue pour leur droit à éduquer librement leurs enfants, contre la propagande de la théorie du genre dans les écoles maternelles et contre la «famillo- phobie» du gouvernement. En bref, pour le gouvernement et ses alliés médiatiques, de simples « cathos réactionnaires », peu ou pas du tout préparés aux grands changements formidables du « progrès ».

Les sanguinaires de la Convention, comme Saint-Just, le savaient déjà, et ils le disaient :

« Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé ».

On me signalait, à propos de cette phrase, que n’importe quel régime politique se définirait ainsi. Mais en pleine Convention, avec les décaptitations industrielles de la Révolution française, cette phrase prend un tout autre sens. On se moque, puis on insulte, puis on détruit ou décapite (symboliquement, puis physiquement), tout ce qui n’est pas dans notre sens.

Qu’en est-il réellement des « valeurs de la République » que nos ministres scandent en permanence ? Ces valeurs peuvent-elles protéger les chrétiens du terrorisme culturel qui sévit à leur encontre ? Que fait la République contre la christianophobie ? Les profanations ? Les destructions ? La situation des chrétiens d’Orient ? Les Femen ? Les propos honteux contre les chrétiens, l’Église ou le Pape ? De simples « provocations inutiles », selon le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Point. Rien d’autre. Aucun « sursaut républicain » ne viendra mettre un terme à cet antichristianisme massif.

Serait-ce que les valeurs républicaines prônées par les socialistes ne peuvent pas cohabiter avec les valeurs chrétiennes en son sein ? C’est une question bien connue, qu’il devint urgent d’aborder…

Jeûner contre le vide – Panégyrique de Béatrice Bourges

29 mercredi Jan 2014

Posted by Vivien Hoch in Religion

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Pour de multiples raisons, pour trop de raisons, en fait, les cœurs sont en colère, et c’est à l’issue du « Jour de colère » de dimanche 26 janvier, que Béatrice Bourges a entammé sa résistance pacifique, sous une nouvelle forme de résistance, où la colère se transforme en sacrifice de soi, contre le soi-même dominant.  

 Jeûner contre le vide – Panégyrique du jeûne de Béatrice Bourges

 

« Aujourd’hui je pars avec mes armes à moi, des armes spirituelles. Le jeûne spirituel, c’est une arme extrêmement puissante », affirme-t-elle au Figaro, à propos de son jeûne. Béatrice Bourges se fait victime sacrificielle, se substitue elle-même au grand Rien qui nous est imposé ; elle vide physiquement son corps pour remplir le vide spirituel de la France. La logique du bouc-émissaire, relevée par René Girard, fonctionne à plein ; mais cette victime-là est volontaire, comme le fut Dieu, lorsqu’il fallut descendre parmi les hommes et se faire cruficier par eux.

 «Non intratur in veritatem, nisi per caritatem – On n’entre pas dans la vérité, sinon par la charité», disait Saint Augustin (Contra Faustum, XXXII, 18, PL 42, 507).Et quelle est la plus grande charité sinon celle de donner sa vie pour ses amis ? L’amitié, le sacrifice, le don de soi, voilà des concepts dévoyés, bafoués ou, pis encore, ignorés. Un monde qui s’oriente sur l’intérêt du soi, ne peut mettre son soi en jeu pour les autres, pour l’autre, pour le monde. Quand à l’amitié, elle n’est plus – l’ami est un alter-ego, un autre soi. Comme, ce soi autre, peut-il être supprimé (avortement), effacé (euthanasie), fabriqué sur commande (GPA, PMA), ou contraint de penser comme soi, sous peine d’être exclu du débat ?

C’est aussi une idée de l’entre-soi qui est mise en jeu. Un pouvoir qui monte les uns contre les autres, qui tranche entre le bien et le mal (entendez, en langage socialiste : le républicain et le non républicain), qui met en œuvre toutes les forces subventionnées de la nation contre ceux qui ne partagent pas son idéologie ne saurait, dans ce pays, reconstituer un espace habitable. La mise en jeu du soi pour les autres, jusqu’à la possibilité de la mort, est alors une des seules et unique réponse possible, inouïe et magnifique.

Ceci pour dire que je soutiens intégralement Béatrice Bourges dans sa démarche superbe, courageuse et ô combien incompréhensible pour un monde qui ne croit plus… en soi. 

Des semaines de révolte pour dire oui à Dieu !

19 dimanche Jan 2014

Posted by Vivien Hoch in Religion

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Entre la fatwa républicaine contre Dieudonné, la soumission médiatique et politique envers le groupuscule terroriste Femen, les mascarades politiques à répétition, le désastre économique et l’ingérence totalitaire de l’État dans les moindres détails de la vie des gens, suis-je le seul à trouver que ce qui se passe dans ce pays est complètement hallucinant et, pire encore, totalitairement ridicule ?  

apocalypse_apocatastase_jugement_dernier

Rassurez-vous !

Rassurez-vous ! Manuel Valls a fait hier un communiqué pour condamner les derniers attentats Femen… Enfin, « condamner »… C’est vite dit. Il estime que ce ne sont que de simples « provocations inutiles »… Serait-ce donc qu’il y a, comme le remarque Daniel Hamiche, des « provocations utiles » contre le christianisme ? Peut-on, sans prendre les français pour des débiles, qualifier de simples provocations inutiles ces profanations attentatoires aux libertés fondamentales ? Peut-on, sans prendre les français pour des demeurés, produire ces communiqués mous, et, dans le même temps, accorder un titre de séjour à Inna Schevchenko, leur chef ?

Rassurez-vous ! Les médias français sont vigilants, prêts à rendre publique toute dérive dans le débat public ! C’est pourquoi Pierre Bergé (#LeMonde), Xavier Niel (#Free) et Pigasse (#HuffingtonPost, l’#Express) viennent de racheter le #NouvelObs ! Et ces trois là, ce n’est pas la Sainte Trinité… Il y a bien des processions amoureuses entre elles, mais pas celles qui relève de l’Esprit-Saint…

Rassurez-vous ! François Hollande rencontrera le Pape François le 24 Janvier. Ou « Quand le Chef des Chrétiens rencontre le Chef des Crétins » ! Facile celle-là… Les deux François se recontreronsle jour de la saint François (de Sales)… Espérons que le saint évêque savoyard, patron des journalistes et des écrivains, introduise les deux François à la Vie dévote et à l’amour de Dieu…

 Le psalmiste dit que

« Tous les rois de la terre se prosterneront devant Lui, Toutes les nations Le serviront. »

Il le dit au futur, n’est-ce pas, parce que vous voyait bien que ce n’est pas vraiment le cas aujourd’hui…. Les nations qui l’ont servi ne le servent plus, et même le desservent aujourd’hui, si jamais Dieu peut être desservi. Car, de fait, tout sert à Dieu. Le chrétien est foncièrement contre l’égalité des droits – on le sait – mais surtout contre l’égalité des droits théologiques:

« Le Non de la créature n’est pas à égalité de droits ni de pouvoir avec le Non à Dieu, étant donné que le Non tire toujours du Oui la vie qu’il a. Le Non n’est jamais intelligible qu’à partir du Oui, non pas l’inverse. »

disait le théologien Karl Rahner.

Leur Non au beau, au vrai et au bien

Je rappelle ceci parce qu’il y a des âmes, ici-bas, qui m’inquiètent profondément. Par exemple, à tout hasard, celles des Femen. Déjà je leur accorde volontiers l’existence d’une âme. Au moins végétative. Ce qui veut dire que leur vie, petit fil tendu entre l’avortement et l’euthanasie, est appelée elle aussi à Dieu. Que leur Non à Dieu, à la civilisation, à la bienséance, au vrai, au beau et au bien, n’est intelligible que parce qu’il y a encore des chrétiens qui ont dit Oui à Dieu, et qui disent encore oui à Dieu. Et qu’à mesure que nous disons Oui à Dieu, nous comprenons d’autant plus pourquoi ce genre de créatures sont déchainées.

On me dit que la manifestation pour la dissolution des Femen que l’AGRIF organise le 8 févrierest une publicité pour elle, que c’est ce qu’elles attendent, et qu’il vaudrait mieux ne rien dire, rester dans sa sacristie à faire des crèpes en attendant qu’elles viennent gentillement vous uriner sur le visage.  Et bien non ! Elles profitent justement de votre non-visibilité, de votre molesse et de votre soumission. Un chrétien réveillé, qui clame sa sainte colère, est un Oui à Dieu qui écrase le Non des Femen tel le serpent sous le pied saint et ô combien délicat de Marie.

La vie théologale est tout l’inverse de ces corps inertes et sans vie, de ces pauvres ères terrorifiés et peureux, qui reculent devant le mal.

Bref, le chrétien est un être vivant, parce qu’il est attaché au Vivant, et la vie théologale est tout l’inverse de ces corps inertes et sans vie, de ces pauvres ères terrorifiés et peureux, qui reculent devant le mal.

@MarchePourLaVie (19 janvier),

@JourDeColere (26 janvier)

@LaManifPourTous (2 février)

La manif pour la dissolution du groupuscule terroriste Femen (8 février)

Bref, on s’engage dans les jours qui viennent attachés au poteau temporel sur un bûcher à double double foyer :

– le feu débordant de la foi, qui engage le chrétien dans le monde de manière brûlante

– et il y a, selon la parole du Père de l’église saint Grégoire de Nysse :

« un feu qui ne purifie pas, mais qui punit éternellement les crimes commis. ».

L’Épiphanie : la Manifestation de Dieu pour tous

05 dimanche Jan 2014

Posted by Vivien Hoch in Religion

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epiphanie

Épiphanie

L’« Épiphanie » (Ἐπιφάνεια) désigne la délivrance de la manifestation ou de l’apparition du Verbe (φαίνω) ; dans la mythologie grecque, le terme a toujours servi à désigner l’apparition du divin aux hommes, ainsi de Zeus, d’Athéna, d’Aphrodite ou encore d’Apollon. Il s’agit maintenant d’une Épiphanie totale et ultime, par et dans le nourrisson Jésus, dans la crèche. Aussi parle-t-on également de théophanie (θεοφάνια) : manifestation, non du divin ou des divinités, mais de Dieu, en totalité et en « chair et en os ».

C’est l’histoire d’un enfant et d’un jour, qui déchire le rideau de l’ancien monde et fait apparaître le nouveau monde. Saint Grégoire de Naziance note que le moment où les mages, guidés par l’étoile, adorèrent le nouveau roi, le Christ, marqua la fin de l’astrologie, parce que désormais les étoiles tournaient selon l’orbite déterminée par le Christ. (Poèmes dogmatiques V, 53-64: PG 37, 428-429.). Le Ciel n’est pas vide, « La vie n’est pas un simple produit des lois et des causalités de la matière, mais, en tout, et en même temps au-dessus de tout, il y a une volonté personnelle, il y a un Esprit qui, en Jésus, s’est révélé comme Amour », commente Benoit XVI dans une des plus extraordinaires encyclique de ces derniers siècles (Spe Salvi, 2007).

Enfin, ce jour change le sens de l’é-change. Ce jour-là, les Rois mages s’approchent du berceau de Jésus, pour lui faire des offrandes : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Cet or, cet encens et cette myrrhe échappent aux taxes et impôts socialistes d’ici-bas, c’est-à-dire aux voleurs et aux mites de ce monde. Selon la tradition, issue de l’auteur de la Légende dorée, rédigée au XIIIe siècle par Jacques de Voragine :

• l’or symbolise la royauté
• l’encens, utilisé pour le culte, symbolise la divinité du Christ
• la myrrhe, qui servait à embaumer les morts, rappelle qu’il est aussi véritablement homme et mortel.

Symboles puissants, à maintenir fermement face au monde : une royauté, tout autre qu’une souveraineté abstraite et idéelle, un culte du divin, de la transcendance et du sacré, à l’envers du culte idôlatrique de soi et des étants, une finitude, rappelant que nous ne sommes ni maitre de nos limites, ni de notre mort.

Une bien belle fête.

Excellente Épiphanie à tous !

Vivien Hoch.

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